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Manuel de communication de crise pour le secteur culturel

Biblioscènes
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Couv Manuel de com de crise

Céline Rousseau 

Consultante et formatrice, cofondatrice de l’agence d’ingénierie culturelle Mazette, Céline Rousseau s’appuie sur une expérience de vingt ans dans le secteur culturel, à accompagner projets et structures, pour livrer ici des clés dans la gestion d’une crise qui pourrait affecter vos activités. En cette période de tensions politiques et sociales, qui voit la liberté de création et de programmation remise en cause, le sujet est sensible. À ceci s’ajoutent d’autres risques possibles tels que ceux liés aux sinistres, aux accidents ou aux VHSS. 

L’outil se veut pratique, simple d’utilisation et nourri de nombreux exemples. Il entend permettre aux dirigeants de mieux appréhender les risques pour être en mesure de réagir face à une crise. Selon les mots de Céline Rousseau, cet ouvrage  est un « outil de soin », illustré  de schémas clairs, et propose des méthodes à mettre  en œuvre, pas à pas. Quatre grands principes sont ici  érigés en valeurs cardinales : anticiper, évaluer, réagir, parler. Autour de celles-ci s’organise toute une stratégie à déployer seul, avec son équipe,  un ou une porte-parole, des relations presse… 

Plusieurs interviews d’experts des sujets concernés viennent également enrichir le propos : Camille Mathon (La Petite), Agnès Delbosc (Bifurques), Philippe Cuvelette (Moë-Kan)… Même si l’on espère échapper à pareils événements, la lecture de cet ouvrage permet de s’y préparer. Quelles que soient par la suite les réponses apportées, l’impréparation est le premier écueil à éviter dans ces situations. Céline Rousseau l’explique bien dans son ouvrage. Il n’est pas question d’une « image de marque » à défendre. 

Dans le champ culturel, l’enjeu est autre : « Quand les opérateurs de projets qui forment un contrat d’émerveillement avec leurs publics se retrouvent en contradiction avec les valeurs affichées, alors pointe un danger mortel : le sens, comme ciment collectif, vient se disloquer. Sidération, colère, écœurement, sentiment de trahison peuvent infiltrer le collectif, décourager ses membres, ses publics et ,reprenant la métaphore de la sève, faire mourir l’arbre tout entier. »  

> La Scène, 120 pages, 29 euros.