De nombreux événements dialoguent autour de leur programmation, pour des raisons économiques, écologiques ou pour favoriser la circulation d’artistes émergents ou étrangers.
Premières, exclusivités, créations… le secteur des festivals pourrait sembler plus concurrentiel que d’autres domaines de la culture, avec une concentration de manifestations sans pareille. Et pourtant, qu’il s’agisse de théâtre, de musique ou de danse, les collaborations plus ou moins formelles sont nombreuses. À Metz, Passages Transfestival ne programme pas d’artistes français. Son directeur artistique et général, Benoît Bradel, expose : « C’est un festival transcontinental, transculturel et transgénérationnel. Notre dimension internationale nous incite à travailler en coopération pour des raisons économiques et écologiques : plus on est nombreux, plus on partage les frais d’approche. Accueillir des compagnies de l’étranger pour une seule date en France, c’est épuisant pour elles. Nous le faisons aussi par proximité avec des artistes afin de les accompagner. » Il s’agit parfois d’artistes étrangers sans compagnie, sans réseau ni aides publiques. Un réseau informel s’est mis en place entre programmateurs de festivals proches dans le calendrier ou géographiquement et avec quelques affinités artistiques : Perspectives à Sarrebruck, Théâtre en mai à Dijon, les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, Spring à Utrecht, Latitudes contemporaines dans la métropole lilloise… Pour ce dernier festival, les coopérations sont fréquentes. Par exemple, le spectacle du chorégraphe libanais Ali Chahrour est programmé par huit festivals en mai et juin 2026, notamment en Belgique, aux Pays-Bas, en Suède et en Italie.
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Par Nicolas Dambre
Légende photo : L’accueil du spectacle Kabareh Cheikhats, en hommage aux cheikhates, chanteuses marocaines, a fait l’objet d’une coopération entre Banlieues bleues et Détours de Babel.
Crédit photo : h8mid.com