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Préserver les liens avec sa communauté

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Émilie Tisserand

Avec deux années sans édition, beaucoup de festivals ont maintenu une communication différente avec leurs fidèles.

Le 14 avril 2020, le festival Garorock annonce l’annulation de son édition prévue fin juin à Marmande (Lot-et-Garonne). Commence alors une communication de crise autour du remboursement ou du report des billets achetés. « Nos festivaliers ont 21,5 ans de moyenne d’âge, ils sont donc très présents sur les réseaux sociaux. Il fallait s’y exprimer tout de suite et avec précision car tout peut vite circuler par ce canal de communication », livre Émilie Tisserand, responsable marketing et promotion de l’événement. Après cette communication dans l’urgence, les festivals ont dû maintenir le lien avec leurs communautés afin qu’elles ne les oublient pas. D’autant qu’après des concerts de Feder, Mezerg, Bon Entendeur et Biga Ranx, organisés mi-septembre devant 3 500 spectateurs masqués et distanciés, Garorock annule à nouveau son édition 2021, comme bien d’autres festivals. « Il a fallu trouver des façons de rebondir et de rester présents dans les esprits. Garder le lien avec ceux qui souhaitaient venir et conquérir de nouveaux publics », note Émilie Tisserand.

Un festival en numérique, Garorock Experience, est organisé et diffusé en streaming le 25 juin. L’audience n’est pas énorme, la réouverture des bars ayant peut-être éclipsé l’événement. Fin octobre, la manifestation est l’une des premières à reprendre la parole sur les réseaux sociaux pour communiquer sur sa programmation de 2022.

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Par Nicolas Dambre

Légende photo : Émilie Tisserand, responsable marketing et promotion du festival Garorock

Crédit photo : D. R.

Emergence : atouts et faiblesses des festivals

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Mathias Zakhar

Les festivals de jeune création se multiplient. Ils offrent une visibilité aux jeunes compagnies mais ne doivent pas masquer les besoins en accompagnement.

Depuis de nombreuses années, les festivals dédiés à la jeune création se développent. L’un des plus anciens est le festival Impatience, dont la 13e édition se déroulait du 4 au 16 décembre. Sa particularité est la tenue d’un jury professionnel qui remet un prix. Deux autres sont remis, l’un par des lycéens, l’autre par le public. Si la sélection au festival Impatience est un gage de qualité des spectacles, la présence de prix est à double tranchant, ce fonctionnement pouvant induire un aspect concurrentiel entre des compagnies encore fragiles.

Autre manifestation, parisienne à l’origine mais qui irrigue désormais de nombreuses structures en région, le festival Fragments a un autre mode de fonctionnement, basé sur la présentation d’étapes de travail. Coordonné par La Loge, il est organisé avec de nombreux partenaires, dont les théâtres du réseau Puissance 4 (La Loge, Le Théâtre Olympia à Tours, le Théâtre universitaire de Nantes, Le Théâtre Sorano à Toulouse et le Théâtre 13 à Paris). « Pour une compagnie comme la nôtre, basée à Rennes, le Festival Fragments est une belle opportunité pour montrer notre travail hors du territoire breton, où nous nous développons principalement, et donc de rencontrer des professionnels de structures au niveau national »,remarque Delphine Battour, metteuse en scène de la Zamak compagnie. Elle note aussi l’intérêt de rencontres préparatoires pour les porteurs de projets.

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Mathias Zakhar, metteur en scène

Crédit photo : Julien Pebrel

Ensatt : une fondation pour la diversité

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Laurent Gutmann

Afin de favoriser la diversité de ses étudiants et donc de mieux considérer leur sortie d’études, l’Ensatt a créé, avec le Théâtre national de la Colline, une fondation pour rechercher des financements.

« Entrée en scène » a été présentée publiquement le 21 octobre dernier à l’école nationale supérieure des arts et techniques du Théâtre (Ensatt) en présence de potentiels mécènes et de personnalités de théâtre. Cette fondation a été imaginée par Laurent Gutmann dès son arrivée à la tête de l’école en 2018. Olivia Château, directrice du développement et des partenariats, insiste sur la nécessité de « sécuriser la sortie des étudiants » pour que, par jeu de boomerang, la diversité soit au rendez-vous du recrutement à l’entrée de l’école. Or, ce qui nuit à la diversité sont les frais engendrés avant l’école, pendant et après.

« Il faut que les étudiants qui prennent la peine de suivre ces trois années de formation après un concours très sélectif, puissent en vivre après car ils font des calculs très rationnels, rappelle Laurent Gutmann, entre ce que coûte et rapporte cet effort. Pour un enfant de pauvre, le capital symbolique et culturel de ce type d’études ne suffit pas et c’est bien normal. » Il y a bien les bourses du Crous attribuées à un tiers des 180 étudiants, Hermès qui finance l’intégralité de la scolarité de six étudiants mais cela ne comble pas tous les manques. Si La Comédie de Saint-étienne notamment a été précurseur avec les classes préparatoires intégrées, l’Ensatt s’appuie donc sur le modèle de la fondation pour représenter au mieux la diversité dans ses effectifs.

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Par Nadja Pobel

Légende photo : Laurent Gutmann, directeur de l’Ensatt

Crédit photo : Béatrice Cruveiller

Direction : comment quitter un lieu ?

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Pauline Sales

Nommés pour des mandats limités dans le temps, les artistes directeurs et directrices de lieux labellisés par l’État poursuivent leur travail en compagnie. Une transition qui doit être bien préparée.

La question de l’entrée en fonction des artistes comme directeur ou directrice de structures labellisées est souvent posée. Celle de leur sortie l’est moins souvent. Pourtant, ce moment n’est pas moins charnière dans un parcours. Il se prépare ainsi bien en avance, comme pour Renaud Herbin, directeur du TJP, centre dramatique national (CDN) de Strasbourg. Le metteur en scène et marionnettiste est entré dans ses fonctions actuelles en 2012. Son dernier mandat qui arrivait à échéance à la fin de l’année dernière a été prolongé d’un an, jusqu’à la fin 2022, afin qu’il puisse mener à bien les projets initiés – notamment la rénovation du CDN – entravés par la crise du Covid-19.

En parallèle de sa direction, il se prépare à créer une nouvelle compagnie. Signe qu’une direction de lieu crée de nouveaux liens, il souhaite l’implanter à Strasbourg, alors que sa précédente compagnie LàOù, codirigée artistiquement avec Julika Mayer, était basée en Bretagne. Comme tous les directeurs et directrices sortants de centres dramatiques ou centres chorégraphiques nationaux, il bénéficiera d’un conventionnement de trois ans avec l’État. « C’est une grande chance de bénéficier de ce dispositif. C’est un accompagnement pour lequel il faut faire ses preuves et rendre des comptes. L’enjeu au sortir du TJP sera de fortifier mes liens avec des lieux, producteurs et diffuseurs », remarque-t-il. La compagnie À L’Envi, dirigée artistiquement par Pauline Sales et Vincent Garanger, codirecteurs du Préau, CDN de Vire, de 2009 à 2018, vient de terminer ce conventionnement en centrale avec la Direction générale de la création artistique.

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Pauline Sales, metteuse en scène, ex-directrice du CDN Le Préau

Crédit photo : Eric Deguin

Les compagnies ultramarines face à la crise

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Léone Louis

Ces équipes artistiques ont surtout souffert de la rupture des liens avec les diffuseurs basés en métropole ou dans leur zone géographique.

Lorsque la pandémie est survenue, toutes les compagnies ont dû interrompre leur travail de création et tabler sur de futurs reports en diffusion. Partageant les mêmes difficultés, celles établies en outre-mer en ont également traversé d’autres, imputables notamment à l’insularité. En production, les collaborations qu’elles avaient l’habitude de nouer avec des artistes vivant en métropole ou dans leur environnement voisin ont été stoppées net en raison de la suspension du trafic aérien.

La compagnie jeune public Baba Sifon (La Réunion) a été contrainte de décaler un projet mené avec une autrice mauricienne, tandis que la compagnie Christiane Emmanuel (Martinique) a vu le planning de son futur spectacle, qui comprenait deux artistes métropolitains, chamboulé. « Nous avions prévu que l’équipe se retrouve tantôt en métropole, tantôt en Martinique, relate l’administratrice, Céline Baltide. Nous réservions des billets d’avion échangeables, mais au tarif plus élevé, ce qui a impacté le budget de production. » Ce n’est qu’en mars 2021 qu’elle a réussi à mener à bien trois étapes de création, deux en Martinique et une au Centre chorégraphique national de Tours. Heureusement, les deux compagnies ultramarines ont bénéficié des mesures Covid (activité partielle, année blanche pour les intermittents, plan de relance) et se sont efforcées d’amortir les pertes financières.

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Léone Louis, directrice artistique de la compagnie Baba Sifon (La Réunion) 

Crédit photo : D. R.

Productions 2023 : une équation complexe

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Jean-Luc Weinich

Dans le contexte actuel découlant de la crise sanitaire, il s’avère difficile pour les compagnies de monter des productions pour les années 2023 et 2024.

Les causes convergent : un effet d’entonnoir résultat des reports des saisons passées, ajouté à un attentisme de la part des structures. « Les directions des lieux nous expliquent souvent qu’étant mobilisés sur la gestion des urgences actuelles, ils ont du mal à se projeter sur les calendriers des saisons prochaines. À cela s’ajoutent les incertitudes liées aux budgets : les importantes baisses prévues émanant des tutelles, notamment des collectivités territoriales, les contraint d’attendre avant de pouvoir se positionner sur leurs aides en production », détaille Anne Herrmann, codirectrice du bureau de production La Magnanerie. « Entre annulations, reports et arrêts de montages de production, 2020/21 était déjà une saison très difficile, surenchérit Jean-Luc Weinich, fondateur du bureau d’accompagnement Rustine. Nous avons dû faire évoluer nos métiers afin de mener un réel travail de pédagogie et de soutien psychologique envers les compagnies mais aussi en direction des professionnels, eux-mêmes affaiblis. »

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Par Julie Bordenave

Légende photo : Jean-Luc Weinich, fondateur du bureau d’accompagnement Rustine 

Crédit photo : J.-B. Millot

Pourquoi ils changent de métier

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Joachim Gatti

Burn-out, choix de vie bouleversé par la crise de Covid, envie d’ailleurs, ces professionnels du spectacle vivant font le choix de quitter le secteur. Avec des motivations et des espérances différentes.

Aujourd’hui quel est le ou la professionnel(le) du spectacle vivant qui n’a pas dans son entourage proche un collègue, un ami, une connaissance qui a fait le choix de changer radicalement de métier et de vie ? Une situation inimaginable voici encore cinq ou dix ans, ces années où les carrières se poursuivaient sans anicroche, de manière linéaire, au sein d’une même structure ou dans une évolution finalement assez logique. Certes, la crise de Covid a amplifié ce mouvement, mais les racines du
phénomène sont ancrées, et renvoient à un mal-être plus profond. Crise de sens, déconnexion  totale entre les valeurs portées par les structures et la réalité du travail, épuisement professionnel, transformation décevante du métier... Les mots sont durs. Parfois, la réalité l’est tout autant.

Au révélateur de la crise Covid
La crise sanitaire, avec son cortège de tensions, de craintes et d’annulations, n’a pas été sans conséquence sur le rapport que chacun entretient au travail. On le sait, et l’on n’a sans doute pas fini d’en mesurer les effets. Pour certains, elle a eu l’effet d’un révélateur, mettant au jour des failles, des questionnements enfouis. Chargé de production et administrateur reconnu dans le métier, Joachim Gatti a quitté, en 2019, la compagnie La Petite Fabrique avec laquelle il collaborait depuis dix ans « pour voir autre chose », explique-t-il. Il a rejoint Raphaëlle Boitel et là, « le Covid-19 est arrivé. Nous étions en plein confinement, j’étais loin du plateau. Je travaillais sur des annulations, des projets sans réelles perspectives ».

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Joachim Gatti, d’administrateur de compagnies à importateur de produits d’alimentation

Crédit photo : D. R.

Des festivals entrés en résilience

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festival d’Aix-en-Provence

Annulés en 2020, soumis aux injonctions contradictoires de protocoles sanitaires sans cesse adaptés en 2021 : les festivals viennent de traverser deux saisons en enfer sur le bateau ivre de la pandémie. Avec des coques calfatées par les dispositifs mis en place par l’État, les naufrages ont été évités. Mais, au sortir de ces deux années qui ont parfois épuisé les équipages, se pose la question de leurs modèles économiques.

Le 3 février 2020. Jean-Louis Grinda affiche un grand sourire à l’occasion de la présentation à la presse parisienne des 151es Chorégies d’Orange (4,5 M€ de budget). Sauvé in extremis deux ans plus tôt de la faillite, le doyen des festivals français annonce une édition exceptionnelle. « Nous avions des réservations à un niveau jamais atteint, se souvient son directeur. Nous allions être financièrement à l’abri pour trois ou quatre ans. »

A la même époque, du côté de Clisson, en Loire-Atlantique, Ben Barbaud et ses équipes n’ont aucune inquiétude pour le prochain Hellfest. Les billets du plus gros festival metal du monde se sont arrachés en quelques heures, comme d’habitude. La billetterie est indispensable pour boucler les 25 M€ de budget. « Nous ne touchons pas de subvention : la musique que nous proposons est hors radar politique et lorsque nous avons lancé le Hellfest, pas un élu ne voulait mettre un euro », se rappelle Ben Barbaud. Pas d’argent public, c’est une question d’éthique pour Florent Sanseigne, directeur du festival jurassien de reggae No Logo (1,3 M€ de budget). Ni subvention ni sponsor. « Notre modèle économique, c’est de ne dépendre de personne. Du coup, si nous ne sommes pas au maximum de la jauge, ça ne passe pas. » Et depuis huit ans, ça passe.

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Par Bruno Walter

Légende photo : Au festival d’Aix-en-Provence

Crédit photo : Vincent Pontet

Controverses : Rachel Khan quitte la Place

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Rachel Khan

Rachel Khan, codirectrice de la Place, centre culturel Hip-Hop de la Ville de Paris, a démissionné de son poste fin décembre. « Mes prises de positions n’ont pas joué dans ma décision, il s’agit d’un choix personnel. La sortie, l’an dernier, de mon livre, Racée, me permet aujourd’hui de me lancer dans des productions audiovisuelles. » Cet ouvrage a fait polémique, dénonçant notamment l’idéologie décoloniale ou la victimisation de ceux qui se définissent comme “racisés”, si bien que le conseil d’administration de la Place s’était fendu d’un communiqué en mars, expliquant : « Les propos actuellement tenus par Mademoiselle Rachel Khan dans les médias dans le cadre de la promotion de son livre n’engagent qu’elle, et ne reflètent en aucun cas les opinions des membres du conseil d’administration. »

Un communiqué reliant, de fait, un débat politique et médiatique à l’organisation interne d’un établissement culturel. Une partie du conseil d’administration, dont sa présidente Agnès B, avait démissionné quelques semaines plus tard. Pierre-Emmanuel Lecerf, actuel administrateur général du musée d’Orsay, avait ensuite été élu président. Le départ de Rachel Khan n’est pas lié à la récente publication par Le Monde d’un article relatant un repas au domicile de Marine Le Pen en avril 2021. « Ce journal a ressorti des informations datant de plusieurs mois car nous sommes en campagne électorale. Les phrases qui me sont attribuées sont fausses. Je ne milite pas contre le racisme depuis mon salon, je rencontre tout le monde et je vais à la confrontation. »

L’ex-conseillère culture de Jean-Paul Huchon à la région Île-de-France coordonne un groupe de travail de La République en marche sur l’immigration, l’intégration et la laïcité, en vue de la future campagne d’Emmanuel Macron. Très attaquée sur les réseaux sociaux depuis son livre, Rachel Khan peut désormais retrouver sa liberté de parole et défendre ses arguments. La direction de la Place est assurée par l’ancien codirecteur, Julien Cholewa.

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du spectacle n°509

Légende photo : Rachel Khan

Crédit photo : D. R.

Mille Plateaux fait toujours couler de l’encre

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Olivia Grandville

Le 7 janvier, un communiqué annonçait qu’« avec Olivia Grandville, le Centre chorégraphique national de La Rochelle devient Mille Plateaux ». La chorégraphe, nommée en juin 2021, prend donc ses fonctions et change le nom de l’institution labellisée en 1984 (elle était alors dirigée par Brigitte Lefèvre)… Le nom Mille Plateaux fait naturellement référence à l’ouvrage de Gilles Deleuze et Félix Guattari publié en 1980 et c’est pour que la référence marque un peu plus de déférence que Geisha Fontaine (chorégraphe et docteur en philosophie de l’art de l’université Paris Panthéon-Sorbonne) et Pierre Cottreau, lorsqu’ils fondent leur compagnie en 1998, la baptisèrent Mille Plateaux Associés, développant sous ce nom une activité importante.

Un CCN peut changer de nom comme il l’entend et sa puissance institutionnelle ne l’oblige même pas à demander l’autorisation à une structure qui use de ce même nom depuis presque 25 ans et avec laquelle il partage même des interprètes ; mais plusieurs professionnels jugent en aparté qu’au moins un petit coup de téléphone aurait été le bienvenu… Signalons à ce propos que Mille Plateaux fut aussi le nom d’un label de musique électronique allemand, spécialisé dans la techno dite minimale ou glitch (effet rythmique ou mélodique aux apparences de bug/dysfonctionnement). Achim Szepanski avait fondé ce label, à Francfort, qui fit faillite en raison de la disparition du principal distributeur indépendant allemand, EFA-Medien.

Le label fut relancé peu de temps après sous le nom de MillePlateauxMedia. Il reprit son nom originel en 2006, quoiqu’incorporé en tant que sous-ensemble du label Disco Inc. Ltd. Sur Mille Plateaux étaient signés des artistes aussi divers que Alec Empire (leader du groupe de techno émeutière Atari Teenage Riot), Porter Richs, Oval, Microstoria, Cristian Vogel... On notera aussi que la danse contemporaine a régulièrement emprunté le répertoire de ce label ces dernières années. En 2007, par exemple, le chorégraphe suisse Gilles Jobin, connu pour son travail entre Lausanne, Genève, Madrid et Londres, avait utilisé les compositions du musicien et DJ Cristian Vogel pour sa création Double deux à la Maison de la Danse à Lyon.

Philippe Verrièle et Nicolas Mollé

En partenariat avec La Lettre du spectacle n°509

Légende photo : Olivia Grandville

Crédit photo : Marc Domage