Annulés dans leur intégralité ou seulement pour une soirée, affectés par des températures exceptionnelles, les festivals ont été durement touchés par les vagues de chaleur de l’été 2026. Au point de devoir changer leur modèle ?
« Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le Festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint. » Ces mots sont ceux de Catherine Pégard, ministre de la Culture, le jour de l’ouverture de la 60e édition du Festival d’Avignon. Et alors qu’une première vague de chaleur frappait la France, le thermomètre dépassant allègrement les 40 ° C dans l’Ouest et le Centre, jusqu’alors préservés de ces épisodes précoces. Certes, Avignon n’est sans doute pas le meilleur exemple en la matière : la quasi-totalité des salles y sont climatisées. Mais l’intervention publique de la ministre traduit une réalité.
Quelques jours auparavant, plusieurs festivals ont été annulés en raison du dérèglement climatique. Solidays, Chambord Live, Garorock, Rétro C trop… D’autres l’ont été partiellement, au moins pour une soirée, à l’image d’Europavox, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), en raison d’un épisode orageux. Tout cela pose clairement la question du devenir des manifestations estivales désormais soumises à des événements climatiques qui n’ont plus rien d’exceptionnel. Les défis qui se présentent sont nombreux, tant en matière de gestion des projets, de prévention des risques et de maîtrise des coûts afférents.
[...] Lire la suite dans La Scène n°122 - Automne 2026
Par Cyrille Planson
Légende photo : Au festival Europavox, les publics ont fait l’objet de toutes les attentions les jours de grosse chaleur.
Crédit photo : D. R.