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Direction unique pour La Rochelle et Rochefort

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La Coupe d'or

La Coupe d’Or scène conventionnée de Rochefort et La Coursive scène nationale de La Rochelle se rapprochent, ont annoncé les maires des deux villes. Franck Becker, directeur de la Coursive, va prendre, en plus, la direction de la Coupe d’or.

Les établissements resteront gérés par des associations distinctes, avec la perspective, à 5 ans, d’aller vers une structure commune, explique Jean-Philippe Riollet, président de l’association de la Coupe d’Or : «Il s’agit d’un projet choisi et non subi. La question s’est posée quand a été annoncé le départ de notre directeur, Vincent Léandri [en septembre 2017, pour le Théâtre de Cornouaille, à Quimper]. C’est une solution intelligente qui intéresse le maire de Rochefort parce qu’elle permet de trouver des synergies et de coordonner la programmation.»

Les deux théâtres sont distants de 35 kilomètres. Le projet contribuera à faire circuler les artistes sur le territoire, d’autant que la Coupe d’Or diffuse déjà dans des petites villes alentours, en plus de son théâtre à l’italienne de 300 places. Le rapprochement s’inscrit aussi dans une logique de coopération entre les intercommunalités de La Rochelle et de Rochefort. Cette dernière est justement montée en puissance dans le financement de la Coupe d’or en 2018, avec maintien des budgets et des effectifs (5,5 millions d’euros et 50 salariés à la Rochelle, 1,1 million et 13 salariés à Rochefort). Une convention de mise à disposition partielle pour le poste de directeur sera établie entre La Coursive et la Coupe d’Or qui va aussi recruter un directeur adjoint.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 mars 2018)

Légende : Le théâtre de la Coupe d'or, à Rochefort. Crédit photo : D. R.

TGP Frouard : une bouffée d'air

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TGP

La réunion des tutelles du Théâtre Gérard-Philipe de Frouard, le 14 février, a permis de parer à l’urgence et le théâtre pourra bien finir la saison. Le risque de cessation d’activité était réel car la perte de 100 000 € de subventions de la Ville (sur 150 000 €), décidée l’été dernier, n’avait pas été compensée par la communauté de communes (La Lettre du Spectacle du 17 janvier).

L’association gestionnaire a réussi à mobiliser au cours de l’automne et un collectif de soutien s’est constitué, parvenant à obtenir 10 000 signatures sur sa pétition et à sensibiliser les élus. Pour autant, le 14 février, et malgré la présence de représentants de tous les partenaires (Etat, Région, Département, Communauté et Ville), aucune décision à long terme n’a été prise.

Au lieu de prolonger la convention, les partenaires ont convenu de procéder par demande de subventions sur l’année, en restant sur les montants actuels, y compris du côté de l’Etat. «La baisse de la Ville de Frouard demeure, précise le président de l’association, Daniel Soibinet, ce qui ne permet pas de fonctionner sur le deuxième semestre 2018 et l’absence de convention nous prive d’accès à d’autres financements de type Europe ou politique de la ville. C’est ce que j’appelle l’appauvrissement

D’autres rendez-vous ont été convenus et les partenaires vont travailler à une convention 2019-2022. Restera à vérifier la solidité de la volonté politique pour maintenir un projet artistique de scène conventionnée à Frouard. Le comité de soutien devra poursuivre son effort pour que les élus communautaires se mobilisent sur la mission culturelle et décident s’ils veulent, ou non, conserver les acquis d’une scène repérée au niveau national et très active sur l’action culturelle.

Quatre syndicats nationaux appellent les tutelles à trouver des solutions budgétaires à «permettre à l’équipe du TGP de poursuivre son travail d’action artistique et de proposer une programmation en accord avec la diversité et le niveau d’exigence que sont en droit d’attendre les publics et les équipes artistiques» (Profedim, Synavi, Syndeac, Syndicat national des scènes publiques).

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 mars 2018)

Crédit photo : D. R.

Aubusson : une mission à consolider en espace rural

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Les Brigades de lecture

Voici trois mois, Gérard Bono, directeur du Théâtre Jean Lurçat-scène nationale d’Aubusson, a appris que le Département allait réduire de 53 000 euros sa subvention qui descend ainsi à 130 000 euros. Après un article dans la presse locale, Gérard Bono et le président de l’association, Gérard Crinière, ont opté pour la diplomatie discrète.

Le Département, même après la baisse, reste la principale collectivité territoriale partenaire et aussi le propriétaire du bâtiment qu’il met à disposition, selon une valorisation de 250 000 euros. Par ailleurs, la baisse du Département était l’un des éléments d’un rapport de force avec la Région et la DRAC sur le financement du conservatoire. «Nous avons voulu réfléchir, avec l’état et la Région, à une mission plus axée sur le milieu rural tout en étant une structure de création contemporaine de vocation nationale, avec un axe fort en direction des jeunes compagnies», déclare Gérard Bono.

La préfecture s’est engagée dans le dossier, pilotant une réunion le 26 février qui devait conduire vers une reconduction de la convention avec le Département. Celui-ci mettrait à disposition des locaux supplémentaires pour les résidences, une ancienne demande. L’Etat augmente peu à peu son apport pour atteindre cette année les 500 000 euros de subvention plancher aux scènes nationales.

«Aubusson est la plus petite scène nationale de France, mais elle fonctionne bien, insiste Gérard Bono. 9 fauteuils sur dix sont occupés. Dans la Creuse, avec ses 120 000 habitants, c’est d’autant plus important de rappeler les fondamentaux de la démocratisation culturelle.»

Autonomie artistique, accueil de jeunes compagnies et d’artistes internationaux, projet dans la durée, qualité d’accueil du public... La scène nationale propose de renforcer ces missions par des résidences hors les murs, en milieu rural, mais aussi d’accueillir des artistes étrangers et de coopérer davantage avec d’autres structures en milieu rural comme la Maison Maria Casarès, à Alloue (16), ou le Nombril du monde, à Pougne-Hérisson (79). Reste à réaffirmer le soutien du Département sur cette ligne.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 mars 2018)

Légende : Les Brigades de lecture, interventions artistiques de la Compagnie Thomas Visonneau. Crédit photo : D. R.

Egalité femmes-hommes : la ministre fixe des objectifs

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Graphique répartition genres

«J’assume le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés. Nous avons un devoir d’exemplarité en matière d’égalité femmes-hommes», a annoncé Françoise Nyssen le 7 février.

Son premier geste consistera à réduire l’écart de rémunération de 10% constaté entre hommes et femmes au ministère de la Culture. Une enveloppe de 500 000 euros sur 5 ans y est consacrée.

Le deuxième est le soutien à l’emploi des jeunes parents, en débloquant l’aide prévue dès l’origine du Fonpeps pour aider à financer la garde des jeunes enfants d’intermittents du spectacle. Sur la formation, Françoise Nyssen va instaurer la parité au sein des jurys de sélection et de sortie des 99 écoles du ministère. Chaque établissement devra avoir une charte éthique avec une attention au harcèlement et à l’ouverture de tous les métiers aux deux sexes.

Quant aux nominations, la ministre rappelle que sur 75 établissements du ministère, seuls 26 sont dirigés par des femmes. Elle souhaite que la parité soit acquise en 2022 : «Il y aura 27 renouvellements cette année, 21 l’année prochaine, 18 celle d’après. Je souhaite que la moitié de ces renouvellements donnent lieu à la nomination d’une femme».

Concernant les nominations aux directions d’établissements labellisés, le ministère doit composer avec les collectivités locales partenaires. La ministre souhaite un rééquilibrage : «Sur la base du premier bilan qui me sera rendu en juin, je me réserve le droit de fixer des objectifs chiffrés, contraignants, et d’en tirer les conséquences en cas de non-respect

La nouveauté est que Françoise Nyssen chiffre ses objectifs : +10% par an de femmes pour les catégories de labels dans lesquels elles représentent moins de 25% des dirigeants aujourd’hui et +5% pour les catégories dans lesquels elles représentent entre 25 et 40%. Selon cette formule, pour les centres dramatiques nationaux, au lieu de 8 femmes sur 36 CDN, il y aura entre 11 et 12 femmes. Quatre CDN sont ouverts au renouvellement, à Reims, Colmar, Vire et Ivry. Concernant les programmations, des objectifs sont posés sur les mêmes bases. «Un suivi serait instauré, avec des conséquences directes sur les subventions : un système de “malus” pourrait être envisagé pour les labels qui ne respecteraient pas leurs obligations

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 février 2018)

Source : Observatoire métiers du spectacle vivant/Audiens.

Amateurs : des conventions pour chacun

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Sonia Leplat

Le 31 janvier est paru au Journal officiel l’arrêté «relatif à la participation d’amateurs à des représentations d’une œuvre de l’esprit dans un cadre lucratif»(1). Il précise la convention prévue par la loi LCAP du 7 juillet 2016 entre les structures de création, de production, de diffusion et d’exploitation de lieux de spectacles et les amateurs ou les groupes d’amateurs appelés à se produire dans un cadre lucratif.

Cette convention devra préciser les moyens dédiés à l’accompagnement des amateurs, «en distinguant le temps de transmission pour les ateliers et heures d’enseignement, et le temps de répétition. Le nombre d’heures consacrées au temps de transmission doit être supérieur au nombre d’heures consacrées au temps de répétition». La convention indiquera le nombre de représentations publiques envisagées et le territoire où elles ont lieu.

La télédéclaration prévue par le décret devra comporter «le nom, les prénoms et le nombre d’artistes amateurs intervenant dans chaque représentation ainsi que, pour chaque artiste amateur, le nombre de spectacles et le nombre de représentations auxquels il déclare avoir participé au cours des douze mois précédents la représentation». Le décret avait fixé des plafonds à cet égard : 8 représentations maximum pour les spectacles auxquels participent des groupements d’artistes amateurs. Une autre limite est qu’un même amateur ne peut participer à plus de 10 représentations dans l’année dans un cadre identique.

(1) Arrêté du 25 janvier 2018 pris en application du décret n°2017-1049 du 10 mai 2017.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 février 2018)

Légende : Sonia Leplat, directrice de la Maison des pratiques artistiques amateurs à Paris. Crédit photo : D. R.

Terres de paroles associe grandes et petites collectivités

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Terres de paroles 2017

En Seine-Maritime, le festival Terres de paroles, héritier d’Automne en Normandie, vient de remettre ses statuts en phase avec son projet artistique.

L’établissement public de coopération culturelle (EPCC) Arts 276 est devenu Terres de parole - Seine-Maritime - Normandie et associe le Département (principal financeur à 800 000 €), La Ville du Havre (10 000 €), et deux villes d’environ 4 000 habitants, Duclair et Terres-de-Caux (2 000 € chacune). Le budget de l’EPCC pour 2018 est de 1,3 M€.

L’arrivée de Marianne Clévy à la direction, en 2015, avait coïncidé avec le retrait de la Région et la décision de se recentrer sur Terres de paroles, manifestation consacrée aux écritures contemporaines qui poursuit une action de présence artistique dans des communes rurales. «Les élus du Département ont travaillé à mes côtés pour avancer avec une exigence artistique, raconte Marianne Clévy. Le Département a envoyé à toutes les collectivités une invitation à rejoindre l’EPCC». Trois se sont déclarées et d’autres sont en réflexion.

Du 27 mars au 29 avril, la troisième édition de Terres de paroles se promènera d’Eu à Elbeuf et du Havre à Brémontier-Merval, en passant par Neuchâtel-en-Bray ou Canteleu, soit une trentaine de communes qui accueilleront Tiago Rodrigues, Rafaëlle Jolivet, Alice Zeniter, Pierre Maillet, Didier Ruiz, la marionnette bulgare de Plovdiv, Joris Mathieu... 150 événements sont programmés, lectures, ateliers, spectacles, concerts... «Avec nos communes partenaires, nous ne voulons pas travailler en coup de vent, insiste Marianne Clévy. Par exemple Naomi Wallace vient en résidence dans le Pays de Bray. Je travaille le contenu artistique en amont avec chaque commune, comme avec un CDN».

Avec cette démarche, l’EPCC entend traiter à égalité grandes et petites collectivités.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 16 février 2018)

Légende : Lors de l'édition 2017. Crédit photo : Loïc Seron.

Les BIS 2018 sous le signe du collectif

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BIS

Les débats des Biennales internationales du spectacle les 17 et 18 janvier à Nantes ont montré une volonté d’agir en commun face aux mutations de l’économie du spectacle et des politiques culturelles.

Ce désir de cohésion était perceptible dans l’atmosphère de l’événement en dépit de sa taille, avec 13 195 participants (+7,4% par rapport à 2016) venus de 47 pays, pour un total de 433 exposants (+25%) et 80 débats. Le salon Place des tournées n’a pas failli à sa réputation avec 266 producteurs et tourneurs présents, soit 2 967 artistes et spectacles représentés.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 février 2018)

Crédit photo : Philippe Anessaut.

Le festival Les Escales renonce à Cantat

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Les Escales

Bertrand Cantat a été déprogrammé du festival Les Escales de Saint-Nazaire, à la fin juillet.

Le 19 janvier, David Samzun, maire de Saint-Nazaire, a rendu publique une lettre au président de l’association des Escales pour lui faire part de sa désapprobation, tout en rappelant son principe de laisser «les programmateurs libres de leurs choix artistiques». Il écrit : «Je me sens redevable de ces propos publics compte tenu des subventions très importantes qui vous sont versées par la Ville et des interactions entre le festival et l’image de notre collectivité».

Il poursuit par un commentaire négatif sur l’évolution du festival : «Les tournées estivales et les opportunités de programmation ont pris le dessus, au risque de faire oublier qu’une programmation doit aussi avoir du sens». Et il termine en évoquant les discussions à venir sur la convention d’objectifs. Un message assez clair...

Trois jours plus tard, Gérald Chabaud, directeur des Escales, publiait un communiqué : «Nous sommes attachés à ce que le Festival reste un espace de convivialité où la mixité, le vivre ensemble et les valeurs humanistes restent au cœur de notre projet. Dans ce contexte, nous avons donc pris la décision d’annuler la venue de Bertrand Cantat.» Le chanteur a entamé la longue tournée Amor Fati avec Unit-T Production (Thierry Langlois), dont plusieurs dates sont déjà complètes comme celle au Rocher de Palmer, à Cenon (33).

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 février 2018)

Crédit photo : D. R.

Babel Med se projette vers 2019

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Babel Med Music

Les Biennales internationales du spectacle (BIS) ont offert une tribune à Sébastien Lagrave, président du réseau Zone franche, pour la défense du salon professionnel des musiques du monde Babel Med Music que l’association Latinissimo a été contrainte d’annuler pour 2018.

En décembre, la Région Sud-PACA a décidé de réduire de 79% sa subvention dédiée à l’événement. Après quelques semaines où elle a accusé le coup et affronté les conséquences sociales de l’annulation, l’équipe organisatrice de Babel Med a retrouvé le sourire aux BIS où les professionnels se sont rassemblés pour une photo de groupe.

En coulisse, Florence Chastanier, déléguée générale de Babel Med, confirme que des pistes sont à l’étude pour relancer une édition en 2019 avec d’autres partenaires à Marseille ou ailleurs.

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 2 février 2018)

Crédit photo : Eric Deguin.

Le CND sous la menace de sa façade

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CND

Un e-mail transmis par la direction du Centre national de la danse (CND) aux salariés, le 22 décembre, a provoqué une vive inquiétude dans l’institution. Il s’agissait du compte rendu du comité de direction du 20 décembre qui évoquait la question des façades de l’institution.

Depuis juillet 2017, la dégradation du béton de ses façades est devenu si préoccupante qu’il a fallu prendre des précautions (filets de protection) pour éviter les accidents. Cette situation a soudain été évoquée par la direction dans des termes alarmants. Il est fait mention d’un courrier de l’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture) adressé à la DGCA (Direction générale de création artistique) le 15 décembre, estimant le budget de rénovation à 24 millions d’euros et demandant au ministère de la Culture des garanties sur la soutenabilité financière de l’opération avant d’engager un appel d’offres.

Dans le compte rendu communiqué par la direction du CND, il est fait mention des scénarios possibles. Sachant que les filets de protection ne sont garantis que jusqu’en janvier 2021, il est évoqué un déménagement temporaire ou définitif, si le ministère ne s’engageait pas à financer l’opération. La nouvelle a surpris les salariés.

Le bâtiment de Pantin appartient à la ville, mais celle-ci ayant signé un bail emphytéotique avec l’état, c’est ce dernier qui prend en charge l’entretien. En revanche, la DGCA n’a pour le moment reçu aucune des études de phasage ou d’étalement des travaux qu’elle avait demandées à l’Oppic, pas plus que d’indication sur la possibilité d’assurer la continuité du service dans le bâtiment. Toute annonce de déménagement apparaît, dès lors, prématurée.

Il est étonnant que ce problème grave mais bien repéré refasse surface. La mauvaise qualité du béton était déjà connue lorsque les architectes Antoinette Robain et Claire Guieysse ont mené la restauration en 2004. Et quand les travaux du troisième et quatrième étages ont été achevés, en 2013, ou encore quand les aménagements nouveaux ont été effectués, en 2015, cette question n’échappait à personne. Nous écrivions dans la Lettre du Spectacle du 12 juin 2015 : «Le béton du bâtiment historique continuant à se dégrader, un traitement important s’imposera rapidement

Il semble que, faute de traitement à temps, la dégradation se soit aggravée. La dramatisation par la direction du CND sonne, dès lors, comme une façon de prévenir des difficultés sociales.

PHILIPPE VERRIELE

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 17 janvier 2018)

Légende photo : Le CND, à Pantin. Crédit photo : Marc Domage.