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Audrey Ardiet : « La Rose des vents peut désormais accueillir des artistes en résidence »

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Audrey Ardiet

Après plus de quatre ans de travaux de réhabilitation et extension – un projet confié à l’architecte Maria Godlewska –, avec des retards, La Rose des vents, scène nationale de Villeneuve-d’Ascq a rouvert le 6 décembre. Entretien avec sa directrice, Audrey Ardiet.  

Pourquoi ces travaux étaient-ils nécessaires ? 
Le lieu n’était plus aux normes techniques ni environnementales, et la Petite salle était inaccessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). Tout a été démoli sauf l’emblématique cube en béton, dont l’espace scénique est modulable, et la façade décorée de l’œuvre Le Sourire de Nadja. À présent, il y a 436 places (dont 10 PMR) dans la Grande salle, 114 (dont 4 PMR) dans la Petite, une salle de répétition a été construite et le bar optimisé, entre autres. On peut dès lors accueillir des artistes en résidence.

Quel est le budget ? 
Le tout a coûté 20,4 millions d’euros, et chaque partenaire a joué le jeu jusqu’au bout (9,7 millions d’euros de la ville, 4,4 millions de l’État, 3,9 millions de la région, 1,97 millions de la métropole européenne de Lille, et 500 000 euros du département).

Comment avez-vous géré les retards ? 
Le démarrage a été retardé de six mois, jusqu’en juin 2021, mais nous avons ainsi pu préparer  le déménagement. Après le désamiantage, la mise en place du chantier n’a pas été simple. Ma présence quotidienne m’a permis d’être au courant de chaque aléa, donc j’ai pu anticiper et adapter la date de réouverture. En décembre 2024, j’ai décidé de la décaler en décembre 2025, au lieu d’octobre comme prévu.

Comment avez-vous organisé vos saisons hors les murs ? 
Ce fut au cas par cas. Avec les théâtres municipaux, nous établissions une convention de mise à disposition de leur salle pour accueillir nos spectacles. Avec les lieux labellisés, il s’agissait de coréalisations – avec le Théâtre du Nord, Le Grand Bleu pour les spectacles jeune public, Le Prato pour le cirque, le Grand Mix pour la musique. Tout s’est fait avec facilité et hospitalité. Nous avons pu croiser nos publics et déjà penser à de futurs projets en commun.

Comment se passe la réintégration du lieu ?
Nous, l’équipe, n’avons pas de marge entre la réinstallation et la réouverture, mais c’est excitant ! Quant à l’intégration de la saison, l’idée est d’abord de familiariser le public avec les nouvelles configurations. Pour les fêtes de réouverture, on organise un bal dans la Grande salle, puis un concert participatif. Ensuite, on accueille I’m deranged (Mina Kavani) dans la Petite salle, suivi d’un concert dans le bar. En janvier, la Grande salle accueille la création de la Cie Nova (après une résidence), puis Bal clandestin (Cie Chatha) intégrant 30 amateurs. Je ne programme pas tout de suite de « gros » spectacles dans cette salle-là, le temps de s’en emparer.

Y a-t-il besoin de plus de personnel technique ? 
En effet. Pour la période nomade, le directeur technique et le régisseur arrivaient à s’organiser. Mais là, il nous faut deux autres personnes, dont une a été tout juste recrutée. 

Propos recueillis par Hanna Laborde

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°594

Crédit photo : D. R.

Vie syndicale : Claire Guièze et Joris Mathieu reconduit à l’unanimité à la tête du Syndeac

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Claire Guièze et Joris Mathieu

Les deux coprésidents du Syndeac ont été réélus par les membres du conseil national à l’unanimité lors de l’assemblée générale du 1er décembre.

Claire Guièze et Joris Mathieu débutent ainsi un nouveau mandat de trois ans avec la « confiance pleine et entière » du conseil national, et ce, « dans un contexte où les enjeux sociaux, politiques et économiques appellent un renforcement clair et déterminé de l’action syndicale ». Pour Joris Mathieu, « ce nouveau mandat triennal sera marqué par des échéances électorales déterminantes pour notre secteur, pour l’ensemble des services publics et même pour notre démocratie. Pour faire face à ces échéances, nous aurons besoin de la force unitaire de notre collectif et plus largement encore de la mobilisation de l’ensemble des directions et des salarié.e.s de notre service public » (LinkedIn, le 4 décembre).

Un nouveau conseil national
C’est donc « un signal fort », insiste le syndicat qui présentera ses grands axes d’action mi-janvier 2026 « afin d’accompagner au mieux un secteur en profonde mutation ». Cette assemblée générale a aussi été l’occasion d’élire un nouveau conseil national représentatif (équipes artistiques, lieux labellisés, festivals, bureaux de production et structures de toutes tailles). 
Au conseil national, on trouve 13 binômes élus dans les régions entre le 6 octobre et le 14 novembre dernier. Le nouveau bureau du Syndeac sera lui élu le 15 décembre.
« C’est avec la conviction que la représentation et l’incarnation de notre force syndicale devaient évoluer que nous avons souhaité affirmer, dès notre prise de poste, le modèle de la coprésidence paritaire : Femme/Homme, Lieu/Artiste », écrivaient les coprésidents dans leur profession de foi. « Par souci que nos décisions soient les plus représentatives possibles de la diversité des structures adhérentes. »  

Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°594

Crédit photo : D. R.

Marseille : Actoral tient son propre théâtre

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Actoral

L’association Actoral, qui organise le festival du même nom à Marseille, a acquis le théâtre Daki Ling, situé rue d’Aubagne, en centre-ville, pour un montant d’un demi-million d’euros.

Ce théâtre de 400 m2, autrefois axé sur le clown et le cirque, dispose d’une scène de 8 mètres d’ouverture et d’un peu plus en profondeur, il peut accueillir 200 spectateurs. Le lieu est plus petit que Montévidéo, dont avaient été expulsés Actoral et la compagnie Diphtong (La Lettre du Spectacle, le 26 janvier 2024), tous deux dirigés par Hubert Colas. Ce dernier livre : « Actoral a emprunté 430 000 euros auprès des banques, auxquelles nous avons apporté des garanties, comme notre bonne gestion de Montévidéo ou le fait que Diphtong versera un loyer à Actoral. Nous avions contacté les collectivités partenaires, lesquelles nous avaient donné un avis favorable. » 

La situation financière d’Actoral est dans un équilibre précaire, accentué par le retrait cette année de 30 000 euros de la direction régionale des affaires culturelles, justifié par le fait que l’association n’avait plus de loyer à régler. Actoral s’était installé à la Cômerie, un ancien établissement religieux géré par Yes We Camp. Mais l’hébergement d’artistes n’y est plus possible pour des questions de normes. 

La Ville de Marseille, propriétaire des murs, devrait redistribuer ses espaces l’an prochain, Actoral jouirait du dernier étage pour des résidences et un peu de diffusion. L’ancien Daki Ling sera lui aussi un lieu de résidences artistiques. Avant cela, il nécessite quelques travaux de rénovation, faisant appel à un financement participatif. 

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°594

Légende photo : L’association a acquis le théâtre Daki Ling, situé rue d’Aubagne à Marseille.

Crédit photo : D. R.

Financements privés, quelles avancées, quels écueils ?

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Léa Massé

Si le mécénat permet de s’ouvrir à d’autres acteurs du territoire,  une telle démarche apparaît chronophage et requiert de l’inventivité.   

Confrontés à une diminution des subventions, les lieux et les festivals n’ont d’autre choix que de  dégager des recettes propres.  Outre se tourner vers le mécénat, certains s’adressent désormais à des fondations, ou répondent à des appels à projets. Tel est le cas de La Garance, scène nationale de Cavaillon (Vaucluse), qui tout en s’appuyant sur sa « Compagnie des mécènes », constituée en 2014, a décidé, sous l’impulsion de sa directrice depuis quatre ans, Chloé Tournier, d’explorer cette nouvelle voie. Aujourd’hui, les soutiens apportés par la Fondation de France et par le fonds de dotation Chœur à l’ouvrage lui permettent de financer deux projets d’action culturelle  en lien avec la jeunesse : « Bach Nord », qui rassemble des jeunes issus de quartiers prioritaires, et  « La Bande du futur », un comité de programmation réunissant des adolescents âgés de 12 à 17 ans. 

Collaborer hors de la sphère culturelle 
Plus difficile s’avère l’obtention de fonds pour le festival Confit ! (créé en 2022), qui associe la culture  et la gastronomie. C’est en mettant en œuvre le projet de recherche-action « A Tavola » (sur les pratiques culinaires futures), en partenariat avec l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), que La Garance a pu recevoir des financements émanant du programme Érable, piloté par le ministère de la Transition écologique. Bien qu’il s’agisse donc de fonds publics, cette démarche mobilise 25 agriculteurs du territoire. « Le fait de devoir obtenir des moyens supplémentaires nous oblige à collaborer avec d’autres acteurs, pas forcément culturels, et à élaborer des récits  communs, ce que je juge très intéressant », souligne  Léa Massé, chargée du développement du mécénat à La Garance. 

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Léa Massé, chargée du développement  du mécénat à La Garance,  scène nationale de Cavaillon

Crédit photo : Christelle Calmettes

Pourquoi il nous faut préserver les financements publics

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Daniel Urrutiaguer

Le basculement vers une économie semi-privée ferait peser des menaces, notamment sur la diversité de la création et l’accessibilité de tous à la culture.

Reposant sur une promesse d’égalité formulée à la Libération, les politiques culturelles ont placé au cœur la démocratisation de la culture, à laquelle s’est ajoutée plus récemment la notion de démocratie. Au fil du temps, ce modèle a révélé des fragilités et des limites, au point de se voir aujourd’hui remis en cause. « Il l’est soit pour des motifs économiques, explique Philippe Teillet, maître de conférences en sciences politiques à l’institut d’études politiques (IEP) de Grenoble, soit par ceux qui jugent que l’enjeu fondamental n’est pas l’égalité, mais la liberté. » Ainsi, plutôt que d’essayer de repenser les politiques, certains prônent l’abandon de ce qui a été accompli. 

Or, même si, rappelle Daniel Urrutiaguer, professeur d’économie et d’esthétique du théâtre à l’université Sorbonne Nouvelle, « l’hybridation entre une logique publique et une logique marchande existe déjà, des ressources propres venant compléter des subventions de fonctionnement », nombre de fondements du secteur perdurent grâce à l’implication de l’État et des collectivités territoriales. À commencer par le régime de l’intermittence, pivot du spectacle vivant, subventionné comme privé. Avant l’entrée dans la carrière se pose la question de la formation initiale, assurée en partie par le réseau de l’enseignement supérieur de la culture, riche de nombreuses écoles.

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Daniel Urrutiaguer, professeur d’économie  et d’esthétique du théâtre  à l’université Sorbonne Nouvelle  

Crédit photo : D. R.

Comment mieux inciter aux mobilités douces ?

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véloparade

L’intention est partagée par de nombreux organisateurs d’événements. Pourtant, comment réellement bouger  les lignes ? Tour d’horizon des bonnes pratiques  en matière d’actions incitatives, de communication, mais aussi de mesures coercitives.  

Le diagnostic mené par  Sociotopie en 2023, dans  le cadre du programme Festivals en mouvement, s’appuie sur une cinquantaine d’événements volontaires. Il révèle que 59,2 % des festivaliers y sont venus en voiture, 13,7 % en train, 7,6 % à pied, 3,5 % en covoiturage et 3,1 % à vélo. L’étude relève par ailleurs que le choix de mobilité est principalement opéré par praticité, manque d’autre choix ou souci de rapidité. Le poids  de l’habitude et des représentations sociales est également pointé. Dans le viseur : les déplacements en voiture thermique, qui constituent 70 % du  bilan carbone de ces événements ! Mais comment bifurquer ?

Accompagner la venue à vélo
À Saint-Brieuc, le festival Art Rock mise sur l’incitation au vélo. Bien qu’ayant lieu en centre-ville, son public s’y rend principalement en voiture, « notamment 87 % des personnes venant de l’agglomération alors que cela n’est parfois pas si loin, de l’ordre de quinze à vingt minutes à vélo », explique Carole Meyer, sa directrice. Chaque année, le festival ajoute de nouvelles mesures pour faciliter la venue à vélo, parmi lesquelles un parking à vélo qui triple entre 2019 et 2025, affichant complet chaque soir. Le festival organise également, depuis 2022, une « véloparade ». L’événement festif et artistique – ayant rassemblé cette année 300 personnes – se veut « une façon détournée d’apporter un autre regard sur les mobilités ». 

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Par Julie Haméon

Légende photo : La « véloparade » du festival Art Rock contribue à changer le regard des publics  sur ce mode de transport doux.

Crédit photo : Gwendal Le Flem

Les seniors, un public à choyer

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Dominique Bluzet

Les spectateurs les plus âgés constituent un public nombreux, mais avec  des habitudes et des contraintes que les établissements doivent prendre en compte.   

C’est un public fidèle, qui a souvent du temps, de l’argent… et des  exigences. Dans leur volonté de diversifier  et de rajeunir leurs spectateurs, certaines salles de spectacle peuvent délaisser ce public, souvent considéré comme acquis et peu pris en compte par les politiques culturelles. En matière de gestion de la relation client (CRM), ils sont difficiles à identifier, faute de date de naissance renseignée lors des achats ou faute de tarif spécifique. L’Opéra de Toulon pratique un tarif pour les moins de 30 ans, mais pas pour les seniors. « Mais on les voit parmi nos publics. Ce sont des fidèles, nous essayons donc de les chouchouter », explique Valérie Caranta, directrice  de la communication et des publics.  

Isabelle-Anne Person, directrice des publics au Théâtre des Champs- Élysées, expose : « La moyenne d’âge  est de 63 ans, ce qui n’est pas si élevé,  mais les personnes de plus de 70 ans sont surreprésentées dans notre établissement par rapport au reste de la population. Ce public apprécie d’être connu et reconnu. Ce n’est pas un spectateur lambda, il veut se sentir comme à la maison. Je demande au personnel d’accueil et de contrôle d’être très attentif. Certains les connaissent et discutent avec eux. » C’est pourquoi l’établissement ne fait pas appel à des prestataires extérieurs, les personnels sont permanents et connaissent  parfaitement le lieu, son public et la programmation.

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Par Nicolas Ambre

Légende photo : Dominique Bluzet, directeur du Grand Théâtre de Provence, face aux seniors  et leurs accompagnants

Crédit photo : D. R.

Monter un projet transfrontalier

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Stéphane Segreto-Aguilar

Profitable à plus d’un titre pour affermir ses pratiques professionnelles, une telle démarche requiert l’élaboration d’une stratégie et s’avère complexe  en matière d’ingénierie.  

Certaines compagnies et lieux de diffusion établis dans une région limitrophe d’un pays étranger souhaitent, à un moment donné de leur  parcours ou du développement de  leur ligne artistique, profiter de cette  opportunité pour monter un projet transfrontalier. Celui-ci peut être de dimension et de nature différentes, mais doit toujours être conçu dans l’optique d’une coopération (faire circuler des savoirs, des idées, des œuvres, etc.) et relever de l’expérimentation. Ainsi, penser que l’on va pallier une difficulté à créer ou à diffuser sur son territoire en s’inscrivant dans une logique transfrontalière est illusoire, et ne saurait constituer un objectif en soi.   

La stratégie 
La première étape consiste donc à définir une stratégie : pourquoi élaborer un tel projet, avec qui, et pour quels  attendus ? « Il s’agit avant tout de partir d’une problématique que l’on essayera  de faire basculer vers un autre état de  l’art », explique Stéphane Segreto-Aguilar, directeur du Relais culture Europe. Ce sera, par exemple, enrichir ses compétences ou les transmettre à de jeunes générations, se confronter  à d’autres publics que ceux que l’on  côtoie habituellement, soutenir des créateurs émergents, ou encore faciliter la circulation des artistes dans un espace où elle est entravée. 

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Stéphane Segreto-Aguilar, directeur du Relais culture Europe 

Crédit photo : Jaycee Chaumet

La nouvelle convention « culture et santé »

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projet Momentum

Un dispositif désormais renforcé peut vous accompagner dans les projets que vous souhaitez monter avec des structures de soins.  

Le 21 juillet dernier, le ministère de la Culture et le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles signaient une nouvelle convention interministérielle « culture et santé », ouvrant de nouvelles perspectives à ce partenariat  institué dans une première convention voici vingt-cinq ans. À travers ce nouvel outil, les ministères signataires entendent s’adresser à l’ensemble des  écosystèmes du soin et de l’accompagnement : personnes malades, âgées ou en situation de handicap, mais aussi familles, aidants et soignants. En effet, le champ de la convention se trouve très largement élargi. 

« La première convention de 1999 concernait uniquement les établissements hospitaliers, celle de 2010 s’ouvrait, à titre expérimental, aux établissements médico-sociaux. Cette nouvelle convention confirme pleinement la prise en compte du champ du handicap et du médicosocial », explique-t-on au ministère de la Culture, contacté par La Scène. Dès lors, il sera désormais possible de conduire des projets « avec de nouveaux acteurs, notamment de  la prévention, et de nouveaux publics,  notamment les personnes qui bénéficient du maintien à domicile ». La convention signée cet été « insiste sur la territorialisation », veillant à associer davantage les collectivités territoriales, « notamment les départements, au titre de leurs compétences sociales ». 

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Avec le projet Momentum, des artistes  ont pu travailler avec les pensionnaires d’un Ephad.

Crédit photo : D. R.

Festivals : enfin un lieu à soi

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Musicalarue

Certains organisateurs de festivals gèrent des lieux permanents : une activité complémentaire avec des possibilités de développement culturel ou de diversification.   

Une salle de spectacle de 500 places dans un village de 700 âmes ? Les Cigales ont été inaugurées en 2015 à Luxey, dans les Landes, entre Bordeaux et Mont-de-Marsan. Chaque été, le bourg reçoit plus de 15 000 visiteurs par jour qui viennent assister au festival Musicalarue. La manifestation gère Les  Cigales via une délégation de service public de dix années. Pourquoi un festival s’est-il lancé dans cette aventure ? François Garrain, président de l’association Musicalarue, répond : « Ce lieu permet de pérenniser notre activité et  notre structure. C’est un lieu de vie pour les salariés du festival, un outil de travail pour de l’accompagnement artistique et de la diffusion. Quant à la jauge, elle n’est jamais idéale : trop petite pour des artistes reconnus, trop grande pour de la découverte. » 

Avec l’inauguration de ce lieu, l’équipe salariée de l’association est passée de 3,5 à 9 équivalents temps plein. S’est alors posée la question du fléchage de leurs actions et des moyens. Les permanents consacrent environ la moitié de leur temps aux Cigales et aux  actions à l’année. Les subventions sont également fléchées, certaines sont spécifiquement destinées au lieu (devenu siège social de l’association), comme celles de la commune ou de la communauté de communes Cœur Haute Lande, propriétaire du bâtiment.

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Par Nicolas Dambre

Légende photo : Dans les Landes, Les Cigales est un lieu de diffusion géré par le festival Musicalarue.

Crédit photo : Musicalarue