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Biblioscènes

Jouer, vibrer, résonner

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Couv Jouer

Musiciens intervenants : des artistes pédagogues à l’écoute de leur territoire

Michel Kneubülher

Cet ouvrage est né de la volonté du Conseil national des centres de formation de musiciens intervenants (CN-CFMI), de la Fédération nationale des musiciens intervenants (Fnami) et de l’association Conservatoires de France (CDF) pour mettre en lumière le métier de musicien intervenant. L’auteur a recueilli la parole de ces artistes, et présente également des exemples d’actions portées sur une trentaine de territoires différents. Enfin, quelques contributions d’experts viennent enrichir l’ensemble.

La rumeur libre éditions, coll. « Politiques culturelles et territoires », 144 pages, 15 euros.

Circorama

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Couv Circorama

Coline Garcia, Audrey Valery et Nathalie Bertholio, illustrations Victoria Roussel

Voici bientôt deux ans, Coline Garcia publiait un premier album illustré destiné à faire découvrir le cirque contemporain à l’enfance et à la jeunesse. Circassienne avait été écrit par l’artiste, elle-même circassienne et metteuse en piste de la compagnie Scom. Un nouveau projet éditorial vient de voir le jour. Cosigné par Coline Garcia, Audrey Valery et Nathalie Bertholio, l’ouvrage illustré par Victoria Roussel se présente comme une encyclopédie jeunesse du cirque contemporain. Les autrices évoluant toutes trois au sein de la compagnie Scom, y présentent l’histoire du cirque, celle des chapiteaux, ainsi que tous les métiers qui l’accompagnent de l’administration à la production. Pour ce qui concerne la piste, chacune des grandes familles du cirque contemporain est ici référencée : acrobaties, aériens, équilibres, etc. Chacune fait l’objet d’une fiche détaillée. On aime aussi dans ce bel objet qu’il invite les plus jeunes à l’action. Ce Circorama peut être un outil de médiation appréciable dans les structures culturelles, en plus d’être un très joli album d’images et de mots.

Actes Sud Jeunesse, 64 pages, 21 euros.

Tous danseurs

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Couv Tous danseurs

Dorothée de Cabissole

Fondatrice du média et du podcast Tous danseurs, cette passionnée est allée à la rencontre de « 30 artistes qui font la danse d’aujourd’hui et de demain ». Avec humilité et enthousiasme, tous et toutes lui ont livré leur histoire, ont partagé leur parcours et expliqué ce qui les reliait profondément, viscéralement, à la danse. Ici, toutes les danses sont convoquées et il est tout autant question de krump que de jazz ou de classique. D’Angelin Prejljocaj – qui signe la préface – à Marion Motin, en passant par Nicolas Huchard, Jann Gallois ou Johanna Faye, cette traversée est riche et passionante.

Éditions Marabout, 208 pages, 29,90 euros.

Vie syndicale : Ekhoscènes s’affirme comme le premier syndicat du spectacle vivant privé

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Ekhoscènes

C’est le nouveau nom du syndicat du spectacle vivant privé né de la fusion du Prodiss, du syndicat national des théâtres privés (le SNDTP) et du syndicat des cabarets et music-halls (le Camulc).

Ekhoscènes, « la voix des entrepreneurs du spectacle privé », c’est un nouveau nom qui va compter dans le paysage du spectacle. C’est sous cette bannière commune que le Prodiss, le syndicat national des théâtres privés (le SNDTP) et le syndicat des cabarets et music-halls (le Camulc), se sont regroupés le 1er janvier 2024. à cette structuration administrative il manquait un nom qui a été dévoilé le 8 février lors des vœux du puissant syndicat. « Il fallait que ce nom résonne pour les trois parties, qu’il soit représentatif de ce que nous étions et allons devenir », expose Malika Séguineau, directrice générale. Ce choix est issue d’un long travail du groupe ad hoc, au sein du comité de pilotage de la fusion des trois syndicats, qui a occupé l’année 2023, d’autant que le travail juridique à mener a été copieux. 

Gouvernance transitoire
Regroupé dans les locaux de l’ex-Prodiss, Ekhoscènes est entré, depuis janvier, dans « une étape de gouvernance transitoire », complète Malika Séguineau. Car l’ancien Prodiss avait un bureau et des comité métiers, et des élus dont le mandat court jusqu’en septembre 2024. L’organisation temporaire compte 3 instances statutaires : le bureau, les six comités métiers et l'équipe permanente. Le bureau a été élargi à trois représentants du théâtre, et trois venus des cabarets, plus les trois représentants du Prodiss, dont son président, Olivier Darbois, qui garde la barre. « Le 30 septembre une assemblée générale élective votera pour un président, qui ne sera pas nécessairement un producteur de spectacle, et un vice-président qui viendra d’un autre métier que celui du président », détaille Malika Séguineau. « Il y aura un bureau de quinze personnes et un conseil professionnel de vingt membres, mais plus de comité métiers. Le conseil pro représentera tous les métiers. » Une organisation qui « correspond à une évolution, car on n’exerce plus qu’un seul métier aujourd’hui, les sujets de fond sont transversaux ». Ekhoscènes représente 600 entreprises et la majorité dans la branche. Le syndicat va remplir cette année le dossier de représentativité patronale. Un arrêté ministériel viendra mi-2025 établir son nouveau poids.

Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°554

Crédit photo : D. R.
 

La création dans les musiques traditionnelles

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La création dans les musiques traditionnelles

L’écho d’un monde musical en effervescence

Collectif

Voici plus de quarante ans que, dans le sillage de Jack Lang, les musiques traditionnelles ont été peu à peu réhabilitées en France. Le cheminement fut long, non dénué d’embûches, mais force est de constater que les danses et musiques populaires sont aujourd’hui l’un des foyers parmi les plus vivants de la création contemporaine.

L’ouvrage destiné à un très large public entend « rendre compte d’un monde musical composite et pluriel en pleine effervescence ». Il est ici question de cultures orales, de musiques populaires, anciennes et nouvelles, ancrées ou migrantes. Les prises de position et témoignages se succèdent. Ils sont artistes, chercheurs en sciences humaines ou programmateurs. Et tous disent ici leur amour de la diversité, leur curiosité de l’autre et des musiques qu’il transporte avec lui. Les entrées sont multiples, tant le champ est vaste. On interroge autant les croisements artistiques nouveaux avec les musiques électroniques que la dimension politique des engagements artistiques ou la nécessaire conservation des musiques patrimoniales.

La troisième partie de l’ouvrage n’est pas la moins intéressante. On y trace des perspectives et l’on met en débat les grands sujets qui traversent ce paysage : faut-il labelliser un réseau de lieux de création et de diffusion ? Le disque peut-il encore accompagner le développement de ce secteur ? Quelle place pour les musiques traditionnelles dans les SMAC, ou dans les médias grand public ?

Pour finir, ils sont quelques-uns à se projeter dans l’avenir, dans vingt ans, pour imaginer un futur radieux pour ces musiques, nourries tout à la fois de tous les métissages et du désir nouveau de la plupart de nos contemporains de s’imprégner aussi d’une culture de proximité, ancrée et fédératrice. Un bel objet de réflexion qui met en avant le savoir et l’enthousiasme de passionnés.

Famdt - Cpmdt - Le Nouveau Pavillon, Éditions Mélanie Seteun, 326 pages, 20 euros.

Scènes contemporaines - Le guide

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Scènes contemporaines - Le guide

Philippe Noisette

L’auteur de ce guide, le critique Philippe Noisette, a le goût et le talent de la synthèse, qui permettent de dresser un panorama à l’instant « T » d’un paysage complexe et protéiforme. Dans ce dernier opus, il livre ce qui lui semble composer le corpus d’œuvres phares, artistes à suivre et idées neuves à partager dans cet espace de la création contemporaine, dont les frontières ne cessent d’éclater. Ses choix en témoignent. Philippe Noisette évoque ici le renouveau du cabaret, ce qui s’invente au musée ou hors les murs, le sursaut contemporain de l’opéra ou la diversité exemplaire de la marionnette. Il trace des lignes directrices dans les thématiques abordées, entre sexe, sport, identité de genre et adresse au jeune public. Au terme de cet ouvrage, le journaliste des Inrocks distingue vingt noms, vingt artistes qui, pour lui, font la scène d’aujourd’hui, de Rébecca Chaillon à Miet Warlop en passant par Gisèle Vienne, Angélica Liddell ou Marlene Monteiro Freitas.

Éditions Flammarion, 224 pages, 24,90 euros.

Le développement local par les politiques culturelles

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Le développement local par les politiques culturelles

Adrienne Alexis-Ferré

Responsable de l’administration et des finances de la chambre régionale d’économie sociale et solidaire (CRESS) de Bretagne, l’autrice entend démontrer ici, de manière très didactique, comment il est possible de « faire progresser les politiques publiques de la culture vers une meilleure participation au développement local ». Pour cela, elle dresse le panorama des textes légaux et conventionnels entourant le sujet, présente l’outil de l’Agenda 21 de la culture et un état des lieux des ressources à activer. Elle n’occulte en rien la méthodologie d’évaluation, que l’on sait décisive dans la pérennisation des projets. Des retours d’expérience sur quatre thèmes clés (gouvernance, éducation populaire, présences d’artistes et tiers-lieux culturels) donnent à l’ensemble une dimension plus concrète, qui engage à l’action.

Territorial Éditions, coll. Dossiers d’expert, 148 pages, 55 euros. 

Décarboner la culture

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Décarboner la culture

David Irle

Dans le cadre de la collection Virus de la recherche des Presses universitaires de Grenoble, David Irle a réalisé une courte synthèse du livre paru chez le même éditeur voici quelques années, Décarboner la culture. L’auteur a vu là « l’occasion de reprendre l’essentiel des idées qu’on ne trouve pas déjà dans le rapport du Shift Project Décarbonons la culture », de les mettre un peu à jour, et d’utiliser des termes et des éléments d’analyse absents de l’original, comme la notion majeure de cobénéfices.

Presses universitaires de Grenoble, Le Virus de la recherche, 9 pages, en téléchargement libre. 

Le poids économique direct de la culture en 2021

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Le poids économique direct de la culture en 2021

Nicolas Pietrzyk

Les chiffres livrés par le ministère de la Culture sont toujours riches d’enseignements. Pour l’année 2021, on lit que le poids économique direct de la culture, « c’est-à-dire la valeur ajoutée de l’ensemble des branches culturelles », s’établit à 45,3 milliards d’euros, soit 2 % de l’ensemble de l’économie, contre 2,1 % en 2020. Une légère baisse qui trouve aussi son origine dans la situation très contrastée de cette année « de reprise modérée d’activité pour les branches culturelles ». Les niveaux d’activité restent inférieurs à ceux d’avant-crise, avec pour certains secteurs un retentissement significatif : ainsi, pour la projection cinématographique (– 52 % en volume entre 2019 et 2021), le spectacle vivant (– 36 %) et le patrimoine (– 29 %). Pour d’autres, la reprise est plus efficace, comme pour les branches de l’audiovisuel (+ 2 %), du livre (+ 4 %) ou de l’enseignement artistique et culturel (+ 4 %), qui dépassent leur niveau d’activité de 2019. On découvre que le spectacle vivant a généré une valeur ajoutée de 6,6 milliards d’euros, soit 14,5 % de ce que « pèse » le secteur culturel, après l’audiovisuel (12,4 milliards d’euros, soit 27,5 %), mais devant la publicité (4,4 milliards d’euros, 9,8 %) et le patrimoine (4,4 milliards d’euros, 9,8 %).

En 2021, l’ensemble des branches des secteurs culturels génère une production totale de 93,9 milliards d’euros courants répartis entre la production marchande (81 % du total) et la production non marchande (19 % du total). La photographie du paysage est vraiment intéressante, elle permet de resituer le poids réel de la culture dans l’économie française et singulièrement celle du spectacle vivant, aujourd’hui mise à mal par des politiques qui ne l’envisagent que sous l’angle des dépenses et non sur celui des recettes (et du bien-être social qu’il apporte !).

DEPS – ministère de la Culture, Coll. Culture chiffres, 26 pages, en téléchargement.

Plinth – L’Art du réemploi

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Plinth

Collectif

La parution du guide juridique Plinth - L’Art du réemploi permet aux acteurs culturels de faire le don des matériaux ou matériel de scénographie dont ils n’ont plus l’usage. Ce guide présente la bonne méthode pour utiliser la solution Plinth (plinth.fr), plateforme de mise en relation qui vise à réduire les déchets générés par les événements culturels, en respectant le droit public, afin « de conjuguer l’obligation de privilégier le réemploi et les règles du Code général de la propriété des personnes publiques (CG3P) », selon ses fondateurs. Il est réalisé par le cabinet d’avocats en droit public Skov (Lyon), spécialisé dans l’accompagnement à la transition vers l’économie circulaire et durable.

Sur demande auprès de plinth.fr