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La cuisine pour vecteur de la médiation

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Chloé Tournier

Plusieurs lieux, et notamment des scènes nationales, surfent sur l’engouement des Français pour la cuisine dans le but de toucher de nouveaux publics.

Depuis une bonne décennie déjà, la cuisine a le vent en poupe, et ce n’est pas les confinements de 2020-2021 qui ont changé la donne. Au contraire, contraints de rester chez eux et disposant d’un peu plus de temps que de coutume, les Français ont réappris à cuisiner. Dans un sondage réalisé par l’institut OpinionWay en juillet 2020, 31 % des Français ont estimé que la cuisine était l’un de leurs passe-temps favoris. Ce phénomène de société n’a pas échappé aux acteurs culturels, qui voient là une manière de renforcer l’hospitalité dans les lieux de création et de diffusion, mais aussi d’élargir les publics de leur structure.

À Cavaillon (Vaucluse), la directrice de La Garance, scène nationale, est passionnée par cette rencontre improbable du spectacle vivant de l’art culinaire. Elle lui a même consacré un mémoire de recherche, lorsqu’elle était encore étudiante, à Lyon (Rhône). L’an passé, elle a programmé la première édition d’un nouveau temps fort, le Festival confit !, qui accueille des projets « qui parlent de cuisine et d’alimentation, et qui font en même temps partager aux spectateurs une expérience gustative ». 

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Chloé Tournier, directrice de La Garance, scène nationale de Cavaillon

Crédit photo : Julien Pebrel

Une reprise tout en prudence

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Camille Giertler

Alors que les crises (Covid, énergie) se succèdent depuis deux saisons, les directeurs des affaires culturelles (DAC) des villes gèrent des budgets contraints, tout en tentant d’être inventifs.

L a stabilité des budgets votés entre 2022 et 2023 se révèle moins alarmante qu’attendue, à en croire la dernière étude de l’Observatoire des politiques culturelles parue en juillet dernier. Pour 78 % des collectivités, il n’y a « pas eu de diminution de l’offre culturelle » à la suite de la crise énergétique en 2022 et 2023. Quant à l’effort budgétaire, pour 68 % des sondés, il est « identique » à celui de l’an passé. À Strasbourg (Bas-Rhin), Camille Giertler préfère comparer 2023 avec 2019, le premier exercice de la municipalité écologiste. « Il est en augmentation de 3 millions d’euros. L’un des plus gros leviers dont nous bénéficions est le fonds culture du Contrat triennal. La Ville a aussi déployé des mesures exceptionnelles pour accompagner les acteurs culturels en 2021 et 2022. Aucun n’a été laissé sur le carreau. » Tout cela n’est pas allé sans contreparties, puisque dans une logique de redéploiement vers une trentaine de nouveaux projets chaque année, « un effort solidaire a été demandé aux dix plus grands opérateurs, par ailleurs en très bonne santé financière, voire en excédent, ce qui ne remettait donc pas en cause leurs actions ». 

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Par Thomas Flagel

Légende photo : Camille Giertler, directrice de la Culture Ville et Eurométropole de Strasbourg

Crédit photo : Jean-François Badias

Bénévoles : les recruter et... les garder

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Marie-Claire Martel

Les associations culturelles peinent à recruter des bénévoles pour un festival. Le point en quelques pistes d’explications et débuts de solutions.

Il y a péril en la demeure sur le sujet des bénévoles dans les associations culturelles. La Cofac (Coordination des fédérations et associations de culture et de communication) publiait cet été une étude que sa présidente, Marie-Claire Martel, résumait ainsi : « Alors que pendant longtemps, notamment avant le covid, 10 % de bénévoles partaient chaque année d’une association culturelle et 10 % arrivaient. Désormais, 30 % partent et pour toujours, et 10 % arrivent. » Par ailleurs, 43 % des associations culturelles ont perdu des responsables et la moitié ne parviennent pas à les remplacer. Le déficit se creuse donc au point parfois de voir certaines d’entre elles disparaître (comme des fanfares), même si ça reste, dit-elle, « un épiphénomène ».

L’enjeu est donc de rendre plus attractif cet engagement. Car il faut lutter contre des vents contraires, dont celui – majeur – de l’allongement de la durée du travail. Nadine égéa, présidente de la FATP (Fédération d’associations de théâtre populaire) et de l’ATP de l’Aude est très inquiète de voir disparaître ces contingents d’enseignants du 1er degré qui prenaient leur retraite à 55 ans et s’engageaient tous dans des associations. « Ce n’est pas le désir pour le bénévolat » qui s’amoindrit, selon elle, mais la capacité à avoir du temps pour s’y consacrer pleinement : « Certains regrettent de ne pouvoir ne serait-ce que lire les e-mails qu’ils reçoivent. » Et selon Marie-Claire Martel, c’est le « bénévolat d’engagement qui est le plus menacé », car la responsabilité ne cesse de croître : 57 % des présidents d’associations disent que leur premier travail est de trouver des financements, « cela occupe trop de temps et prend le pas sur le plaisir à mener un projet ; les contraintes et la responsabilité juridique liées à la fonction d’employeur sont également de plus en plus grandes », pouvant mener à un « burn-out associatif ». 

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Par Nadja Pobel

Légende photo : Marie-Claire Martel, présidente de la Cofac

Crédit photo : Julien Pebrel

Lieux : Quelle stratégie de mécénat adopter ?

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Pauline Legros

Idéale pour diversifier ses ressources propres, une telle démarche requiert toutefois du temps et de la méthode. 

Jadis l’apanage d’institutions culturelles, l’obtention de mécénat est devenue, au fil des ans, accessible à tous les lieux ; lesquels, en outre, ne sont plus contraints de s’adresser à de grandes entreprises, les PME et TPE étant désormais disposées à soutenir des projets artistiques. Positive, cette démocratisation pose cependant question, modère Pauline Legros, consultante en mécénat culturel. « La recherche de mécénat exige du temps et une expertise qui font souvent défaut aux petites structures », explique-t-elle. Recourir à un prestataire extérieur peut alors constituer une solution intéressante. Tel est le choix opéré par Malraux, scène nationale de Chambéry, qui depuis 2019 associe deux compétences : celle d’une chargée des relations avec les entreprises, Séverine Mencarelli, et celle de la société Jean-Louis Sevez Organisation. « Le mécénat représentant une nouvelle mission au sein d’une scène nationale, créer un poste dédié me paraît indispensable, rapporte Séverine Mencarelli. Cela suppose néanmoins un réel désir de la direction de faire entrer l’entreprise au sein du théâtre. » 

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Pauline Legros, consultante en mécénat culturel

Crédit photo : Baptiste de Ville d’Avray

Sortir les jeunes artistes de l’isolement

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Martin Roch

Des lieux ou organismes professionnels créent des espaces ressources pour aider les tout jeunes artistes à entrer dans le métier.

Le premier vendredi du mois, le Théâtre universitaire (TU) de Nantes se transforme en workshop pour de jeunes artistes autour de problématiques liées à l’entrée dans le métier. La matinée est consacrée à un échange avec un professionnel ou une professionnelle du secteur, et l’après-midi à un atelier pour mettre en pratique les enjeux développés dans la matinée. Le 6 octobre dernier, par exemple, la thématique questionnait « comment penser sa structuration et son statut ? », avec la metteuse en scène Nathalie Béasse et Jérôme Soulié, responsable d’un dispositif d’insertion professionnelle des artistes à Musique et danse en Loire-Atlantique. « Nous partons du principe que nous nous adressons à des porteurs et porteuses de projets qui n’ont pas encore de structuration. Chaque année, on essaie d’avoir des thématiques transversales. Ce n’est surtout pas dire que l’on n’a pas besoin des métiers de la production, c’est bien l’inverse. Ce dispositif est un espace ressource solidaire qui va permettre de mieux comprendre les enjeux de la production artistique, enjeux qui ne sont pas ou peu abordés dans les formations artistiques », remarque Nolwenn Bihan, directrice du TU. Le succès de ces rendez-vous, qui ne cessent d’accueillir de nouveaux et de nouvelles participantes depuis la création du bureau des artistes il y a trois ans, témoigne de la quête d’outils par les jeunes professionnels et professionnelles.

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Par Tiphaine Le Roy

Légende photo : Martin Roch, conseiller artistique à Spectacle vivant en Bretagne

Crédit photo : D. R.

L’IA, aux multiples facettes

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Android Opera Mirror

Depuis son irruption récente dans le paysage culturel, l’intelligence artificielle intrigue, inquiète et fait rêver, tant ses applications sont immenses. Et encore mal encadrées.

Voici quelques semaines, Les Beatles, séparés depuis cinquante-trois ans, sortaient un nouveau titre – Now and Then – enregistré et mixé grâce à une intelligence artificielle. Ce projet des deux membres encore en vie du groupe, Paul McCartney et Ringo Starr, prolongeait une maquette de John Lennon enregistrée dans les années 1970, et transmise par sa veuve, Yoko Ono, aux membres du groupe qui avaient tenté, sans succès, dans les années 1990, d’extraire la voix de John Lennon en haute définition pour produire le titre. Une application vertigineuse, une de plus, due à l’intelligence artificielle, cette IA dont on ne cesse de parler depuis des mois et dont on peine encore à imaginer ce qu’elle pourra avoir comme conséquences réelles dans la production et la diffusion du spectacle vivant. Pour la production musicale, les applications possibles sont immenses, en témoigne ce « nouveau titre » des Beatles ou Heart on My Sleeve, ce faux duo créé entre le rappeur Drake et The Weeknd, écouté plus de 10 millions de fois sur TikTok en quelques heures. Pour Drake, « l’IA,  c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », tandis que le rappeur Ice Cube, dans son podcast, la qualifie de « démoniaque ». La crainte d’être dépossédé de son business est forte, même parmi ses têtes de gondoles nord-américaines qui plaident déjà pour une régulation. Un phénomène qui traduit bien leur inquiétude. À ce jour, plus d’une quinzaine de plateformes proposent de générer en ligne de la musique pour créer des chansons, des jingles, des sons. 

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Android Opera Mirror, de Justine Emard

Crédit photo : D. R.

Climat : comment les festivals vont s’adapter

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Pierre Gendronneau

Canicules, pluies diluviennes, orages, les festivals doivent désormais anticiper et prévenir des épisodes climatiques extrêmes. Au prix de sérieuses adaptations.

Le climat de l’été 2023 a été exceptionnel, à tous points de vue. Et notamment pour les épisodes extrêmes qu’il a réservés aux organisateurs. En 2022, l’évacuation de We Love Green sous les pluies diluviennes et l’annulation de deux journées des Eurockéennes pour alerte orages violents avaient marqué les esprits. Mais, l’été dernier, selon les régions, les festivals ont dû composer avec une météo froide et pluvieuse dans la seconde quinzaine de juillet, puis des épisodes caniculaires et des orages en août. Avec des annulations partielles sur Pause Guitare (Albi), au Festival interceltique de Lorient, lors de Jazz à l’Amirauté (Pléneuf-Val-André), pour une soirée au Delta Festival (Marseille), mais aussi annulation totale pour Les Ardentes, en Belgique… Quant au Festival du Bout du monde à Crozon (Finistère), largement arrosé pour sa 23e édition, la problématique était à la remise en état des terrains. Mi-août, c’est la canicule qui a conduit à des annulations, à Aurillac (Cantal), pour des spectacles joués dans le Off en plein soleil. 

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Pierre Gendronneau, directeur délégué du Festival d’Avignon

Crédit photo : C. Raynaud de Lage

Mieux produire, mieux diffuser : Un plan attendu, mais qui inquiète

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Tout va bien, du collectif Vaguement compétitifs

Vingt ans après le rapport Latarjet, le plan du ministère suscite une certaine réserve, les plus précaires craignant pour leur survie.

En janvier dernier, à l’occasion des Bis, à Nantes, le directeur général de la DGCA (Direction générale de la création artistique), Christopher Miles, s’est comparé à Numérobis, l’architecte égyptien d’Astérix et Cléopâtre, dont les réalisations sont toutes de guingois. Sauf lorsqu’il reçoit le soutien de ses amis gaulois… C’est bien ainsi qu’il faut comprendre cette comparaison : l’État ne résoudra pas seul les crises du spectacle vivant. Christopher Miles annonçait alors faire face à un « défi majeur », mieux produire, mieux diffuser, défi pour lequel il annonçait « un plan d’action ouvert à la concertation et au dialogue ». En cette fin d’année, nous y sommes. Les grandes lignes du plan ont été annoncées par la ministre Rima Abdul Malak, fin septembre, à l’occasion de la préparation de la loi de finances, après avoir été présentées au bureau élargi du CNPS (Conseil national des professions du spectacle).

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Par Bruno Walter

Légende photo : Lors d’une répétition de Tout va bien, du collectif Vaguement compétitifs.

Crédit photo : Richard Guyot

Désamour du politique : fantasme ou réalité

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Pascal Rogard

Les femmes et hommes politiques sont-ils aujourd’hui si éloignés qu’on le pense des sujets culturels ? Quelques observateurs du secteur tentent de poser un regard sur une question pas aussi simple qu’il y paraît.

Il est fréquent d’entendre lors de rendez-vous professionnels que les élus s’investissent peu sur les questions culturelles, s’en désintéressent, avec en corollaire la nécessité de les « former ». D’autres témoignent au contraire de la propension des élus à contester les projets, dans un contexte de montée des extrêmes et de « droitisation de la société ». Pascal Rogard, directeur général de la SACD, n’entend pas être pessimiste sur ces questions. Il trouve toujours de bons relais parmi les parlementaires, même s’il concède que, par essence, ceux-ci se mobilisent moins sur les sujets liés au spectacle vivant. « Il faut reconnaître que ce secteur évolue peu, remarque-t-il. Comparativement à l’audiovisuel, l’activité législative y est faible. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il suscite moins d’intérêt chez les parlementaires. Bien évidemment, ce n’est pas la même chose pour les élus locaux. » 

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Par Cyrille Planson

Légende photo : Pascal Rogard, directeur général de la SACD

Crédit photo : Julien Pebrel

« Ce cheminement d’accès universel modulable est adapté à tous les publics et tous les événements »

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CAU-Mobility d’Inclusiv’ Events

Rui Pereira, fondateur et directeur de la société Inclusiv’Events, a mis au point une solution pratique pour faciliter les accès, notamment des festivals, aux personnes à mobilité réduite : le cheminement d’accessibilité universelle CAU-Mobility. Mais son produit dépasse l’accueil des PMR et permet de combler un grand nombre de besoins. 

Comment avez-vous inventé ce cheminement d’accès universel ?
J’ai créé le festival de la différence et de la diversité Fest’Dif à Villeurbanne (en 2011), avec l’idée de casser les préjugés sur les minorités et, dans ce contexte, j’ai travaillé sur l’accessibilité. En 2016, on a créé un plancher vibrant. En 2017, j’ai cette idée de cheminement universel. J’ai travaillé avec une école de plasturgie, à qui j’ai donné mon cahier des charges, et avec qui on a choisi le procédé le plus adapté. J’ai fait 2 prototypes. En 2019, nous l’avons testé au festival Woodstower (Lyon), puis nous avons lancé la production et la commercialisation effective a eu lieu en janvier 2022. J’ai investi sur 200 m de cheminement que je loue : l’idée, c’est de le vendre, mais comme c’est un investissement, la location permet à tous de l’utiliser. Depuis, tout le monde adhère. À l’achat, c’est 550-580 euros du mètre, présenté en plaques de 50 cm qui s’accrochent les unes aux autres. À la location : tout dépend du budget, mais c’est en moyenne 7 euros le mètre pour deux jours. J’essaie de m’adapter au budget de l’événement, car mon objectif est de rendre accessible. Je reste militant.

En quoi ce procédé est-il innovant ? 
L’innovation, c’est que c’est adapté à tout public, pour les personnes à mobilité réduite au sens large, comme avec les personnes malvoyantes pour lesquelles on a un rail de guidage situé au milieu des plaques. C’est aussi une innovation d’usage, car ce sont des plaques qui permettent de s’adapter à 50 cm près des besoins. C’est donc très modulable et fait d’une matière suffisamment dense pour que ça ne bouge pas. Chaque plaque fait 13 kilos. C’est donc stable et souple à la fois, pour épouser le sol. On le pose sur tout ce qu’on veut, sable, pelouse, pavés, herbe, terre, graviers, etc. C’est beaucoup plus large comme usage : ça peut être sur des sites touristiques, pour contourner des travaux, dans des cimetières, etc. Pour la plupart des festivals qui m’ont contacté, ça a très bien fonctionné. J’ai eu une grande visibilité au Hellfest, à We Love green ou Rock en scène.

Vous faites aussi des diagnostics auprès des événements et des lieux ?
Oui, on propose, en mutualisation avec des partenaires de longue date, un Pack accessibilité universelle des événements. On propose de faire un diagnostic. Je fais, soit du conseil ponctuel, soit des diagnostics complets. On analyse en amont de l’événement, les besoins, et ce qui a été fait. On travail sur tous les aspects : la communication l’arrivée des personnes (parking camping), et sur site : les actions matérielles, mais aussi le côté humain, avec l’handiaccueil. L’idée est d’avoir quelque chose de global. Mais nous travaillons beaucoup dans les détails. Nous travaillons étape par étape. C’est comme ça qu’il faut consolider une base. À chaque fois, on va un peu plus loin.

Propos recueillis par Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du spectacle n°548

Légende photo : Le CAU-Mobility d’Inclusiv’ Events au Hellfest 

Crédit photo : D. R.