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Catering : 6 bonnes adresses

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What Else Catering

Selon la manifestation que l’on organise, les exigences de l’équipe et des artistes mais aussi son budget, tel prestataire sera plus indiqué qu’un autre. 

Lors d’un festival ou d’une tournée, les repas constituent pour les équipes organisatrices, les techniciens et les artistes, un moment de détente et de partage très attendus. Outre la qualité, la diversité des plats proposés contribue également à un catering réussi. C’est pourquoi les prestataires s’attachent à renouveler leur offre, mais aussi à répondre aux demandes des convives qui optent pour un régime particulier (végétarien, végan, sans gluten…). Une autre tendance forte observée depuis plusieurs années déjà a trait à la démarche écoresponsable adoptée par une large majorité de professionnels : produits issus de l’agriculture biologique, achats auprès de producteurs locaux, utilisation de vaisselle recyclable et participation au tri sélectif des déchets. Si ces pratiques respectueuses de l’environnement sont appréciables (notamment afin de réduire le bilan carbone d’un événement), d’autres paramètres sont au moins aussi essentiels à considérer : la réactivité du prestataire (intervention en urgence, augmentation imprévue du nombre de repas…), son autonomie en matériel et personnels et sa capacité d’adaptation aux contraintes d’un lieu et/ou au planning horaire des artistes. Sans oublier les tarifs, certains prestataires acceptant de les moduler en fonction des budgets.   

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : What Else Catering assure depuis 22 ans le catering de La Fiesta des Suds. 

Crédit photo : D. R.

Tourner la page de la Covid sans l’oublier

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Élodie Bonnet-Roger

Les établissements culturels modifient leurs habitudes de communication. Mais, pour le message, la tendance n’est plus à parler de la crise dans laquelle s’est retrouvé le secteur.

En mars 2020, au début de la crise du Covid-19, le mot d’ordre était de ne plus faire comme avant. Puis sont arrivés les programmes de saison 2020-2021, peu ou prou comme avant et très vite devenus obsolètes. Aujourd’hui, la crise a donné des envies de changement dans la manière de communiquer à de nombreuses équipes. Pour certains, le tournant est radical, lié à une nouvelle direction ; pour d’autres, le mouvement reste fluide par peur de perturber les habitudes du public.
A l’Equinoxe, scène nationale de Châteauroux (36), l’équipe a opté pour conserver une brochure de saison, accompagnée d’un programme plus léger en format poche et d’un programme de saison jeune public. « La structure a préféré ne pas procéder à des changements majeurs, comme du côté de la politique d’abonnements, conservée mais plus souple qu’avant la crise. Nous nous sommes rendu compte que la crise de la Covid-19 a accéléré les changements dans les comportements du public, mais nous ne voulons pas non plus le brusquer », affirme Élodie Bonnet-Roger, secrétaire générale. 

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Élodie Bonnet-Roger, secrétaire générale de l’Equinoxe, scène nationale de Châteauroux 

Crédit photo : D. R.

Comment voient-ils leur métier ?

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Lisa Dulin

À 25 ans, ils se livrent sur leur parcours, leurs premiers pas, leurs doutes et leurs espérances.

Lisa Dulin - Assistante productions déléguées et tournées au Centquatre - Paris 
« Ce qui me porte, c’est l’idée de la démocratisation culturelle » 
« J’ai d’abord commencé par une année de droit, puis deux en prépa littéraire qui devait me mener vers les formations en Sciences-Po. J’ai finalement suivi un master en gestion des arts et de la culture à l’université Paris I - Sorbonne. En stage, j’ai eu la chance de travailler dans les compagnies des chorégraphes Joanne Leighton et Jann Gallois, déjà sur des postes en production. Un vrai bonheur pour moi qui ai commencé la danse à 4 ans. Après un nouveau stage au Théâtre de la Ville, j’ai été embauchée en CDD cette saison au Centquatre. Ce qui me porte, c’est l’idée de la démocratisation culturelle, la promesse d’un accès à la culture pour un maximum de personnes. J’ai passé mon enfance dans les Ardennes, je sais ce que c’est que d’être éloignée de la culture. C’est pourquoi il est important pour moi que la structure dans laquelle je travaille ait vraiment une politique tarifaire adaptée et engagée. C’est non négociable. On dit souvent que l’on fait un métier passion, mais il faut s’en méfier. »

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Propos recueillis par Cyrille Planson

Légende photo : Lisa Dulin

Crédit photo : Julien Pebrel

Concerts test, pourquoi un tel retard ?

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AccorHotels Arena

Face à une profession pourtant fortement mobilisée, plus de six mois ont été nécessaire pour organiser un seul concert test, à Paris. Une improbable débâcle politico-administrative alors qu’ailleurs en Europe, depuis l’été 2020, les expériences se multipliaient.

Longeant la fosse, Roselyne Bachelot lève le pouce aux premiers rangs des 5 000 spectateurs présents à l’AccorHotels Arena de Paris-Bercy ce samedi 29 mai. Olivier Véran fend même la foule en chemise, quand le parterre prend des airs de dancefloor. En tribune, pas d’Emmanuel Macron finalement, « pour des raisons d’agenda », mais des conseillers de l’Élysée et de Matignon. « La jubilation du public faisait plaisir à voir ! » écrira la ministre de la Culture après 45 minutes d’Étienne de Crécy et 1h45 d’Indochine. Le terme, dans une France tout à son déconfinement, d’une improbable débâcle politico- administrative de six mois qui a mis à terre les projets de Marseille (13), Saint-Étienne (42), Saint-Malo (35) et Montpellier (34). « Il fallait ainsi que le moment de l’expérimentation soit compatible avec l’intensité de circulation du virus et des variants », assume-t-on aujourd’hui rue de Valois. « Vous croyez qu’on l’aurait organisé en mars ? L’essentiel, c’est que ça a eu lieu et bien lieu, car pour l’instant, il n’y a pas de reprise des concerts debout », renchérit Malika Séguineau, directrice générale du Prodiss (Syndicat national du spectacle musical et de variété), co-porteur de l'événement parisien.

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Par Thibault Dumas

Légende photo : Le 29 mai, 5 000 personnes étaient réunies à l’AccorHotels Arena pour le concert d’Indochine.  

Crédit photo : D. R.

La classe pour se réinventer

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Sonia Kéchichian

Des créations jeune public ont été revues pour la salle de classe. Si ces dispositifs sont un vrai plus pour aller au contact du public, ils ne doivent pas devenir un modèle unique d’adresse à la jeunesse.

Les classes étant restées ouvertes pendant la majeure partie de l’année scolaire, les artistes ont pu s’y rendre pour créer, faire de la médiation, et y jouer aussi. Certaines structures culturelles ont anticipé dès le début de la crise de Covid-19 les difficultés à faire venir le public scolaire dans leurs salles et ont proposé une saison jeune public entièrement en classe, comme à Carré-Colonnes, scène nationale de Saint-Médard-en-Jalles et Blanquefort (33). Sur les huit spectacles proposés, de la maternelle au lycée, certains ont été conçus pour être joués dans les classes, d’autres ont été adaptés par leur créateur. Le Théâtre d’Angoulême (16) a également réinventé sa saison avec des adaptations de spectacles pour la classe. « Dès la fin de la saison dernière, nous avons commencé à réfléchir, avec les artistes, à des formes alternatives dans les classes, pour le cas où nous ne pourrions pas rouvrir le théâtre, remarque Sonia Kéchichian, directrice de la scène nationale. Nous en avons parlé avec le chorégraphe Thomas Le Brun, dont nous présentions un spectacle jeune public à l’automne. Quand le deuxième confinement a été annoncé, son équipe était prête et elle a pu jouer dans les écoles, pour une classe à chaque fois. »

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Sonia Kéchichian, directrice du Théâtre d’Angoulême

Crédit photo : Loïc Déquier

Intermittence : des trous dans la raquette

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Denis Gravouil

La prolongation de quatre mois de l’année blanche avec des mesures d’accompagnement ne pourra empêcher une baisse des revenus des artistes et techniciens du spectacle.

Missionné par les ministres du Travail et de la Culture, André Gauron, expert à la Cour des comptes, a rendu public fin avril 2021 son rapport diagnostic sur « l’année blanche » qui a bénéficié aux artistes et techniciens du spectacle. Il souligne qu’elle « a permis de limiter les effets de la crise sur les revenus des intermittents allocataires de l’assurance chômage en réduisant le nombre de sorties du régime d’indemnisation ». Au 31 décembre 2020, note la mission, « 37 % des 95 568 intermittents dont les droits auraient été réétudiés sans l’année blanche avant cette date n’avaient pas rassemblé les 507 heures nécessaires à leur réadmission ». Mais les situations sont très différentes selon les secteurs et les professions. Un mois avant le rapport Gauron, l’Unedic publiait une étude sur l’impact de la crise sanitaire sur l’emploi des intermittents du spectacle en 2020. L’activité dans le spectacle vivant avait baissé de 41% par rapport à l’année précédente. Les professions techniques de la lumière, de l’éclairage, du plateau et de la machinerie ont été les plus touchées, leur activité a été divisée par deux. 

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Par Nicolas Dambre

Légende photo : Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle

Crédit photo : Marie-Pierre Moinet

Aides Covid : l’heure des premiers bilans

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Vincent Moisselin

Le secteur du spectacle vivant se félicite des aides, même si la longue fermeture au public des établissements culturels reste incompréhensible à beaucoup d’acteurs du secteur.

Difficile de dresser un panorama exhaustif des aides ayant permis de soutenir le secteur culturel tant les programmes ont été nombreux. Les plus connus émanent du ministère de la Culture, de Régions ou de grandes villes. Les plus confidentiels sont l’œuvre de villes moyennes ou de départements pour soutenir les acteurs culturels de leur territoire. On ne reviendra pas ici sur les aides générales aux entreprises (fonds de solidarité, exonérations de cotisations, prise en charge de l’activité partielle) dont ont pu bénéficier les entreprises culturelles. Ni sur l’année blanche pour les intermittents, devant initialement prendre fin au 31 août et prolongée jusqu’à la fin décembre. Premières à être annoncées, les aides de l’état ont été régulièrement renouvelées, pour répondre aux conséquences économiques de la fermeture des établissements culturels. Début juin, Roselyne Bachelot annonçait dans Le Monde : « [Au total] 12,4 milliards d’euros d’aides ont été consacrés au secteur. » à l’été dernier, les mesures de sauvegarde s’élevaient à 66 millions d’euros pour les entre­prises de spectacle vivant musical et théâtral (répartis entre le Centre national de la musique (CNM) et l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP)).

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Vincent Moisselin, directeur du Syndeac

Crédit photo : D. R.

Avignon : une édition sans pareille

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Emilie Audren

Malgré les contraintes qui demeurent, professionnels et grand public sont attendus de pied ferme dans la cité des Papes. La vie reprend, les enjeux sont toujours aussi forts.

Avec 1 070 spectacles programmés contre 1 592 en 2019, le Festival d’Avignon retrouve une configuration qui était la sienne voici plus de dix ans. En 2010, on dénombrait 1 077 spectacles avant une croissance folle et ininterrompue dans les années qui ont suivi. 116 lieux sont inscrits auprès d’Avignon AF&C, pour 139 lieux comptabilisés lors de la dernière édition, en 2019. L’adaptation a été nécessaire pour tous de manière à se conformer aux exigences du protocole sanitaire transmis mi-mai par la Direction générale de la création artistique (DGCA) à AF&C, qui s’est chargée de le faire parvenir aux différents lieux. Parmi ceux-ci, la nécessité d’aérer et de désinfecter les salles entre chaque représentation. Avec pour conséquence une réduction mathématique du nombre de créneaux disponibles dans une journée, même si certains ont fait le choix de débuter plus tôt la journée du festivalier. Des 8 créneaux possibles dans les salles où les enchaînements sont les plus « tendus », on est souvent passé à 5 ou 6 sur la journée. Certaines compagnies se sont désistées au vu des conditions proposées cette année, de l’incertitude liée à la fréquentation, notamment professionnelle, et du risque financier encore accru pour des équipes déjà bien secouées par la crise.

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Emilie Audren, directrice déléguée de la Manufacture

Crédit photo : D. R.

Les régies directes en souffrance

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Aline Sam-Giao

Les salles ayant le statut de régie directe n’ont pas été éligibles aux dispositifs d’aides de l’état durant la crise sanitaire. 

« Le déficit de l’Auditorium de Lyon se chiffre à 1,8 M€ en 2020 et plus d’un million en 2021 » calcule sa directrice Aline Sam-Giao. Une fois tous les contrats prévus honorés malgré les deux temps de fermeture et le « manque à gagner » de la billetterie qui représente 30% de son budget, les comptes sont dans le rouge. Les 300 000 € d’aide, dont une très large partie émane du CNM, ne permettent pas de redresser la barre. Pas d’exonération de charges ni de chômage partiel pour ces structures en régie directe. Dont acte. Mais la directrice en appelle à l’état sans être entendue jusque-là. « Je pense que la doctrine du quoi qu’il en coûte a changé. » Et ce qu’elle pointe en premier lieu est la « rupture d’égalité » avec d’autres lieux aux missions similaires mais aux statuts différents alors que l’Auditorium de Lyon (69) a un label national. Pour l’instant, le déficit de 2020 a été absorbé par les réserves propres dédiées à l’artistique de cet établissement, mais l’argent manquant de 2021 entraîne une prudence quant à la nouvelle saison : pas moins ambitieuse, elle est répartie de sorte que de septembre à décembre il y ait des productions équilibrées.

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Par Nadja Pobel

Légende photo : Aline Sam-Giao, directrice de l’Auditorium de Lyon

Crédit photo : Ava du Parc

Copie privée : partie de poker autour des appareils reconditionnés

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week-end créatif de l’Adami

La filière culturelle n’a pas attendu l’examen, le 10 juin, à l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique. Celle-ci recèle l’enjeu de l’exonération de copie privée pour les téléphones mobiles reconditionnés. Des abattements applicables aux appareils et tablettes de ce type ont été votés le 1er juin par la Commission pour la rémunération de la copie privée. Les ponctions seront de 40 % inférieures à celles pratiquées sur les appareils neufs (- 35 % pour les tablettes). Le monde de la culture a engagé une partie de cartes avec un acteur qui ne cesse de prendre du poids. « Le taux de pénétration du reconditionné est passé de 10 % il y a peu à 15 % et atteindra rapidement les 30 à 40 % », souligne Jean-Noël Tronc, directeur de la Sacem. Les « reconditionneurs » peuvent de plus se prévaloir d’une double aura positive : sociale et écologique. Capables de jouer le va-tout de l’économie sociale et solidaire à travers Emmaüs Connect comme celui du « vert », le principe du reconditionnement se coulant dans l’économie circulaire.

La culture, elle, défend son 1,3 million d’emplois et ses revenus. « 12 000 artistes ont bénéficié d’aides d’urgence dans le cadre de la crise sanitaire », souligne la comédienne Anne Bouvier, présidente de l’Adami. « Dans la mosaïque de droits des artistes, 75 % de ce qui provient de la copie privée constitue pour les artistes un revenu, tout simplement. » Bruno Boutleux, président de Copie France, directeur de l’Adami, signale que « 64 % des festivals de musique sont financés grâce à la copie privée. Celle-ci peut occuper jusqu’à 7 euros sur le prix d’un billet ». La filière du spectacle vivant est structurée par les aides des sociétés de gestion, que l’État aurait bien du mal à compenser. On comprend donc que le maintien des appareils reconditionnés dans la copie privée bénéficie du soutien politique du Premier ministre (le gouvernement a pesé pour la mise en place de l’étude qui a abouti à de nouveaux barèmes), de Jack Lang et de l’actuelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot.

Nicolas Mollé

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°496

Légende photo : Un week-end créatif de l’Adami à la Gaîté lyrique, à Paris, en 2019

Crédit photo : Quentin Chevrier