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Communication - Quelles relations avec la PQR ?

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Anaïs Escriva

La presse de proximité demeure choyée par les lieux établis en région.

Pour des théâtres établis loin de la capitale, dont la programmation (hormis lorsqu’elle accueille des têtes d’affiche ou la tournée d’un spectacle parisien) n’attire pas l’attention de journaux nationaux, la presse quotidienne régionale (PQR) constitue souvent le seul interlocuteur. « Elle nous suit depuis de nombreuses années, des liens de fidélité et de confiance étant plus faciles à établir qu’avec la presse nationale », explique Magali Folléa, responsable des relations presse aux Célestins, Théâtre de Lyon. Appelée à couvrir l’actualité locale, la PQR s’avère utile afin de communiquer sur tout ce qui anime la vie d’un lieu : résidences d’artistes, actions culturelles, temps forts ou encore programmation décentralisée.

« Il est important que ses journalistes soient impliqués dans notre quotidien. C’est pourquoi nous nous efforçons de les inviter très régulièrement », estime Anaïs Escriva, secrétaire générale de la scène nationale Grand Narbonne. Dès qu’une information spécifique doit être diffusée, celle-ci s’adresse à L’Indépendant et à La Dépêche du Midi, qui mentionnent par exemple un appel à projet participatif et signalent la présence de la scène nationale dans un quartier ou un village. Leurs correspondants s’en feront l’écho en rédigeant un article assorti de photos publié dans les pages locales. 

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Anaïs Escriva, secrétaire générale de la scène nationale Grand Narbonne

Crédit photo : Nicolas Evesque

Publics - Savoir « fabriquer » la relation

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Leïla Tiverné

Avec l’arrivée d’une nouvelle direction au Théâtre, scène nationale de Mâcon, le public se voit proposer un rôle actif dans la vie de la maison.

Nommée en juin 2021 à la tête de l’institution du mâconnais, Virginie Lonchamp porte un projet de « fabrique de la relation » reposant tout à la fois sur un ancrage sur le territoire grâce à des partenariats co-construits avec les acteurs de terrain et la volonté de travailler en cercles concentriques (quartier, ville, agglomération). Plusieurs formes alternatives de spectacles, notamment participatives et hors-les-murs, maillent la programmation. Pour impliquer les spectateurs dans la vie du théâtre, l’équipe de communication emmenée par Leïla Tiverné a imaginé une consultation sur les réseaux sociaux et dans l’enceinte du théâtre via un grand tableau sur lequel chacun était invité « à laisser sur un post-it un adjectif définissant le théâtre de demain. Nous avions envie d’initier une interaction avec le public et les habitants de la ville, penser avec eux ce qu’ils souhaiteraient faire évoluer. Et comme notre nouvelle agence de communication nous proposait comme première affiche “Le Théâtre est… ouvert”, nous avons joué avec cette idée au futur. »

L’équipe des relations publiques a contribué à ce recueil en proposant aux participants des ateliers comme des visites du théâtre de contribuer. « Il était primordial pour nous de consulter les différents usagers, enfants comme adultes, et pas que les spectateurs venant assister à un spectacle », précise la chargée de communication. « D’où aussi la nécessité de compléter la possibilité de noter un mot, en vrai, par un formulaire disponible sur nos comptes Facebook et Instagram afin de toucher le plus grand nombre. » Avec plus de 400 réponses en trois mois, « le pari était réussi, ce qui était loin d’être évident car nos publics ne sont pas du tout habitués à être interrogés de manière aussi directe. »

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Par Thomas Flagel

Légende photo : Leïla Tiverné, chargée de la communication et de l’information au Théâtre, scène nationale de Mâcon.

Crédit photo : D. R.

Festivals : un été si particulier

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Matthieu Corosine

Les festivals ont connu des situations contrastées, face à une concurrence accrue, une inflation ainsi que des difficultés de recrutements.

C’était l’été des retrouvailles entre le public et ses festivals, lesquels ont repris leur format habituel, après parfois deux années sans édition. Comme pour rattraper le temps, plusieurs manifestations avaient fait le pari de rallonger leur durée : Beauregard, Delta, Cabaret vert, Musilac ou Rock en Seine. Avec des fortunes diverses. Si Rock en Seine (150 000 festivaliers), Cabaret Vert (125 000) et Beauregard (147 000) ont battu des records de fréquentation, Musilac (81 000) accuse un déficit financier d’au moins 800 000 €, selon son directeur, Rémi Perrier, qui aurait espéré comptabiliser 150 000 spectateurs en 5 jours, mais qui n’en a reçu que 81 000… En Ardèche, Aluna (60 000) table sur un déficit similaire, tandis que celui de Pause Guitare (60 000) serait de 250 000 €.

Il faut dire que la concurrence était rude entre festivals. Des artistes comme Clara Luciani, Orelsan ou Angèle ont beaucoup tourné et ont ensuite été vus dans de nombreux festivals. Le public a-t-il eu l’impression d’une certaine standardisation ? Le nombre de spectateurs n’a pas augmenté, tandis que leur pouvoir d’achat était mis à mal. Certains événements ont pourtant augmenté leurs tarifs. Pas les Francofolies de La Rochelle, qui ont annoncé une édition record (150 000 festivaliers). Leur directeur, Gérard Pont, remarque : « La part artistique du budget a grimpé d’un tiers par rapport à 2019. Il y a eu un effet de rattrapage après les années sans festivals durant le Covid, l’inflation des matières premières, et des moyens techniques plus importants sur scène. »

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Par Nicolas Dambre

Légende photo : Matthieu Corosine, gérant de NSG Prod

Crédit photo : Alexandre Macchi

Cnarep : les enjeux des nouvelles directions

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Nathalie Cixous

Terreaux d’innovation à l’affût des évolutions de la création en espace public, les Cnarep sondent l’air du temps à travers leurs directions. 

A l’issue de deux ans de crise sanitaire, le paysage évolue du côté des Centres nationaux d’art de la rue et de l’espace public (Cnarep). Tandis que le 14e Cnarep va rouvrir ses portes à Laval (53) – après la fermeture de la Paperie, à Angers (49), en 2020 – plusieurs lieux changent de direction. à Marseille (13), le départ annoncé de Pierre Sauvageot de la tête de Lieux Publics a déjà donné lieu à une profonde restructuration : le centre national gère en effet désormais aussi la coordination de la Cité des arts de la rue où il est installé en compagnie de la dizaine d’autres structures, reprenant les missions initialement dévolues à l’association Apcar, dissoute cet été.

Si l’on ajoute le volet européen adossé au réseau In Situ, ce sont ainsi pas moins de 3 missions que va compiler le Cnarep, se portant toujours garant de « l'indépendance dans l'interdépendance, au sein de ce lieu de 36 000 m2 avec des structures porteuses de leur projet et leur propre vision, souligne Benjamin Lengagne, directeur de communication. Avec le labo que se veut cette fusion, on devient un Cnarep un peu à part, on prend aussi de l’ampleur financière… Nous sommes conscients du fait que l'on va être, encore plus qu'avant, observés comme un endroit qui doit faire bouger les choses. L’aspect centre de ressources, lieu de réflexions sur le métier et d’échanges interprofessionnels, fait partie des axes de ce que pourrait devenir la Cité de demain, en comptant aussi sur la chance d’avoir sur site la Fai-Ar, qui se pose des questions à l’endroit des enjeux de formation et de transmission. »

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Par Julie Bordenave

Légende photo : Nathalie Cixous, directrice de Chalon dans la rue

Crédit photo : Josyane Piffaut

Fêter l’anniversaire d’un lieu

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Laurent Coutouly

Ce moment très particulier peut être mis à profit pour réaffirmer l’identité d’un projet et surtout envisager ses développements futurs.

Si la célébration des dix, vingt ou trente ans de la création d’un lieu est d’abord perçue comme un événement joyeux, la tentation peut être grande de dresser un bilan ou, pire, de verser dans la nostalgie. Un écueil que les directeurs et directrices s’efforcent d’éviter, sans renier le passé mais en vivant pleinement le moment présent. « Un anniversaire est l’occasion de rappeler ce qu’est un théâtre, ce qu’il s’y passe, son rôle aussi dans une ville et sur un territoire », affirme Béatrice Hanin, directrice du Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire. Estimant néanmoins important d’éditer un livre (Le Théâtre-Récits de la scène nationale de Saint-Nazaire) afin de conserver une trace, elle a veillé à ce que celui-ci permette d’éclairer l’histoire du lieu, mais également son équipe, son projet, l’action culturelle menée auprès des populations, et fasse la part belle à des témoignages intimes, reflets de la mémoire de chacun.

Associer les habitants
Le week-end des festivités, prévu du 23 au 25 septembre, sera quant à lui placé sous le triple signe de la création, de la pensée et de la relation au territoire. Afin d’offrir une tonalité singulière à la programmation, Béatrice Hanin a opté pour des spectacles qualifiés de « contextuels ». Artiste associé, Roland Auzet présentera une fable opportunément intitulée Adieu la mélancolie, Chloé Moglia une performance sur la thématique de la suspension et le rapport au temps et à l’espace, tandis que Fabrice Guillot (Compagnie Retouramont) s’est vu commander une pièce de danse verticale qui prendra place dans la nef, ancien hall de la gare où s’est installé le théâtre. 

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Laurent Coutouly, directeur de Culture Commune, scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais

Crédit photo : Antoine Repessé

Les circassiens ont besoin de s’entraîner

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Alain Reynaud

Face au manque patent de lieux d’entraînement La Cascade inaugure un espace dédié sur le modèle de celui de la Grainerie à Toulouse et en attendant la Cité des arts du cirque de Lyon-Vénissieux.

La crise de Covid a mis en lumière la nécessité absolue que les circassiens puissent utiliser leur outil de travail dans des lieux d’entraînement dédiés, « la multiplication des blessures dues au non-entraînement a été flagrante à ce moment-là », confie Serge Borras qui dirige La Grainerie à Toulouse. Cette structure abrite le seul lieu d’entraînement en France, en dur depuis 2010 et sous chapiteau auparavant, « un espace pour l’entretien du corps », précise-t-il. Les 631 adhérents comptabilisés en 2019 peuvent rester quelques jours ou des semaines à des tarifs très modiques (7 € la journée ou 130 € le trimestre par exemple). Ils ont ainsi accès aux agrès, notamment le trapèze grand volant dont trois seulement sont disponibles en Europe.

C’est sur ce modèle qu’ouvrira la Chapelle au pôle national de cirque de la Cascade le 17 octobre prochain. 228 m2 dévolus au « quotidien » comme le souligne son directeur fondateur également à la tête de la compagnie des Nouveaux-Nez, Alain Reynaud. « La première question que se pose une compagnie qui se crée est de savoir où répéter, comment être ensemble en dehors des moments de jeu ? » En 30 ans, le cirque s’est institutionnalisé avec la création des écoles, du label des pôles nationaux mais il y avait une « béance », « ce moment où on ne formule pas encore un projet or c’est sur cet acte des gammes, de la répétition qu’une profession se bâtit ». Donc cet endroit d’entraînement « pas très impressionnant, qui ne fait spectacle », est d’autant plus nécessaire qu’il peut s’ouvrir à tous, pas sur dossier sélectif comme les lieux de résidences souvent saturés – à La Cascade, il faut attendre plus d’un an pour pouvoir travailler et Alain Reynaud est particulièrement attentif à ne pas trop étirer ce « prévisionnisme problématique qui brise les élans créatifs ». 

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Par Nadja Pobel

Légende photo : Alain Reynaud, directeur de la compagnie des Nouveaux-Nez 

Crédit photo : Daniel Michelon

Burn-out : mal insidieux et bien présent

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Claire Guillemain

Aussi significatif que le phénomène des changements de carrière mais moins visible, l’épuisement professionnel est un révélateur des difficultés rencontrées actuellement par les professionnels du spectacle vivant.

Pour les professionnels du spectacle vivant, la crise de Covid a agit comme une sorte de grande lessiveuse. Pendant des mois, faire et défaire des projets et des protocoles sanitaires. Apprendre que non, finalement, l’activité des salles de spectacles et des festivals ne reprendrait pas comme cela avait pourtant été annoncé. Programmer, déprogrammer, reprogrammer. Être attentif au moral des équipes et collaborateurs… Artistes, personnels de l’administration, techniciens et techniciennes, dans des lieux, des collectivités ou au sein des compagnies, beaucoup sont essorés alors que l’on est encore bien incapable aujourd’hui de dire quel numéro portera l’ultime vague de Covid.

Alors, insidieux, l’épuisement professionnel s’intensifie. Perte de sens, surmenage, beaucoup de professionnels du secteur ressentent des difficultés et du mal-être dans leur travail. Souvent, ils tiennent tout en étant conscients des signes de fatigue et d’anxiété. Parfois aussi, les alertes physiques et psychiques n’ont pas lieu, ou ont été balayées par celui ou celle qui les a ressenties car la charge de travail à accomplir semble incompatible avec une décélération du rythme. Arrive alors le burn-out, matérialisation d’un surmenage et d’une dépression liée au travail. 

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Claire Guillemain, directrice générale de Thalie Santé

Crédit photo : D. R.

Pratiques culturelles : le grand virage ?

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Via Injabulo

Une récente enquête du Deps-ministère de la Culture révèle la manière dont la crise sanitaire a profondément, et sans doute durablement, transformé les pratiques culturelles. 

En juillet dernier le ministère de la Culture a livré les résultats d’une enquête sur « les sorties culturelles des Français après deux années de Covid-19 ». À l’été 2021, puis lors de l’hiver 2021/22, les Français de plus de 15 ans ont été interrogés sur leurs pratiques culturelles récentes.

Une volonté de rattrapage affirmée
En septembre 2021, 28 % des Français déclaraient alors « avoir multiplié les occasions de sorties culturelles pendant l’été afin de rattraper les occasions perdues » lorsque les lieux culturels étaient fermés. Ils étaient 20 % à témoigner de ce phénomène, quelques mois plus tard, en décembre et janvier. Les jeunes étaient les plus engagés – 31 % des 15-24 ans et 29 % des 25-39 ans – de même que les populations de Paris et d’Ile-de-France.

La peur du virus toujours présente
En janvier 2022, 59 % des Français s’inquiètent de contracter le virus ou de le transmettre, avec une prévalence de cette inquiétude chez les populations les plus âgées (66 % des 60-69 ans et 72 % des 70 ans et plus). L’impact du pass sanitaire obligatoire pour accéder aux lieux culturels est réel, avec « 18 % déclarent ne pas avoir de pass sanitaire et ne pas vouloir réaliser de test antigénique avant de se rendre dans un lieu culturel (11 % oui, tout à fait ; 8 % oui, plutôt) », mais moindre que l’obligation du port du masque. En janvier 2022, « 35 % des Français indiquent que le port du masque les a fait renoncer » à la fréquentation d’un lieu culturel, avec de fortes proportions parmi les 25-39 ans et les couples avec enfants.

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Via Injabulo, Via Katlehong

Crédit photo : Eric Deguin

Rima Abdul-Malak : une saison pour s’affirmer

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Rima Abdul Malak

La ministre de la Culture a sur son bureau plusieurs grands dossiers, une actualité chaude à traiter mais aussi de grandes perspectives à dessiner.  

Dotée d’un vrai capital sympathie au sein de la profession, dont elle est issue, la nouvelle ministre de la culture a aussi, dit- on, l’oreille d’Emmanuel Macron dont elle a été la conseillère Culture lors de son premier quinquennat. À elle donc d’en user intelligemment pour sortir de la posture du missi dominici et s’affirmer sur la scène politique et culturelle française. Plutôt ancrée dans l’univers du spectacle vivant, la ministre a pourtant assez peu évoqué ce champ artistique, dont on sait pourtant qu’il lui tient à cœur, lors de ses interventions médiatiques de la rentrée (Europe 1, France Culture...), sinon pour réaffirmer son attachement à la diversité : « Pour moi, toutes les musiques se valent. J'ai grandi autant avec la musique classique qu'avec le hard rock, a-t-elle revendiqué le 1er septembre sur France Culture. Grâce à la radio, grâce à l'audiovisuel public, à cette diffusion en France, nous avons accès à toutes les musiques, chacun peut y trouver son bonheur. »

Présente sur les festivals, elle s’est montrée à l’écoute. Le grand sujet de la rentrée est surtout, pour la ministre, celui de l’audiovisuel public. La fin de la redevance audiovisuelle inquiète bien évidemment les professionnels qui bénéficiaient ici d’une enveloppe budgétaire de 3,2 milliards d’euros et qui attendent du gouvernement de solides garanties sur le sujet. Pour le reste, bien d’autres sujets sont sur la table. Et non des moindres.

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture

Crédit photo : Ministère de la Culture – Thibaut Chapotot

Laurent Wauquiez met en scène son rejet du modèle culturel

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Au festival Cordes en ballade

La baisse des subventions de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à 140 structures culturelles, sans aucune concertation préalable, a ébranlé le monde du spectacle vivant bien au-delà des frontières du territoire concerné.   

A 12h08, ce vendredi 27 mai, en plein week-end de l’Ascension, Marine Berthet entend la sonnerie de son portable ; elle décroche. Responsable du festival Cordes en ballade, initié par le Quatuor Debussy dont elle est directrice déléguée, elle apprend par la voix même de Sophie Rotkopf, vice-présidente à la culture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes la décision de l’exécutif de baisser la subvention de 15 %. 2 250 € en moins pour le festival, sans explication. « Nous avions lu dans la presse qu’il y aurait des baisses pour les grosses structures, avec un rééquilibrage vers le rural, se rappelle Marine Berthet. Nous ne pensions pas être concernés : nous intervenons dans une vingtaine de communes rurales du Sud Ardèche ! » Elle évoque la suite, une conversation « lunaire » avec l’élue qui lui assure que, « en cas de difficulté », les services de la Région seraient à son écoute. Une heure plus tard, Sophie Rotkopf appelle Jean Delescluse, directeur artistique du festival Saoû chante Mozart, dans la Drôme. Pour lui, ce sera 4 500 € de moins. « Nous sommes à 1 000 euros près, dans nos associations et, là, on nous supprime 4 500 euros. C’est plus ou moins le déficit que nous aurons. Elle va nous faire basculer dans le rouge », se désole-t-il. 

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Par Bruno Walter

Légende photo : Au festival Cordes en ballade (été 2022)

Crédit photo : D. R.