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Publics : « Qui pour remplacer les baby-boomers »  ?

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Olivier Donnat

À l’heure où il relance une nouvelle étude sur les pratiques culturelles des Français, Olivier Donnat (Deps - ministère de la Culture) constate une forte prévalence générationnelle. Et un risque réel de désaffection.

 

Vous avez publié voici quelques années une approche générationnelle des pratiques culturelles. Le sont-elles vraiment ?

On se rend compte que les pratiques culturelles sont profondément générationnelles. Mais aussi que l’on conserve ses pratiques en vieillissant. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a pas d’effet d’âge susceptible de modifier les pratiques culturelles. C’est un effet de génération. Prenons l’exemple du rock. Écouter cette musique, acheter des albums, aller au concert sur ce répertoire que l’on a découvert jeune, c’est la pratique d’une génération, non exclusive mais dominante. On le voit, la population des artistes rock comme des fans est aujourd’hui plus âgée.

 

Les pratiques ne survivent pas forcément aux générations, donc ?

Ces pratiques naissent et grandissent avec une génération. Elles subsistent ensuite, mais pas avec la même force, pas avec la même « religiosité » que les fans développent à l’égard de leur pratique. Ce sont les générations qui portent en elles le renouvellement des pratiques artistiques et des esthétiques.

 

[…] Lire La suite dans La Scène n°89 – Eté 2018.

Propos recueillis par Cyrille Planson

Légende photo : Olivier Donnat

Crédit photo : Julien Pebrel

Vrai/Faux : Les gobelets réutilisables sont-ils écologiques ? 

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Gobelets réutilisables

Vrai !

« La France est le seul pays où la bataille a totalement été gagnée par le gobelet réutilisable en festivals », se réjouit Emmanuel Torrent, le fondateur d’Ecocup, le leader en matière de gobelet réutilisable. En effet, de moins en moins de festivals doivent gérer des gobelets jetables qui jonchent le sol ou emplissent les poubelles. Le gobelet réutilisable réduit la production de déchets par les manifestations et le recyclage ou l’enfouissement des verres en plastique. 

Le gobelet réutilisable est conçu, comme le gobelet jetable, en polypropylène (PP). « L’écologie du système n’est pas dans la matière utilisée mais dans l’usage. Soit le gobelet est réutilisé d’année en année, soit il est gardé par le festivalier qui l’utilisera pour le pique-nique ou l’apéro à la place de gobelets jetables, soit il est recyclé. Je ne pense pas que l’on retrouve beaucoup de gobelets Ecocup jetés dans la nature », soutient Emmanuel Torrent.

Plusieurs études montrent que la production d’un gobelet PP jetable consomme davantage de ressources naturelles non renouvelables qu’un gobelet PP réutilisable.

[…] Lire La suite dans La Scène n°89 – Eté 2018.

Nicolas Dambre

Crédit photo : David Ademas

Art Rock : un départ très négocié

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Art Rock 2016

A Saint-Brieuc (22), la succession du directeur du festival Art Rock suscite des remous.

Jean-Michel Boinet souhaite partir à la retraite cette année et propose d’être rémunéré 25 000 € pour la mise à disposition de la marque Art Rock auprès de l’association Wild Rose. Wild Rose gère le festival Art Rock depuis sa création en 1983 par Jean-Michel Boinet et Marie Lostys.

En 2003, Jean-Michel Boinet a déposé la marque Art Rock auprès de l’Institut national de la propriété industrielle. Il explique : «Je suis l’inventeur de cette marque que j’aurais dû déposer dès 1983. Les statuts de l’association actent ma position de créateur du festival, j’ai donc cette légitimité. Je ne suis pas dans un état d’esprit vindicatif. Nous discutons avec le conseil d’administration.» Certains de ses membres n’étaient pas au courant de ce dépôt, comme Loïc Haffray, président de Wild Rose, qui souhaite néanmoins valoriser le travail du directeur et fondateur.

S’il ne veut pas s’étendre sur le montant proposé, Jean-Michel Boinet fait valoir qu’il a beaucoup œuvré bénévolement ou à temps partiel ces 35 années à la tête d’Art Rock, étant par ailleurs administrateur de la scène nationale de la Passerelle ou responsable du projet Gaîté lyrique.

Dans un courrier envoyé en octobre au conseil d’administration, Jean-Michel Boinet prenait en exemple les montants des cessions du Printemps de Bourges et du nom Hellfest, pour lesquels les sommes de 2 M€ ont circulé. Mais la société organisant le festival berruyer a été reprise avec son équipe par C2G, tandis qu’une concession internationale de la marque Hellfest a été octroyée à Gérard Drouot Productions.

Autre point à éclaircir pour Wild Rose : qui succédera au directeur ? Ce dernier penche pour sa fille, Alice Boinet. «Elle nous a rejoint il y a deux ans et assure toute la direction artistique de l’édition 2018. Même si elle est compétente et déjà en poste, il est difficile de faire valoir les qualités de quelqu’un de sa famille», concède Jean-Michel Boinet.

Les collectivités financent le festival pour un peu moins de 30%. Dans une interview à Ouest-France, l’élu chargé de la culture au Département émet des réserves. La Ville, très impliquée notamment par des mises à disposition d’espaces et de moyens techniques et humains, ne s’est pas exprimée. Le conseil d’administration, réuni le 21 février, n’a pas tranché. L’assemblée générale se tiendra pendant la prochaine édition, prévue du 18 au 20 mai. Le festival avait délivré 38 000 entrées payantes l’année dernière. Son budget est de 2,7 M€.

NICOLAS DAMBRE

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 mars 2018)

Légende : À Art Rock 2016. Crédit photo : D. R.

Regain d'activisme chez les auteurs dramatiques

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Alexandra Badea

Les auteurs et autrices de théâtre se sont remobilisés et attendent des pouvoirs publics qu’ils prennent mieux en compte leur place dans la chaîne de création.

Une délégation devait être reçue au ministère de la Culture le 16 mars. Un mouvement de circulation d’idées s’est établi entre les écrivains, avec l’objectif de rendre plus visible le travail des auteurs, mais aussi d’améliorer leur situation économique. «En France, tout le monde vit du théâtre, sauf les auteurs, s’étonne Mohamed Kacimi. Il faudrait un peu plus de volontarisme de la part du ministère, comme cela a été fait sur la parité».

C’est un article de Libération du 12 janvier qui a servi d’électrochoc. Le journaliste interrogeait «Auteur, où es-tu ?», en analysant les derniers grandes productions théâtrales à succès, et insistait sur des collectifs et metteurs en scène qui privilégient le travail sur l’image et l’écriture de plateau. Philippe Touzet, président des Écrivains associés du théâtre (EAT) était monté au créneau à travers une tribune (La Lettre du Spectacle du 2 février).

Au-delà de la réaction à vif, bon nombre d’auteurs à l’image de Pierre Notte ou Marion Aubert, appellent à cesser les fausses oppositions entre les métiers et mettent en avant la richesse des formes d’écritures. Des auteurs lancent des propositions, comme Jean-Marc Lanteri qui suggère de promouvoir un dispositif de contrat d’auteur d’une durée de trois ans dans les centres dramatiques nationaux.

La question de la diffusion est aussi mise en avant : difficulté à accéder aux grands plateaux pour des textes contemporains, assèchement général de la diffusion et de la prise de risque artistique de la part de scènes dont les budgets artistiques sont corsetés.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 mars 2018)

Légende : Sur la scène du TCI, à Paris, l’autrice Alexandra Badea, dans Mondes.

Crédit photo : Pierre Grosbois

Redressement réussi pour la scène nationale de Narbonne

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Marion Fouilland-Bousquet

La scène nationale du Grand Narbonne a remonté la pente et prépare une saison 2018-2019 complète.

Marion Fouilland-Bousquet, sa directrice, a tenu à faire passer le message, un an après avoir dû élaborer un plan de sauvetage. «Une réforme s’imposait et, aujourd’hui, on peut dire que le sauvetage est réussi», annonce-t-elle en saluant la mobilisation des partenaires publics : l’Etat via la DRAC et les préfectures puisque la direction du travail et de l’emploi a financé les compléments de salaires pour les salariés en chômage technique, la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne, le Département de l’Aude et la Région Occitanie.

Le chômage partiel et l’absence de programmation au deuxième semestre 2017 ont dégagé 400 000 euros de réduction de charges et l’établissement a bénéficié d’un abandon de créances de 320 000 euros du Grand Narbonne. Ainsi ont été remontés les 700 000 euros de déficit cumulés depuis plus de dix ans.

Arrivée à la direction voici deux ans, Marion Fouilland-Bousquet regarde maintenant l’avenir : redonner à la scène sa place dans les réseaux nationaux, relancer les actions d’éducation artistique et culturelle, créer un programme d’accueil en résidence dans la salle de répétition, «redevenir une maison d’arts vivants», résume-t-elle.

La prochaine saison sera plutôt rassembleuse pour donner au public le goût de revenir. Le théâtre de Narbonne n’a cependant pas fermé, de septembre à janvier, puisque son cinéma a continué de fonctionner. L’établissement reste géré par une association, les tutelles n’ont pas profité de ce plan de redressement pour imposer un changement de statuts. Un signe de confiance que la directrice entend prolonger en renforçant la vie associative.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 mars 2018)

Légende : Marion Fouilland-Bousquet. Crédit photo : D. R.

Direction unique pour La Rochelle et Rochefort

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La Coupe d'or

La Coupe d’Or scène conventionnée de Rochefort et La Coursive scène nationale de La Rochelle se rapprochent, ont annoncé les maires des deux villes. Franck Becker, directeur de la Coursive, va prendre, en plus, la direction de la Coupe d’or.

Les établissements resteront gérés par des associations distinctes, avec la perspective, à 5 ans, d’aller vers une structure commune, explique Jean-Philippe Riollet, président de l’association de la Coupe d’Or : «Il s’agit d’un projet choisi et non subi. La question s’est posée quand a été annoncé le départ de notre directeur, Vincent Léandri [en septembre 2017, pour le Théâtre de Cornouaille, à Quimper]. C’est une solution intelligente qui intéresse le maire de Rochefort parce qu’elle permet de trouver des synergies et de coordonner la programmation.»

Les deux théâtres sont distants de 35 kilomètres. Le projet contribuera à faire circuler les artistes sur le territoire, d’autant que la Coupe d’Or diffuse déjà dans des petites villes alentours, en plus de son théâtre à l’italienne de 300 places. Le rapprochement s’inscrit aussi dans une logique de coopération entre les intercommunalités de La Rochelle et de Rochefort. Cette dernière est justement montée en puissance dans le financement de la Coupe d’or en 2018, avec maintien des budgets et des effectifs (5,5 millions d’euros et 50 salariés à la Rochelle, 1,1 million et 13 salariés à Rochefort). Une convention de mise à disposition partielle pour le poste de directeur sera établie entre La Coursive et la Coupe d’Or qui va aussi recruter un directeur adjoint.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 mars 2018)

Légende : Le théâtre de la Coupe d'or, à Rochefort. Crédit photo : D. R.

TGP Frouard : une bouffée d'air

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TGP

La réunion des tutelles du Théâtre Gérard-Philipe de Frouard, le 14 février, a permis de parer à l’urgence et le théâtre pourra bien finir la saison. Le risque de cessation d’activité était réel car la perte de 100 000 € de subventions de la Ville (sur 150 000 €), décidée l’été dernier, n’avait pas été compensée par la communauté de communes (La Lettre du Spectacle du 17 janvier).

L’association gestionnaire a réussi à mobiliser au cours de l’automne et un collectif de soutien s’est constitué, parvenant à obtenir 10 000 signatures sur sa pétition et à sensibiliser les élus. Pour autant, le 14 février, et malgré la présence de représentants de tous les partenaires (Etat, Région, Département, Communauté et Ville), aucune décision à long terme n’a été prise.

Au lieu de prolonger la convention, les partenaires ont convenu de procéder par demande de subventions sur l’année, en restant sur les montants actuels, y compris du côté de l’Etat. «La baisse de la Ville de Frouard demeure, précise le président de l’association, Daniel Soibinet, ce qui ne permet pas de fonctionner sur le deuxième semestre 2018 et l’absence de convention nous prive d’accès à d’autres financements de type Europe ou politique de la ville. C’est ce que j’appelle l’appauvrissement

D’autres rendez-vous ont été convenus et les partenaires vont travailler à une convention 2019-2022. Restera à vérifier la solidité de la volonté politique pour maintenir un projet artistique de scène conventionnée à Frouard. Le comité de soutien devra poursuivre son effort pour que les élus communautaires se mobilisent sur la mission culturelle et décident s’ils veulent, ou non, conserver les acquis d’une scène repérée au niveau national et très active sur l’action culturelle.

Quatre syndicats nationaux appellent les tutelles à trouver des solutions budgétaires à «permettre à l’équipe du TGP de poursuivre son travail d’action artistique et de proposer une programmation en accord avec la diversité et le niveau d’exigence que sont en droit d’attendre les publics et les équipes artistiques» (Profedim, Synavi, Syndeac, Syndicat national des scènes publiques).

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 mars 2018)

Crédit photo : D. R.

Aubusson : une mission à consolider en espace rural

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Les Brigades de lecture

Voici trois mois, Gérard Bono, directeur du Théâtre Jean Lurçat-scène nationale d’Aubusson, a appris que le Département allait réduire de 53 000 euros sa subvention qui descend ainsi à 130 000 euros. Après un article dans la presse locale, Gérard Bono et le président de l’association, Gérard Crinière, ont opté pour la diplomatie discrète.

Le Département, même après la baisse, reste la principale collectivité territoriale partenaire et aussi le propriétaire du bâtiment qu’il met à disposition, selon une valorisation de 250 000 euros. Par ailleurs, la baisse du Département était l’un des éléments d’un rapport de force avec la Région et la DRAC sur le financement du conservatoire. «Nous avons voulu réfléchir, avec l’état et la Région, à une mission plus axée sur le milieu rural tout en étant une structure de création contemporaine de vocation nationale, avec un axe fort en direction des jeunes compagnies», déclare Gérard Bono.

La préfecture s’est engagée dans le dossier, pilotant une réunion le 26 février qui devait conduire vers une reconduction de la convention avec le Département. Celui-ci mettrait à disposition des locaux supplémentaires pour les résidences, une ancienne demande. L’Etat augmente peu à peu son apport pour atteindre cette année les 500 000 euros de subvention plancher aux scènes nationales.

«Aubusson est la plus petite scène nationale de France, mais elle fonctionne bien, insiste Gérard Bono. 9 fauteuils sur dix sont occupés. Dans la Creuse, avec ses 120 000 habitants, c’est d’autant plus important de rappeler les fondamentaux de la démocratisation culturelle.»

Autonomie artistique, accueil de jeunes compagnies et d’artistes internationaux, projet dans la durée, qualité d’accueil du public... La scène nationale propose de renforcer ces missions par des résidences hors les murs, en milieu rural, mais aussi d’accueillir des artistes étrangers et de coopérer davantage avec d’autres structures en milieu rural comme la Maison Maria Casarès, à Alloue (16), ou le Nombril du monde, à Pougne-Hérisson (79). Reste à réaffirmer le soutien du Département sur cette ligne.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 mars 2018)

Légende : Les Brigades de lecture, interventions artistiques de la Compagnie Thomas Visonneau. Crédit photo : D. R.

Egalité femmes-hommes : la ministre fixe des objectifs

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Graphique répartition genres

«J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés. Nous avons un devoir d’exemplarité en matière d’égalité femmes-hommes», a annoncé Françoise Nyssen le 7 février.

Son premier geste consistera à réduire l’écart de rémunération de 10% constaté entre hommes et femmes au ministère de la Culture. Une enveloppe de 500 000 euros sur 5 ans y est consacrée.

Le deuxième est le soutien à l’emploi des jeunes parents, en débloquant l’aide prévue dès l’origine du Fonpeps pour aider à financer la garde des jeunes enfants d’intermittents du spectacle. Sur la formation, Françoise Nyssen va instaurer la parité au sein des jurys de sélection et de sortie des 99 écoles du ministère. Chaque établissement devra avoir une charte éthique avec une attention au harcèlement et à l’ouverture de tous les métiers aux deux sexes.

Quant aux nominations, la ministre rappelle que sur 75 établissements du ministère, seuls 26 sont dirigés par des femmes. Elle souhaite que la parité soit acquise en 2022 : «Il y aura 27 renouvellements cette année, 21 l’année prochaine, 18 celle d’après. Je souhaite que la moitié de ces renouvellements donnent lieu à la nomination d’une femme».

Concernant les nominations aux directions d’établissements labellisés, le ministère doit composer avec les collectivités locales partenaires. La ministre souhaite un rééquilibrage : «Sur la base du premier bilan qui me sera rendu en juin, je me réserve le droit de fixer des objectifs chiffrés, contraignants, et d’en tirer les conséquences en cas de non-respect

La nouveauté est que Françoise Nyssen chiffre ses objectifs : +10% par an de femmes pour les catégories de labels dans lesquels elles représentent moins de 25% des dirigeants aujourd’hui et +5% pour les catégories dans lesquels elles représentent entre 25 et 40%. Selon cette formule, pour les centres dramatiques nationaux, au lieu de 8 femmes sur 36 CDN, il y aura entre 11 et 12 femmes. Quatre CDN sont ouverts au renouvellement, à Reims, Colmar, Vire et Ivry. Concernant les programmations, des objectifs sont posés sur les mêmes bases. «Un suivi serait instauré, avec des conséquences directes sur les subventions : un système de “malus” pourrait être envisagé pour les labels qui ne respecteraient pas leurs obligations

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 février 2018)

Source : Observatoire métiers du spectacle vivant/Audiens.

Amateurs : des conventions pour chacun

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Sonia Leplat

Le 31 janvier est paru au Journal officiel l’arrêté «relatif à la participation d’amateurs à des représentations d’une œuvre de l’esprit dans un cadre lucratif»(1). Il précise la convention prévue par la loi LCAP du 7 juillet 2016 entre les structures de création, de production, de diffusion et d’exploitation de lieux de spectacles et les amateurs ou les groupes d’amateurs appelés à se produire dans un cadre lucratif.

Cette convention devra préciser les moyens dédiés à l’accompagnement des amateurs, «en distinguant le temps de transmission pour les ateliers et heures d’enseignement, et le temps de répétition. Le nombre d’heures consacrées au temps de transmission doit être supérieur au nombre d’heures consacrées au temps de répétition». La convention indiquera le nombre de représentations publiques envisagées et le territoire où elles ont lieu.

La télédéclaration prévue par le décret devra comporter «le nom, les prénoms et le nombre d’artistes amateurs intervenant dans chaque représentation ainsi que, pour chaque artiste amateur, le nombre de spectacles et le nombre de représentations auxquels il déclare avoir participé au cours des douze mois précédents la représentation». Le décret avait fixé des plafonds à cet égard : 8 représentations maximum pour les spectacles auxquels participent des groupements d’artistes amateurs. Une autre limite est qu’un même amateur ne peut participer à plus de 10 représentations dans l’année dans un cadre identique.

(1) Arrêté du 25 janvier 2018 pris en application du décret n°2017-1049 du 10 mai 2017.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 février 2018)

Légende : Sonia Leplat, directrice de la Maison des pratiques artistiques amateurs à Paris. Crédit photo : D. R.