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Musiques : l’insaisissable génération Z

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festival Les Escales

Une étude révèle un décrochage entre les attentes et les pratiques des 13-26 ans et l’offre de concerts.

Le Centre national de la musique (CNM) a publié l’étude menée par le chercheur Loïc Riom (université de Lausanne, Suisse), intitulée « Musique live et génération Z », qui témoigne des habitudes de ces publics, d’aujourd’hui et de demain. L’interrogation essentielle porte sur le rapport de cette génération, celle des 13-26 ans, à la musique live, tant celle-ci a été emblématique des pratiques culturelles des deux générations qui l’ont précédée. L’auteur pose d’emblée que « le rapport étroit entretenu entre musique live – festivals en tête – et jeunesse est apparu comme une évidence, voire un élément constitutif de l’essence même de la pop ». Si les habitudes de consommation de cette génération sont présentées en rupture avec celles des précédentes, il restait à étudier leur relation au concert. Douze entretiens exploratoires ont permis de poser les premières bases d’une réflexion. Si la sortie au concert reste un événement, et une découverte qui relève plus souvent de l’émotion vécue que de l’expérience artistique, elle reste importante au sein d’un groupe de pairs. Mais elle révèle aussi un « tassement des pratiques », bien identifié du ministère de la Culture : la fréquentation d’un concert au cours des douze derniers mois est passée de 40 % en 1997 à 37 % en 2017 pour la tranche des 15-24 ans. Et ce phénomène semble se confirmer avec la génération Z. 

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Par Cyrille Planson

Légende photo : En juillet, lors du concert d’Angèle, au festival Les Escales à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Crédit photo : Eric Deguin

CNM : une taxe streaming sinon rien ?

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Carol Meyer

Emmanuel Macron a donné aux professionnels jusqu’à la fin septembre pour trouver un accord sur une taxe streaming pour financer un CNM qui n’a pas les moyens de ses ambitions. 

« Faire du CNM l’outil d’une nouvelle ambition. » Le titre du rapport du sénateur Julien Bargeton (Renaissance), remis fin avril dernier à la ministre de la Culture Rima Abdul Malak, a beau être partagé par l’ensemble des acteurs de l’industrie musicale, ses conclusions divisent depuis plusieurs mois. Cause de la controverse : la proposition d’instaurer une taxe de 1,75 % sur le streaming. « Cette ressource en provenance de la musique enregistrée serait le pendant de la “taxe billetterie” du côté du spectacle vivant », plaide le sénateur. Une mesure d’équité, donc. La taxe sur la billetterie (3,5 %) est aujourd’hui l’une des principales ressources du CNM. Elle pourrait rapporter environ 25 millions d’euros cette année, selon les prévisions. 

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Par Bruno Walter

Légende photo : Carol Meyer, directrice du festival Art Rock

Crédit photo : Gwendal Le Flem

FNSAC-CGT : Denis Gravouil quittera ses fonctions en fin d’année

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LL542 - Denis Gravouil

Denis Gravouil a rejoint le bureau confédéral élargi de la CGT et quittera ses fonctions de secrétaire général de la CGT-Spectacle « en fin d’année ». Sans pour autant délaisser la fédération qu’il pilote depuis 2013 : « Je n’abandonne pas le spectacle. Je resterai dans le bureau fédéral et je garderai certains dossiers, comme celui de la négociation sur les intermittents », nous a-t-il cependant précisé. Tout est allé un peu vite pour le patron de la Fédération CGT des syndicats du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle (FNSAC-CGT), réélu en octobre dernier, à 53 ans. L’élection surprise de Sophie Binet, puis l’élargissement récent du bureau confédéral (le 15 juin), l’ont conduit au sein de la plus haute sphère décisionnelle de la CGT, où il est désormais en charge des questions emploi, retraites et chômage. Stratégique, car « la direction de la CGT ne tourne pas la page sur les retraites », insiste la centrale qui a « inscrit la bataille sur un temps long ». L’arrivée de nouveaux membres au bureau, annoncée lors de la clôture du 53e congrès (mars 2023), a pour but de « mieux représenter les territoires et de renforcer la présence de militants du privé notamment sur les questions revendicatives ».

Chef opérateur de prises de vue de fictions cinéma et documentaires, Denis Gravouil est une de ces nouvelles voix du « privé ». Mais cette nouvelle charge l’oblige à passer la main. « Les deux fonctions sont difficilement compatibles pour que je reste secrétaire général, reconnaît-il. Un nouveau secrétaire général sera nommé avec une transmission de fonction « plutôt en fin d’année », estime-t-il. Tout indique à ce stade que Ghislain Gautier, actuel secrétaire général adjoint de la FNSAC-CGT, endossera le gilet. « Il nous faut un peu de temps pour nous organiser, ça mérite encore un peu de débats, poursuit Denis Gravouil. Mais effectivement, c’est une personne tout à fait compétente, je pense que c’est la meilleure pour cette fonction. D’ailleurs, il est déjà secrétaire général adjoint, c’est un signe. Mais nous devons suivre les étapes avant d’y arriver. » Et le congrès confédéral de mars est la preuve que les scrutins réservent des surprises, même si la fédération spectacle est plus homogène que la confédération. En attendant, Denis Grivouil participera à de nombreux débats au Festival d’Avignon. Pas d’adieux donc, plutôt une tournée d’au revoir.

Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°542

Légende photo : Denis Gravouil

Crédit photo : D. R.

montpellier danse : un bon bilan et des pistes de fusion avec le CCN

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LL542 - Montpellier Danse

La conférence de bilan du 43e Festival de Montpellier, le 3 juillet, a permis au directeur de l’institution, Jean-Paul Montanari, l’habituelle opération de satisfaction consubstantielle à ce genre d’exercice. Les chiffres sont bons, 32 000 spectateurs pour 57 représentations et un taux de fréquentation de 96 %. L’année 2023 se rapproche des résultats de 2019 (35 000 spectateurs) et les effets du séisme Covid commencent à s’estomper d’autant que le public du festival témoigne d’une fidélité rassurante : 70 % des places disponibles étaient vendues au bout des 15 premiers jours de réservation, et pas seulement pour les têtes d’affiche Preljocaj ou Pina Bausch… Cette confiance remarquable pour un festival très axé sur la création permet d’assurer 32 % d’autofinancement.

Seul bémol, les professionnels tardent à revenir : ils n’étaient que 308 journalistes et programmateurs venus de 21 pays à fréquenter la manifestation contre plus de 500 auparavant. Mais tout est dans le bon sens, fors une certaine inquiétude ressentie au cours de la conférence et qui est d’abord financière : « Il manque 300 000 euros pour cette édition. Nous avons pu assurer en piochant dans nos réserves, mais pour 2024…, souligne le directeur. La tendance devrait amener à un déficit de 400 000 euros l’année prochaine et il n’y aura plus de réserve. » Alors Jean-Paul Montanari évoque à nouveau cette antienne qui amuse le milieu professionnel depuis au moins dix ans : son âge. Et, partant, sa succession : il aura 77 ans l’année prochaine et semble tout à fait en verve et forme pour aller plus loin d’autant que le paysage politique lui est favorable…

Mais cette édition est la première sans Gisèle Depuccio, directrice adjointe, présente depuis 40 ans et cette absence pèse sur le « patron ». L’année 2024 sera aussi celle du départ de Christian Rizzo, directeur du centre chorégraphique national de Montpellier avec lequel, et bien que les deux maisons partagent les mêmes superbes bâtiments de l’Agora, les relations sont notoirement mauvaises. Le CCN s’est d’ailleurs – comme l’Opéra Comédie – retiré de la saison de danse, laissant le festival et ses 3,3 millions de budget tout compris assumer. Alors, et quoiqu’il ne veuille pas confirmer officiellement le projet, Jean-Paul Montanari se verrait sans doute volontiers partir fin 2024, offrant ainsi la possibilité de nommer le même directeur pour le festival et le CCN. Une fusion sur la table de travail du ministère, qui est bien entre les mains des tutelles, et qui permettrait de solutionner une part de l’équation financière autant que d’apaiser des tensions locales. Ainsi le futur de Jean-Paul Montanari préfigurerait-il un rapprochement qui ferait du CCN de Montpellier l’une des plus importantes institutions chorégraphiques d’Europe… Cela s’appelle une ambition.

Philippe Verrièle

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°542

Crédit photo : D. R.

Le jazz pris dans l’étau de l’inflation

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LL542 Jazz croisé

L’Association Jazzé Croisé s’alarme de la réduction de la programmation parmi ses adhérents face à la hausse des coûts et à la baisse des subventions des collectivités. Conséquence, les lieux de diffusion sont « pris dans un étau ». Le collectif de diffuseurs publie une étude révélant que « plus des 2/3 d’entre eux ont ainsi décrit une hausse de leurs charges artistiques, techniques et structurelles sans constater en face une hausse de leurs ressources sur les derniers mois ». Antoine Bos, son délégué général, s’inquiète : « Nous sentons qu’il y a des tensions au niveau des collectivités territoriales.» Conséquences, des adhérents comme Jazz à Poitiers ne programmeront ni saison, ni festival en 2024. Seuls 4 événements. « Nous avons une augmentation de coûts sans hausse de subvention bien que nos partenaires soient très présents mais c’est aussi difficile pour eux, détaille sa directrice Mathilde Coupeau. J’espère qu’il y aura une évolution nationale ».

L’étude d’AJC sur 48 structures montre que « 75 % ont une hausse substantielle de leurs frais de structure, 72 % de leurs frais techniques et que seules 24 % constatent des hausses des financements des collectivités ou de l’État. » Si les collectivités ont augmenté leur soutien entre 2019 et 2022, toutes l'ont réduit entre 2022 et 2023. Pire, selon l’AJC, « au 1er juin, plus de la moitié des répondants n’ont pas encore l’assurance d’un soutien de leur Région. » Et Antoine Bos d’évoquer le « besoin d’une discussion très rapidement avec les collectivités qui sont les premiers financeurs de nos adhérents », pour tenter d’inverser cette tendance délétère.

Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°542

Crédit photo : D. R.

La qualité de vie et des conditions de travail doit s’imposer dans le spectacle vivant

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rencontres professionnelles Prévention

La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) n’a pas été une préoccupation majeure dans le spectacle vivant, entre métier passion, importantes charges de travail et management peu assumé. La 5e édition des rencontres professionnelles Prévention des risques dans le spectacle vivant, le 19 juin à Lyon, a mis en avant cette préoccupation récente en matière de prévention, issue d’un accord interprofessionnel de 2020. Pascal Airey, chargé de mission Anact, livrait les trois dimensions d’une démarche QVCT : « Une approche paritaire, une discussion sur ce qui fait la qualité du travail et ses conditions, des expérimentations pour transformer la façon de travailler. » Pour Thierry Teboul, directeur général de l’Afdas, l’après-pandémie a suscité des demandes d’un genre nouveau : télétravail, équilibre vie privée-professionnelle, formalisation des relations de travail… dans un secteur « où il faut livrer coûte que coûte ». « L’attractivité est une question de prévention, mais traitée sous l’angle de la guérison. » Et d’appeler à « une nouvelle grammaire du recrutement ».

Une des conférences interrogeait le dialogue en entreprise, 90 % ne bénéficiant pas d’un Conseil social et économique. Katia Kostulski, professeure des Universités, ne voyait néanmoins pas d’un mauvais œil la disparition des CHSCT, « lieux d’un dialogue nécrosé et théâtral », incitait le dialogue entre pairs (fédérations ou associations de professionnels) avant même le dialogue interne, qui prévient les conflits interpersonnels. La psychosociologue Daphné Gaspari pointait les craintes de certaines directions à ouvrir les vannes d’un dialogue fourre-tout. Claire Roussarie, directrice adjointe de la Comédie de Valence, témoignait de l’accompagnement Impro-Spectacle de 9 structures sur 3 ans, alors qu’une crispation salariale se faisait jour dans le centre dramatique national. Un plaidoyer, rédigé de façon collective, a commencé à être esquissé autour de 18 thématiques, comme égalité, inclusion, formation, rémunérations, charge de travail… Ce texte sera finalisé pour les BIS 2024.

Nicolas Dambre

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°541

Légende photo : Les rencontres professionnelles Prévention des risques dans le spectacle vivant, à Lyon.

Crédit photo : D. R.

Pôle emploi lance Clap Talents pour fluidifier les recrutements

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pole emploi

Pôle emploi lance début juillet Clap Talents, un service en ligne réservé aux 124 000 intermittents du spectacle indemnisés et aux recruteurs afin de permettre une meilleure mise en relation candidats employeurs et de prendre en compte les singularités des offres d’emploi du secteur. Cette « base profil », qui n’est pas un outil de matching, doit faciliter une présentation plus complète des parcours des artistes et techniciens, de leurs dates de disponibilités, ou de leurs productions. « Nous sommes vraiment centrés sur la mise en avant du profil de l’intermittent, assure Catherine Adnot-Mallet, directrice de Pôle emploi services. C’est une base sur laquelle ils, techniciens et artistes, peuvent compléter leur profil de compétences voire une fiche casting pour les métiers plus artistiques ». Comme de renvoyer vers leurs réseaux sociaux, proposer plusieurs photos (de pieds, de face au naturel sans maquillage ou de profil), ou des données qui ne sont pas autorisées sur les services classiques.

Ainsi, la spécificité de Clap Talents est de pouvoir renseigner des critères discriminants hors du milieu du spectacle. Par exemple, les critères physiques (âge, taille, poids, corpulence, origine, sexe, couleurs de cheveux, tatouages, etc.). Cette fiche casting peut être transmise aux recruteurs depuis l’interface Clap Talents. Par ailleurs, le candidat peut préciser ses disponibilités sur 2 mois, « un critère important pour les employeurs », les conditions de travail et d’exercices acceptées. « On est vraiment sur une base complètement dédiée cinéma spectacle », résume Catherine Adnot-Mallet. Nous avions une demande interne des agences spécialisées pour un outil de ce type, mais aussi des employeurs, qui nous disaient avoir besoin de ce type de service tant pour trouver rapidement les professionnels que sur les recherches avec des critères discriminants », reconnaît-elle. Une collaboration avec des intermittents, des spécialistes de Pôle emploi et des employeurs. Un travail juridique a aussi été effectué pour coller au Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Dès le début juillet, Clap Talents sera accessible aux intermittents, l’ouverture aux employeurs se fera elle en septembre. La première phase permettra d’affiner la base. « Notre objectif est de fluidifier le marché du travail, poursuit la directrice de Pôle emploi services. Nous allons observer de près son utilisation, et nous serons très attentifs aux retours-utilisateurs afin de faire évoluer le service au plus près des usages et des besoins. »

Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°541

Crédit photo : D. R.

Saison 2023-2024 : contenir l’inflation, mais à quel prix ?

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L'Hectare vendons

A la lecture des premières plaquettes de saison 2023-2024, les théâtres de ville – très sensibles à la billetterie – résistent à l’inflation des tarifs. Alors que les prix grimpent pour le livre, le cinéma et les grands spectacles de variété, les théâtres municipaux ne veulent pas décourager leur public. C’est l’avis de Régis Ferron qui dirige l’Espace Marcel-Carné (EMC), à Saint-Michel-sur-Orge (Essonne) : « Nous augmentons très peu. C’est important pour des questions de pouvoir d’achat. Beaucoup de salles viennent juste de retrouver leur public, il ne faut pas mettre de frein. » Il admet que son établissement a été soutenu par la communauté Cœur d’Essonne pour les hausses de charges. « On a aussi eu l’une des meilleures billetteries de l’histoire du lieu l’année dernière, passant de 150 000 à 200 000 euros. Le meilleur taux de remplissage permet de limiter les tarifs. » Quelques rares conseils municipaux ont risqué des hausses, s’attirant les titres de la presse locale. Ainsi, à Abbeville (Somme), le saut du tarif A de 19 à 24 euros suscite les foudres de l’opposition...

Ailleurs, on voit aussi de petites hausses pour les séances scolaires suite à l’extension de la part collective du Pass culture aux 6e et 5e. Quand on épluche les plaquettes, les hausses sont très timides sur les tarifs moyens, mais plus nettes sur des spectacles avec vedettes. Constat confirmé par Christophe Bennet, directeur des affaires culturelles (DAC) de Cergy et président de la Fnadac qui a mené un rapide sondage auprès des DAC d’Île-de-France. « Sur 21 répondants, 8 augmentent leurs tarifs de 4 à 10 %, mais cela s’étale sur trois ans, rapporte-t-il. Ces hausses sont souvent sensibles politiquement. C’est aussi risquer de baisser le taux de fréquentation, alors que les recettes dans nos salles ne constituent pas la partie la plus significative de nos ressources. Par contre, j’ai identifié une catégorie [de prix] supplémentaire sur les concerts grand public ou avec une tête d’affiche. » Pour cette catégorie « supérieure », ces théâtres mesurent qu’ils ont encore une marge comparé aux Zénith, palais des congrès ou arénas dont les fréquentations tiennent bon.

Si les principaux prix sont gelés, où les théâtres relâchent-ils la pression budgétaires ? Car les hausses sur les fluides, sur les frais d’approche, sur les contrats d’achat « pulvérisent les budgets artistiques », estime Ghislaine Gouby (Scènes du Golfe à Vannes. Et des baisses de budgets se rajoutent : « Les collègues disent qu’il y a des restrictions budgétaires, énonce Christophe Bennet. Cela se traduira par une programmation un peu moins ambitieuse ou bien qui commencera plus tard ou encore par des négociations plus drastiques avec les compagnies. » Au Syndicat national des scènes publiques, le président, Frédéric Maurin (L’Hectare, à Vendôme), abonde : « C’est par une baisse du nombre d’œuvres dans la saison qu’on aura une adaptation budgétaire. Beaucoup de programmateurs sont face à des choix cornéliens. On s’inquiète pour les compagnies indépendantes. Elles sont le plus exposées. »

Yves Perennou

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°541

Légende photo : L’Hectare, à Vendôme

Crédit photo : Julien Pebrel

Plaquette ou journal ? Faire le bon choix

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Florence Guinard

Déconstruire la temporalité des saisons, diviser les trimestres ou garder la saisonnalité classique mais produire des « journaux » en parallèle… Les théâtres cherchent à créer des liens uniques avec leur public. 

Bien sûr, la période du covid a bousculé fortement l’appréhension des plaquettes saisonnières classiques tant ce qui était annoncé dans celles de 2019-2020 et 2020-2021 a été annulé, déplacé. Au TNG de Lyon, Joris Mathieu avait fonctionné par trimestre après le premier confinement avant de revenir à la traditionnelle temporalité. Il n’a pas fallu attendre la crise sanitaire pour que Wajdi Mouawad propose un schéma singulier. Il y a eu les plaquettes 2016-2017 (de septembre à juin) et 2017-2018 (de septembre 2017 à décembre 2018), le temps de la transition avec Stéphane Braunschweig (effectuée au printemps 2016). Dès la rentrée de 2017, le Franco-Libanais opère donc une vraie modification et sort ce qu’il nomme alors un « almanach » : une année civile entière est couverte. Ce sera le cas en 2019 et en 2020. Fanély Thirion, responsable communication du Théâtre de la Colline, explique que c’était une volonté de « se rapprocher des saisons naturelles » et que cela s’est décliné en « métaphores du solstice, des équinoxes… ». 

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Par Nadja Pobel

Légende photo : Florence Guinard, directrice adjointe du TNP

Crédit photo : Michel Cavalca

Organiser des bords de plateau

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Laura Costa

Leur réussite dépend de la capacité des lieux à en faire de réels moments de partage et de convivialité.

Proposés à l’issue des représentations, les bords de plateau constituent des temps d’échange privilégiés entre les spectateurs et les artistes. Généralement systématiques lors de séances scolaires – comme au Grand Bleu, scène conventionnée art, enfance et jeunesse de Lille –, leur fréquence peut être modulée en fonction de la programmation tout public. C’est en concevant la brochure de saison que Julie Bonnet-Roger, secrétaire générale de L’Équinoxe, scène nationale de Châteauroux, décide selon les créations, mais aussi au regard de contraintes techniques, de leur caractère opportun ou non. « Un spectacle qui dure trois heures et demie ne sera pas propice, car les spectateurs ne s’attarderont pas au théâtre, observe-t-elle. Je considère par ailleurs le propos, s’il suscite des questionnements justifiant un éclairage de la part des artistes. »

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Par Marie-Agnès Joubert

Légende photo : Laura Costa, chargée des relations avec les publics au Grand Bleu (Lille) 

Crédit photo : D. R.