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Sécurité : le SMA dénonce «de la vente forcée»

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The Black Angels

La question de la sûreté des événements culturels a été au centre des discussions, au congrès annuel du SMA (Syndicat des musiques actuelles), les 18 et 19 septembre, au Confort moderne, à Poitiers (86). Les festivals de l’été ont vu la circulaire sur l’indemnisation des services d’ordre appliquée de façon très différente selon les territoires, mais aussi selon les esthétiques. Les participants ont relevé des disproportions entre les montants facturés et les services mis en œuvre qui relèvent parfois davantage de la recherche de stupéfiants plutôt que de la prévention d’attaques terroristes… 

Yves Bommenel, réélu président, constate : «L’État est devenu un prestataire qui ne négocie pas ses tarifs, c’est de la vente forcée. Nous assistons à une privatisation des coûts de sécurité : des missions générales de service d’ordre sont payées par des structures privées qui payent pourtant déjà des impôts.» Beaucoup de festivals ont critiqué la mise en œuvre trop rapide de cette circulaire datée du 15 mai et non précédée de concertation. Certains se sont vu notifier des montants d’indemnisation deux jours avant l’ouverture au public. D’autres déplorent que le projet culturel ne soit plus pris en compte par l’État. 

Présent à Poitiers, Julien Métifeux, chef du pôle Défense et sécurité au service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de la Culture, a pris note des remarques des adhérents et s’est montré ouvert à la discussion. Le SMA et le Prodiss ont formulé un recours gracieux auprès du ministère de l’Intérieur afin de retirer la circulaire. Ce recours devrait être étudié après la décision du Conseil d’État concernant la requête en annulation déposée par l’Unimev (Union française des métiers de l’événement). Celle-ci estime que l’instruction du ministre ne respecte pas le cadre légal et réglementaire qui pose les grands principes de partage du coût des forces de l’ordre mobilisées à l’occasion d’un événement. Le juge administratif devrait statuer avant le mois de novembre.

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°435

Légende photo : The Black Angels à La Route du rock
Crédit photo : Eric Deguin

CNV : forte hausse des recettes de billetterie

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schema CNV

Les statistiques 2017 du Centre national des variétés, de la chanson et du jazz (CNV) confirment la progression de la diffusion de spectacles musicaux. En 2017, les recettes de billetterie ont augmenté de 15% par rapport à l’année précédente, soit près de 930 millions d’euros hors taxes. Le nombre de diffusions payantes (+4%), la fréquentation (+8%), mais aussi le prix moyen du billet (+5%) expliquent cette hausse. L’offre a été tirée par 9 concerts au Stade de France (2 l’année précédente), l’ouverture de la Seine musicale et de la U Arena (40 000 places) qui a accueilli trois concerts des Rolling Stones. Les têtes d’affiche dans des lieux de grande capacité stimulent le prix moyen du billet, à 35 euros. 

De grosses tournées, comme les 75 dates de Soprano, et la très bonne fréquentation des festivals (+11%) concourent à cette tendance. Le CNV n’observe pas de phénomène accru de concentration autour de quelques déclarants (salles, producteurs, festivals). Les Zénith sont aussi en forte croissance, de même que les cabarets, mais les salles de type scène de musiques actuelles voient le nombre de représentations baisser (-6%), comme leur fréquentation (-8%) et leurs recettes de billetterie (-7%). Des chutes à relativiser car 2016 avait été marquée par une forte hausse. Parmi les spectacles de variétés et de musiques actuelles, le hip-hop voit grimper sa fréquentation (+59%) et ses recettes de billetterie (+67%) grâce aux tournées de Soprano, IAM ou Black M, et davantage de concerts à l’AccorHotels Arena.

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°435

Légende photo : Répartition et évolution de la fréquentation payante selon les catégories de salles
Source : CNV

Des aides pour la création et la diffusion des œuvres francophones

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Fissures, mise en scène Mahuwi Agbedjidji

A Limoges le 27 septembre, Françoise Nyssen a promis 2 millions d’euros pour les artistes de la francophonie. Elle a identifié trois «pôles de référence» pour la francophonie en France : le festival des Francophonies qui aura un «soutien renforcé», la Chartreuse de Villeneuve-lèz-Avignon pour les résidences et Théâtre Ouvert sur les écritures d’auteurs vivants. La ministre a confirmé que cette saison serait la dernière du Tarmac dans son théâtre du 20e arrondissement de Paris. En janvier dernier, elle avait annoncé que Théâtre Ouvert prendrait sa place. Pour «valoriser le travail et la visibilité des artistes francophones» sur les scènes françaises, l’ONDA se voit confier une mission «de repérage et de diffusion», d’une part à travers un programme de circulation des auteurs et créateurs ultramarins, d’autre part par le repérage et l’aide à la diffusion du spectacle francophone hors outre-mer. 

«L’Onda mettra en place un fonds à destination des lieux de diffusion, afin de favoriser la diffusion de créations francophones», a annoncé Françoise Nyssen. L’Institut français installera un «fonds de production et de diffusion de la création francophone à l’étranger, avec une attention particulière à la création théâtrale». Un appel à projets sera lancé avant la fin de l’année. Le programme Afrique et Caraïbes en création de l’Institut français sera revu et «réabondé» pour «donner plus de moyens à des structures identifiées localement pour accompagner la formation et la professionnalisation des créateurs francophones». La Délégation générale à la langue française et aux langues de France étendra ses activités à la coordination de manifestations culturelles : festivals, salons, expositions...

Le rapport remis en août par Xavier North et Paul de Sinety reconnaît la difficulté à définir les contours de la «sphère artistique francophone» et prend en compte l’outre-mer français et des artistes issus de l’immigration installés en France. Il constate les «handicaps, ou écueils considérés comme tels [de cette sphère], pour prendre pied sur les scènes françaises» ce qui, écrivent les auteurs, «justifie une forme de discrimination positive». Parmi leurs 32 recommandations, on retrouve les décisions annoncées par la ministre, mais aussi d’autres, comme : un assouplissement des contraintes liées au Passeport Talent pour les visas, «intégrer la francophonie dans les contrats d’objectifs et de moyens des scènes conventionnées», «développer en France 6 à 8 pôles francophones de création»... 

Yves Perennou

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°435

Légende photo : Fissures, mise en scène Mahuwi Agbedjidji
Crédit photo : Cristophe Pean

Musica à Strasbourg : Stéphane Roth confiant malgré un budget contraint

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Stéphane Roth

<p>Depuis plusieurs mois, la succession à Jean-Dominique Marco, après 28 ans à la tête de Musica, agitait le milieu. Dans un contexte budgétaire contraint, on pouvait craindre un revirement des équilibres institués depuis la création, en 1982, du plus important festival de musique contemporaine d’Europe. Musica fait partie de la poignée de festivals financés en administration centrale. «<em>Le ministère de la Culture s’est toujours tenu au deal de départ&nbsp;: s’aligner sur le montant des subventions réunies par les collectivités territoriales</em>», assure l’ancien directeur général qui se déclare ravi de la nomination de Stéphane Roth. «<em>Tous les directeurs de Musica avaient la trentaine à leur prise de fonction, ce qui assure un sain renouvellement&nbsp; générationnel</em>».</p>

<p>Même enthousiasme du côté de la municipalité où Alain Fontanel (LREM), premier adjoint au maire en charge de la culture, loue «<em>un choix dont la dimension audacieuse colle au festival, la meilleure des réponses possibles face aux incertitudes</em>». Il précise qu’il a été «<em>en contact étroit avec la ministre de la Culture pour s’assurer de son engagement futur</em>». Le nouveau directeur général sait que la conjoncture n’est plus celle des années 1980 et qu’il ne «<em>mange pas aux mêmes fruits</em>» que son prédécesseur. Il hérite d’un budget sans évolution depuis 15 ans, plafonnant à un peu plus de deux millions d’euros, alors que l’inflation et les coûts artistiques ont grimpé. En 2012 et 2013, les crédits Europe créative obtenus avec le Réseau Varèse avaient dopés le budget de 300&nbsp;000 euros.</p>

<p>Depuis, Jean-Dominique Marco reconnaît avoir «<em>subi la baisse des partenariats de sociétés civiles et privées (Sacem, SACD) et de fondations comme Orange ou Lagardère qui n’aiment pas le risque lié au soutien à la création. Ils préfèrent donner un million à l’Opéra de Paris et afficher ce prestige plutôt que 100&nbsp;000 euros à un festival en province</em>.» A contrario de la tendance, l’expérience de Stéphane Roth en tant que directeur éditorial à la Philharmonie de Paris a renforcé sa conviction de «<em>ne pas se concentrer sur le mécénat, une voie bouchée et un modèle épuisé pour la musique contemporaine</em>». Son projet vise plutôt à miser sur la valorisation des publics «<em>en créant une académie des spectateurs</em>» et de la médiation, en faisant «<em>feu de tout bois, avec la même confiance en nos idées que lorsque nous attendions la livraison de&nbsp;La Philharmonie</em>».</p>

<p><strong>Thomas Flagel</strong></p>

<p><em>En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°434</em></p>

<p>Légende photo : Stéphane Roth<br />
Crédit photo : Alex de La Forest</p>
 

Un conflit divise le Théâtre de la Commune, à Aubervilliers

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Dom Juan

La saison du Théâtre de la Commune s’ouvre sur Dom Juan, mais aussi sur un conflit social qui divise le personnel. Le 10 septembre, deux déléguées du personnel CGT-Synptac ont appelé à une grève reconductible à partir du 20 septembre. Le texte dénonce les méthodes de la directrice Marie-José Malis, nommée il y a quatre ans : «12 ruptures conventionnelles, 4 suppressions de postes, des restructurations dans chaque service et des changements arbitraires d’attributions, l’impossibilité de parler simplement du travail, le discrédit et la mise de côté d’une partie du personnel, ainsi que la désagrégation du dialogue social». Quelques heures plus tard, une convocation à une assemblée générale est envoyée par deux autres délégués du personnel, élus majoritaires en juin dernier sur une liste a-syndicale, qui se disent «choqués» de cet appel à la grève. Cette AG du 12 septembre a abouti à un texte qui proteste contre une «méthode honteuse et anti-démocratique de se proclamer porte-parole d’un ensemble de salariés sans y avoir été invité».

Le texte de l’AG défend la mise en oeuvre du projet de Marie-José Malis et Frédéric Sacard, parlent de «sincérité, de confiance», soulignent que les départs se sont faits par ruptures conventionnelles. Le manifeste issu de cette AG est signé par 34 personnes qui sont dans une large majorité du personnel intermittent. «En réalité, il y a des intermittents qui nous soutiennent, mais pas des artistes de l’équipe de Marie-José Malis», répond Lucie Pouille, suppléante à la déléguée CGT-Synptac. Elle décrit un climat qui s’est tendu depuis janvier, une demande de médiation refusée, une lettre aux tutelles restée sans réponse et des mesures de rétorsion qui les ont incitées à laisser les intermittents à l’écart du conflit «pour ne pas les mettre en danger».

Le Syndicat français des artistes (SFA-CGT) les soutient dans un communiqué virulent qui parle de «situations de maltraitance, pratiques humiliantes, déloyales voire discriminantes» et suspecte même la direction d’irrégularités dans l’emploi d’artistes. La directrice qui est aussi présidente du Syndeac parle d’un «conflit du travail pas gravissime qui prend des proportions déraisonnables». Elle estime qu’il y a une «description malhonnête de départs normaux à l’arrivée d’une nouvelle direction de CDN». Et juge impossible de répondre à la revendication CGT d’un «gel de toute nouvelle création ou suppression de poste, et des restructurations en cours».

Yves Perennou

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°434

Légende photo : Dom Juan, mis en scène par Marie-José Malis
Crédit photo : D. R.

Décret son : toujours du flou

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No One is Innocent au VIP, à Saint-Nazaire

Le 1er octobre entrera en vigueur le décret sur les niveaux sonores. Son arrêté d’application ne devrait cependant pas être prêt dans les temps, laissant libre cours à des interprétations par les agents de contrôle. «Les professionnels sont inquiets car ils perçoivent que des agents zélés sont prêts à utiliser ce texte», rapporte Angélique Duchemin, coordinatrice de l’association Agi-Son. Des incertitudes demeurent, concernant l’affichage et l’enregistrement des niveaux sonores dans les salles et les lieux en plein air. Le matériel permettant de mesurer à la fois les dB(A) et dB(C) n’existe pas. 

Agi-Son a proposé un protocole de mesure «en U» des niveaux sonores, validé par le Conseil national du bruit. L’objectif est de répondre à la mesure en tout point accessible au public, exigée par le décret, tout en utilisant des sonomètres, à un seul micro, existants. Les événements en plein air devront eux aussi réaliser une étude d’impact. Comme elle est impossible à imaginer in situ avant l’événement, Agi-Son demande que cette étude puisse être simulée sur ordinateur puis menée de façon évolutive, en partenariat avec les agences régionales de santé et les préfectures. Une façon de sensibiliser les agents de contrôle aux éléments (météo, masse de public…) qui modifient la gestion du son. L’un des premiers festivals à essuyer les plâtres du décret sera la Fiesta des Suds, à Marseille. 

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°434

Légende photo : No One is Innocent au VIP, à Saint-Nazaire
Crédit photo : Eric Deguin

La mesure 8 du Fonpeps : une bouffée d’air pour l’emploi

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l’Inizio (Cie Chriki’z)

L’entrée en vigueur de la mesure 8 du Fonds pour l’emploi pérenne dans le spectacle (Fonpeps), le 6 juillet, a été accueillie avec enthousiasme par les producteurs présents dans le Off d’Avignon, rapportait Philippe Chapelon, délégué général du Syndicat national des entrepreneurs de spectacles (SNES). Cette mesure permet aux employeurs d’équipes artistiques de bénéficier d’une aide pour la rémunération d’un à six artistes et d’un technicien pour des représentations dans des lieux de moins de 300 places. «Nous avons organisé une formation à ce sujet le 23 juillet qui a réuni une centaine de personnes, précise Philippe Chapelon. Cette aide concerne une grande partie des structures présentes en Avignon. Notre plus grande difficulté est de créer des spectacles aux distributions nombreuses

Le formulaire est à télécharger depuis début août sur le site de l’Agence de services et de paiement (ASP). Les employeurs pourront bénéficier d’une aide de 35 à 75% de la rémunération minimale (107,10 euros brut au cachet), soit 37 à 80 euros par artiste. La structure demandeuse ne devra pas dépasser un chiffre d’affaires d’un million d’euros et l’aide est limitée à 42 représentations par année civile. Les demandes devront être reçues par l’ASP au plus tard six mois après la représentation. Du côté des musiques actuelles, Aurélie Hannedouche, déléguée générale du SMA (Syndicat des musiques actuelles), observe : «Cela représentera un peu d’oxygène pour les petits lieux. En revanche, l’obligation de relever d’une convention collective du spectacle vivant exclut les structures de la convention de l’animation».

Pour sa part, Elodie Guitot, coprésidente du RIF (fédération des musiques actuelles en Île-de-France), s’interroge : «Les producteurs bénéficiant de cette mesure la répercuteront-ils entièrement sur le prix de cession de leurs spectacles ?». Philippe Chapelon veut y croire. Cette mesure restera en vigueur jusqu’à fin 2022. Le ministère de la Culture va choisir un opérateur chargé de gérer les paiements, mais aussi la communication sur les mesures, à la place de l’ASP, à partir de 2019.

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°433

Légende photo : Aux Hivernales d’Avignon, l’Inizio (Cie Chriki’z)
Crédit photo : Eric Deguin

Nouvelle phase de concertation pour le projet de CNM

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Lo’Jo au VIP de Saint-Nazaire

Les députés Emilie Cariou et Pascal Bois ont présenté, fin août, un “point d’étape”, à Matignon sur la préfiguration du Centre national de la musique qui remplacera le CNV (Centre national de la chanson, des variétés et du jazz). «Nous avons eu un bon retour sur la manière dont nous réorganisons les missions, entre ce qui reste dans la sphère publique et ce qui relèvera du CNM, explique Emilie Cariou. La ligne de démarcation que nous traçons, c'est qu'il aura vocation à s'occuper d'acteurs privés, y compris ceux qui bénéficient de subventions.» Lors d’une réunion aux Francofolies de la Rochelle, en juillet, les organisations professionnelles se sont accordées sur les missions de gestion des aides économiques, d’observation, de ressource. Le consensus est moins solide sur la formation et il s’étiole sur l’éducation artistique et culturelle (EAC). Plusieurs organisations ont rappelé que le CNM s’entendait dans la perspective d’une «politique publique forte pour la musique portée par le ministère de la Culture» et ont mis en garde sur l’ambiguïté de confier des missions d’EAC au CNM.

«Nous leur disons que c’est du plus, eux ils voient du moins, répond Emilie Cariou. S'ils considèrent, au niveau des musiques savantes, que l'EAC est au top, ils se trompent. Le réseau des conservatoires est loin de répondre à tous les besoins.» Elle juge intéressante la proposition de l’Adami de reverser au CNM sa part de crédits à l’action culturelle dédiée à l’EAC. La perspective d’augmenter de 20 à 25 millions d’euros le budget du CNM par rapport à l’actuel CNV avait suscité un courrier de l’Union des syndicats d’employeurs du spectacle vivant public (USEP-SV) au Premier ministre, en juillet : «Un effort public de 25 millions d'euros concentrés sur cet outil, alors que le ministère de la Culture peine à consolider son action sur des missions essentielles, est difficilement acceptable pour nous», écrivait la fédération. Emilie Cariou rétorque que rien n’est encore décidé et que l’augmentaion budgétaire peut être progressive, ne nécessitant pas d’arbitrage budgétaire urgent. «Nous avons proposé un financement par une taxe. Ce n'est pas prendre aux uns pour donner aux autres.» Ce pourrait être une part de recette de la taxe sur les opérateurs de télécommunication électronique (TOCE).

Chez les supporteurs du CNM, ce sont les flottements au ministère qui inquiètent : «Françoise Nyssen a inscrit le CNM dans une notion d’intérêt général, en incluant la diversité culturelle», rappelle Aurélie Hannedouche, déléguée du SMA. Deux conseillers du cabinet qui ont suivi le dossier, Pierre-Emmanuel Lecerf et Claire Guillemain, sont en partance. Luc Gaurichon, président du Prodiss, expose : «Notre secteur et le CNM ne semblent pas une urgence pour le ministère, d’autant qu’il y a eu vacance à la DGCA. Nous avons rencontré de nombreux parlementaires pour leur expliquer le projet de CNM. Beaucoup ne maîtrisent pas ce sujet. Françoise Nyssen a toujours soutenu le CNM». La concertation se poursuit sur la gouvernance jusqu’à mi-octobre.

Yves Perennou et Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°433

Légende photo : Lo’Jo au VIP de Saint-Nazaire
Crédit photo : Eric Deguin

Capitales françaises de la culture

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Bernard Faivre d’Arcier

La ministre de la Culture et France urbaine ont lancé cet été le projet de «capitales françaises de la culture». L’association France urbaine qui réunit les métropoles, agglomérations et grandes villes s’inspire du succès des capitales européennes de la culture (Lille 2004, Marseille 2013 en France). Un titre de Capitale française de la culture sera attribué tous les trois ans sur la base de l’innovation artistique et de l’attractivité culturelle d’une ville. Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du Festival d’Avignon, va définir la procédure, les critères de sélection et la constitution d’un jury.

La première édition est prévue dès 2021, ce qui présage une ouverture prochaine des candidatures. Les villes devront s’inscrire dans une démarche solidaire en prenant en compte les habitants et territoires les plus éloignés de l’offre culturelle. La durabilité et la pérennité des propositions seront importants, souligne le ministère : les projets devront se poursuivre au-delà de l’année, «toucher toutes les générations, mobiliser les habitants et les visiteurs et impliquer les artistes et acteurs culturels implantés sur le territoire».

Yves Perennou

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°433

Légende photo : Bernard Faivre d’Arcier
Crédit photo : Julien Pebrel

Du mobilier et des tentes en carton

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Hugo Duval

Fort de nombreux atouts, dont son caractère écologique, le carton s’impose peu à peu sur les sites des festivals ou événements.

Festivals, salons et événements, compagnies théâtrales… De plus en plus d’acteurs culturels sont séduits par le mobilier en carton. L’offre est elle-même très diversifiée puisqu’elle va des tabourets – appréciés des spectateurs qui déambulent d’un site de concert à un autre ou assistent à des spectacles dans l’espace public – tables basses, banques d’accueil ou mange debout, jusqu’aux décors de théâtre et tentes de camping.

Léger, robuste et recyclable
Les premiers avantages de ce matériau résident dans sa légèreté, sa facilité de montage (pas de vis ni de colle, il suffit de le plier) et sa robustesse. Une chaise proposée par la société Orika par exemple, pèse moins de 2 kg et supporte une charge de plus de 470 kilos, et le tabouret créé par Breen 400 g pour une résistance équivalant à plus de 300 kg. Plus besoin ainsi de recourir à des véhicules de fort cubage lors du transport de mobiliers de stands ou de la scénographie d’un spectacle : tout sera installé sur place en peu de temps. Pour les festivals, toujours soucieux d’accroître leur visibilité, le carton s’offre par ailleurs comme un excellent support de communication. «Il est possible d’y apposer son logo et tout type de décoration», explique Hugo Duval, PDG de Breen, qui commercialise ses tabourets notamment auprès des marques partenaires d’un événement ; lesquelles les mettent gracieusement à disposition en échange de la diffusion de leur image. À l’instar des gobelets, les spectateurs pourront les rapporter chez eux pour garder un souvenir du festival.

[…] Lire La suite dans La Scène n°90 – Automne 2018.

Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Hugo Duval, PDG de Breen : «Le carton est un excellent support de communication

Crédit photo : D. R.