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Opter pour des menus «bas carbone»

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Dominique Béhar

Le projet d’une restauration respectueuse de l’environnement s’avère moins complexe à mettre en œuvre qu’il n’y paraît.

 

Si les festivals s’emploient depuis de nombreuses années à trier les déchets, réduire leur consommation d’électricité ou encore inciter au covoiturage, ils négligent en revanche bien souvent un autre poste d’activité : la restauration. Pourtant, fait valoir Dominique Béhar, coordinateur au sein

de Réseau éco-événement (Reeve), « ce sujet est non seulement très simple à aborder, mais aussi l’un des plus porteurs ». Selon lui, il suffit en effet à l’organisateur d’un événement de communiquer aux restaurateurs ou traiteurs un cahier des charges qui tient en cinq préconisations.

 

Préconisations à respecter

La première concerne le recours à des produits de saison, sachant, par exemple, que commander des fraises ou des tomates en hiver nécessitera de faire parcourir à ces aliments des milliers de kilomètres. Second élément à considérer, en lien avec le précédent : favoriser lors de l’achat le circuit court (un seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur) ou local (ne pas s’approvisionner à plus de tant de kilomètres du site de l’événement).

 

[…] Lire La suite dans La Scène n°89 – Eté 2018.

Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Dominique Béhar, coordinateur au sein de Réseau éco-événement (Reeve) : « La restauration est l’un des sujets les plus porteurs. »

Crédit photo : D. R.

Communiquer avec un serious game

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Timothée Chaine

Pour la communication digitale d’une création importante dans sa saison, le Châtelet a choisi une solution nouvelle au théâtre.

 

Fin 2017, le Théâtre du Châtelet s’est rapproché de l’agence Braaxe pour la campagne de communication de la création Singin’ in the rain. Outre la gestion du community management et de la relation avec les influenceurs, l’idée était d’imaginer un serious game – dénommé par la suite Playin’ in the rain. « Nous voulions offrir quelque chose de ludique et renforcer la vente des billets. Il y avait aussi pour la vente un plan de campagne médias sur Facebook et Instagram. Le jeu s’inscrivait donc dans un projet marketing global, confié à l’agence », explique Timothée Chaine, chargé de communication digitale du Théâtre du Châtelet. La création d’un serious game était une expérience inédite pour le Châtelet qui n’avait jamais entrepris une telle action, faute de ressources en interne. « C’est une façon nouvelle de communiquer dans un théâtre », note le jeune homme.

 

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Thomas Landrein

Légende photo : Timothée Chaine, chargé de communication digitale du Théâtre du Châtelet : « C’est une nouvelle façon de communiquer au théâtre. »

Crédit photo : Julien Pebrel

Quand la pub s'invite au théâtre

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Dan Bolender

Des salles privées diffusent depuis quelques semaines des bandes-annonces et spots avant le lever de rideau.

Evolution nécessaire ou révolution sacrilège ? Le public de quelques théâtres privés assiste désormais à la diffusion de spots publicitaires et de bandes-annonces, quelques minutes avant le début du spectacle. Huit théâtres, soit seize salles, ont été équipés : l’Apollo, le BO Saint-Martin, la Comédie Bastille, les Feux de la rampe, le Palais des glaces, le Théâtre Montorgueil et le Petit Saint-Martin. Des théâtres parisiens plutôt consacrés aux comédies, one-man shows et stand-up. D’autres lieux diffuseront ces publicités, notamment en région, comme la Comédie des Suds (Bouches-du-Rhône), le Rouge Gorge (Avignon), ou le Théâtre des Grands Enfants (Gers). Un premier théâtre public fait partie de l’expérimentation, le Colisée de Roubaix.

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Nicolas Dambre

Légende photo : Dan Bolender, codirecteur du théâtre BO Saint-Martin : « Pourquoi cela choquerait-il plus au théâtre qu’au cinéma ? »

Crédit photo : D. R.

Pacte culturel : un contrat de confiance ?

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Pascal Labelle

Initiés par Fleur Pellerin en 2015, les pactes culturels permettaient, durant trois ans, de sanctuariser le budget culturel de communes ou d'agglomération. Qu'en est-il au terme de cette contractualisation ?

 

Fin 2014, alors que les Français avaient voté pour renouveler ou maintenir leurs maires quelques mois plus tôt, la ministre de la Culture a proposé un engagement fort triennal « au moment où les villes élaboraient leur budget et en réponse à la tentation de baisser les moyens alloués à la culture dans un contexte de forte contrainte budgétaire », comme l’annonçait le ministère. Ainsi donc l’État contractualisait le fait de verser la même somme à une collectivité territoriale si elle-même maintenait son budget durant cette période. 82 collectivités ont été concernées. Souvent, elles ont été abordées directement par la DRAC en place qui repérait celles déjà fortement engagées en matière culturelle ; il s’agissait presque d’une récompense. C’est ainsi que l’a vécu par exemple Pascal Labelle, adjoint à la culture et au patrimoine de Reims : « L’aspect symbolique de ce contrat est un élément très important. C’est une reconnaissance de l’investissement de la Ville dans le domaine de la culture et du patrimoine. Symboliquement c’est fort et ça facilite nos rapports » ; 4,8 M€ ont été attribués annuellement à Reims pour des dépenses de plus de 30 M€ en provenance de la Ville.

 

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Nadja Pobel

Légende photo : Pascal Labelle, adjoint à la culture et au patrimoine de Reims : « Symboliquement c’est fort et cela facilite nos rapports. »

Crédit photo : D. R.

Comment réussir son lancement de saison

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Christophe Adriani

Oubliez les clichés de la soirée longue et ennuyeuse. La présentation de saison peut être vécue comme un rendez-vous festif permettant de resserrer les liens avec ses publics et d’en attirer de nouveaux.

 

Moment particulier dans la vie d’un lieu, le lancement de saison est l’occasion pour le directeur d’expliciter ses choix de programmation et de mettre en appétit l’auditoire. Si l’on ne veut pas que ce temps de retrouvailles – avant la dispersion estivale ou au retour des vacances, c’est selon – soit uniquement réservé aux fidèles ou abonnés, il est important de faire preuve d’inventivité.

 

Sortir des murs

Quand la configuration le permet, on peut ainsi ouvrir grand les portes du théâtre afin qu’il ne soit plus un lieu parfois synonyme d’entre-soi mais pleinement ancré dans la cité. Revendiquant « l’idée d’un théâtre de ville », le directeur du Théâtre d’Ivry Antoine-Vitez, Christophe Adriani, choisit d’occuper l’espace public (la rue menant au théâtre et la place située devant) qui accueille tôt dans l’après-midi des jeux pour les enfants ainsi qu’un cabaret (tables, chaises, guirlandes lumineuses...) dont la décoration est confiée à un artiste-plasticien local.

 

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Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Christophe Adriani, directeur du Théâtre d’Ivry Antoine-Vitez : « Je préfère à la soirée une journée entière de festivités avec spectacle, buffet et fanfare. »

Crédit photo : David Merle

Derniers réglages avant le Off d'Avignon

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Didier Perrier

Relance des professionnels, plan de tractage, calages techniques… Comment se préparer avant le jour J.

Affronter le contexte particulier du Off d’Avignon – un mois de représentations, des enjeux considérables en diffusion, la concurrence de 1 400 spectacles… – requiert une préparation minutieuse. Mais c’est dans les trois semaines qui précèdent son lancement que l’on doit redoubler d’efforts et régler d’ultimes détails dans différents domaines.

Affiner la stratégie
Le premier concerne la (re)prise de contact avec les professionnels, afin de leur signaler la présence de la compagnie dans tel lieu et fixer des rendez-vous. « Nous les relançons par mail, leur adressons des invitations papier mais privilégions le contact téléphonique », explique Denis Fayollat, codirecteur de la Compagnie Clandestine (Manosque), partisan de cibler les appels en les limitant à une vingtaine. La concentration importante de programmateurs (et coproducteurs potentiels) à Avignon impose, par ailleurs, de prévoir un briefing avec le chargé de diffusion pour affiner sa stratégie : faire le point sur le développement du projet de la compagnie, les dates de tournée déjà calées, ce que l’on peut imaginer pour booster telle ou telle production, et le discours à tenir selon le diffuseur.

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Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Didier Perrier, directeur artistique de la Compagnie L’Échappée : « Se dire qu’on ne joue pas la vie de la compagnie sur un festival est important. »

Crédit photo : Amin Toulors

Crowdfunding : comment se démarquer ?

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Marielle Rossignol

Réussir une campagne demande un investissement en temps, une bonne organisation, ainsi qu’une dose d’inventivité pour se distinguer dans la multitude de projets.

 

Le crowdfunding concerne aujourd’hui aussi bien les petites compagnies que des lieux et artistes reconnus qui tentent parfois de renforcer le financement d’un projet par ce biais, comme L’échangeur, centre de développement chorégraphique de Château-Thierry (02), qui proposait un crowdfunding sur Helloasso afin de compléter le financement du festival C’est comme ça ! l’an dernier, certaines aides n’ayant pas été obtenues. Ou encore la chanteuse Barbara Carlotti qui, sans maison de disque, appelait sa communauté de fans à l’aider à financer son projet de disque sur KissKissBankBank (KKBB). La démultiplication d’initiatives oblige les porteurs de projet à proposer une campagne aussi efficace en communication qu’originale, afin de se faire remarquer. « Le crowdfunding est aujourd’hui inscrit dans les pratiques de nombreux porteurs de projets », prévient Charles Babinet, directeur de projets chez KKBB.

 

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Tiphaine Le Roy

Légende photo : Marielle Rossignol, chargée de communication et coach en crowdfunding à Illusion & Macadam : « Nous faisons un rétroplanning afin d’échelonner les différents types de publics à cibler en fonction de la progression de la collecte. »

Crédit photo : Margot Valeur

Haro sur les sites de revente en ligne

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Yoann Le Nevé

Les spectateurs sont encore nombreux à acheter leurs billets de spectacles sur des sites Internet douteux. Les ripostes juridiques sont rares.

 

La revente de billets sous le manteau à l’entrée des spectacles serait-elle en déclin ? De plus en plus d’acheteurs se procurent des tickets sur Internet, via des sites de revente généralistes, comme leboncoin.fr, ou des sites spécialisés dans les spectacles, comme Viagogo. Le phénomène s’est accentué depuis environ 4 ans grâce au billet à imprimer chez soi, le « print at home ». Les

escrocs et les spéculateurs profitent du système : l’achat en ligne permet d’obtenir des centaines

de places dès l’ouverture des ventes, grâce à des programmes informatiques, des botnets, quitte à assécher le marché pour ensuite proposer des places beaucoup plus chères. Près de 60% des billets de la dernière tournée américaine de Justin Bieber auraient été achetés par des robots. Autre problème : le billet à imprimer peut être édité ou photocopié plusieurs fois et revendu à différents acheteurs. Seul le premier billet scanné permettra l’accès au spectacle. Producteurs, salles ou festivals sont touchés par ce phénomène. Le cas est fréquent au festival Hellfest, à Clisson (44).

 

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Nicolas Dambre

Légende photo : Yoann Le Nevé, directeur de la communication du Hellfest : « On ne peut pas faire grand-chose, à part calmer les gens qui ont été floués. »

Crédit photo : D. R.

Le pass culture en 10 questions

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Pass culture

Les caractéristiques d’un pass culture inventé au pas de course ne sont pas encore définitives. Pourra-t-il d’ailleurs fonctionner correctement ?

 

Le ministère de la Culture a lancé, courant mai, l’expérimentation de son pass culture, promesse de campagne d’Emmanuel Macron à laquelle le président de la République et sa ministre de la Culture semblent particulièrement attachés. L’application permettra au jeune de consulter sur son smartphone des propositions culturelles de proximité, grâce à la géolocalisation, et de bénéficier à terme d’un crédit de 500 € à dépenser sur ces offres. Le ministère en distingue trois grandes catégories : les sorties culturelles, l’achat de « biens culturels » et les pratiques artistiques. Un conseil d’orientation composé d’une quarantaine de personnalités du monde de l’art et de la culture (Thomas Jolly, Abd Al Malik, Laurence Engel, Didier Fusillier, Vincent Carry...) a été constitué au cours du printemps pour débattre du périmètre couvert par le pass culture. 5 M€ ont été inscrits au budget du ministère en 2018 pour lancer une start-up d’État – la première de l’ère Macron – chargée de réaliser l’application que chacun pourra télécharger sur son smartphone. Le ministère a sélectionné quatre départements pour une expérimentation opérationnelle en septembre prochain : la Seine-Saint-Denis, le Bas-Rhin, l’Hérault et la Guyane. Une première phase test a débuté le 22 mai, mais le pass sera-t-il la réussite annoncée ?

 

 

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Cyrille Planson

Légende photo : Françoise Nyssen, à Strasbourg le 18 mai, à l’occasion du lancement de la première phase d’expérimentation.

Crédit photo : D. R.

CRM : la fin d'un tabou ?

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Pierre-Henri Deballon

Le renouvellement générationnel au sein des structures culturelles pourrait mettre fin à un tabou encore très présent : celui des bases de données et de la relation au « client ».

 

La gestion des relations avec les clients, en anglais « Customer Relationship Management » (CRM), était l’un des grands sujets débattus aux Biennales internationales du spectacle (BIS) en janvier dernier, à Nantes (44). Avec une question : comment introduire dans la relation aux publics des méthodes de travail proches de la grande distribution ? Xavier Dupont présentait la manière dont Digitik avait développé de nouvelles solutions, avec des campagnes ciblées dont le pilotage est quotidien. Olivier Chandès (5B Event) détaillait son offre de conseil en marketing et CRM auprès des opérateurs culturels, tandis qu’Arnaud Averseng (France Billet) énonçait les nouvelles possibilités qui s’offraient aux producteurs : « le retargeting, qui s’adresse à un public déjà sollicité, et le display publicitaire, utilisé dans le but de faire connaître des offres de manière très ciblée. » Un nouveau marché s’ouvrait. Les débats semblaient traduire un intérêt certain pour le sujet et peut-être la fin d’un grand tabou dans la sphère du spectacle vivant, notamment public.

 

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Cyrille Planson

Légende photo : Pierre-Henri Deballon, cofondateur et dirigeant de Weezevent : «Pour moi, c’est un peu le même phénomène qu’à l’apparition du cashless.»

Crédit photo : Flavien Prioreau