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Vers un nouveau référentiel du métier de DAC

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Couv Vers un nouveau référentiel du métier de DAC

Collectif

Après avoir amorcé une réflexion collective autour d’un « référentiel métier », la Fédération nationale des associations de directeurs et directrices des affaires culturelles (Fnadac) poursuit un long travail. Celui-ci a abouti à un ouvrage qui permet de faire le point sur un métier qui a profondément changé au cours de la dernière décennie. Entre transformations de la société, incidence des outils numériques, enjeux environnementaux, droits culturels et conséquences de la crise sanitaire, le périmètre de réflexion et d’action d’un DAC s’est considérablement élargi. La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) et la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), qui a maintenu la compétence partagée entre les différentes collectivités en matière culturelle, ont aussi façonné un nouvel environnement juridique. L’ouvrage ainsi réalisé présente donc le métier de DAC, en pose les enjeux, précise la relation aux élus, définit le cadre de l’action.

Éditions Weka, 78 pages, en téléchargement libre.

1982-2022, la Fête de la musique a 40 ans !

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Couv 1982-2022, la Fête de la musique a 40 ans

Agathe de Legge et Michel Kneubühler (coord.)

Ce document publié par le Comité d’histoire du ministère de la Culture rassemble les Actes des Rencontres du 16 juin 2022, à l’Opéra-Comique, à Paris, qui ont permis d’interroger les singularités d’un événement qui rayonne aujourd’hui sur les cinq continents et dans une centaine de pays. Trois chapitres structurent l’ouvrage : « Genèse et évolution de la Fête de la musique » ; « La Fête de la musique aujourd’hui, ici et ailleurs » ; « La Fête de la musique au miroir des pratiques musicales à l’ère numérique ». Des contributions de chercheurs (Jean-Pierre Saez, Maryvonne de Saint-Pulgent…) et d’acteurs culturels (Béatrice Macé, Jean-Philippe Thiellay), ainsi que de Jack Lang, viennent porter un regard sur quarante ans d’histoire. Ce livre offre également une riche iconographie, dont toutes les affiches officielles de la Fête de la musique.

Comité d’histoire du ministère de la Culture, La rumeur libre éditions, coll. Politiques culturelles et territoires, 200 pages, 15 euros.

Loisirs des villes, loisirs des champs

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Couv Loisirs des villes, loisirs des champs

Edwige Millery et Léa Garcia

En croisant l’enquête Pratiques culturelles, du DEPS avec la grille communale de densité, les autrices ont enquêté sur « une quinzaine de pratiques relevant des loisirs culturels (sorties au musée, au spectacle, en festival, à la bibliothèque ou encore au cinéma), médiatiques (écouter la radio, des podcasts ou regarder la télévision) et ordinaires (activités d’autoproduction comme bricoler, tricoter, jardiner ou cuisiner) ». On y apprend notamment que « la sortie au spectacle est un loisir urbain déterminé par le capital culturel plutôt que par un effet territorial ». À lire, donc.

DEPS – ministère de la Culture, coll. Culture études, 33 pages, en téléchargement libre. 

Réinventer le management et les conditions de travail dans le secteur culturel

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Couv Réinventer le management

Micha Ferrier-Barbut, Rebecca Shankland

La crie sanitaire n’a fait qu’amplifier un phénomène déjà connu. Le secteur culturel ne séduit plus et, dans de nombreux métiers, il est aujourd’hui difficile de recruter. Outre les difficultés financières rencontrées par tous dans le financement des projets, on trouve ici aussi les racines de la crise de la production/diffusion. Un travail de longue haleine, jamais réalisé, doit être engagé sur la qualité de son management et sur ses conditions de travail dans la profession si l’on souhaite qu’elle retrouve un peu de son attractivité passée. L’ouvrage des deux spécialistes des ressources humaines et du management que sont Micha Ferrier-Barbut et Rebecca Shankland – déjà autrices d’un rapport sur le sujet en 2017 – donne la parole aux acteurs de ce secteur. En fonction de management ou managés, ils témoignent de leurs difficultés, de leurs impossibilités parfois. En contrepoint, elles délivrent conseils et outils à même de répondre aux profondes mutations du monde du travail en général, et du secteur culturel en particulier.

Territorial éditions, col. Les Essentiels, 172 pages, 49 euros.

L’Empreinte des lieux culturels sur les territoires

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Couv L’Empreinte des lieux culturels sur les territoires

Observer, représenter, évaluer

Elizabeth Auclair et Anne Herzog (dir.)

En décembre 2021, un colloque réunissait à la MC93 des professionnels de la culture et des chercheurs (Christophe Blandin-Estournet, Fériel Bakouri, Chloé Langeard, Pauline Boivineau, etc.) pour interroger les relations entre institutions culturelles et territoires et, plus particulièrement, les effets des projets artistiques sur les sociétés et leurs espaces. Cette rencontre faisait suite à une recherche-action consacrée à l’évaluation de l’empreinte civique de deux scènes nationales (la MC93, à Bobigny, et l’Agora, à Évry). Les contributions réunies dans cet ouvrage viennent d’horizons très variés (géographie, sociologie, gestion, information-communication, esthétique) et c’est bien ce qui fEn décembre 2021, un colloque réunissait à la MC93 des professionnels de la culture et des chercheurs (Christophe Blandin-Estournet, Fériel Bakouri, Chloé Langeard, Pauline Boivineau, etc.)...ait la richesse de l’ensemble. Cette diversité de points de vue permet d’apporter des éclairages, à défaut de réponses définitives. À quelles conditions se construisent les relations des lieux culturels à leur environnement, en réponse à quels enjeux et avec quelles limites ? Comment penser, représenter, évaluer l’empreinte des lieux culturels sur les territoires ? Comment évalue-t-on un projet ainsi « situé » ? Des analyses passionnantes et d’une grande actualité.

Éditions Le Manuscrit, coll. Devenirs urbains, 480 pages, 44 euros.

Pour une culture des transitions

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Couv Pour une culture des transitions

Raphaël Besson

L’auteur, Raphaël Besson, est le directeur de Villes Innovations, il est aussi chercheur associé au laboratoire PACTE-CNRS et cofondateur du Laboratoire d’usages Culture(s) Art Société (Lucas). Depuis plusieurs années, il porte son regard sur les « urbanismes alternatifs », la transformation des politiques culturelles dans le contexte de la transition écologique et de l’émergence de lieux hybrides, qu’on les nomme tiers-lieux ou lieux intermédiaires. Dans cet ouvrage, il interroge notamment le concept de « nouveaux récits », terme fourre-tout qui renvoie aussi bien à la recherche menée par les artistes qu’aux narratifs produits par les services communication des collectivités publiques. Il en distingue trois : « “l’effondrement”, fataliste, voire mortifère ; le scénario “technologiste”, qui accélère les innovations technologiques en mesure de soutenir une croissance économique verte ; et le scénario “sociétal”, qui mise sur nos capacités d’action collective, de résilience et de créativité ». Pour Raphaël Besson, la transition – celle qui nécessitera la mise en place de nouvelles politiques économiques, agricoles, sociales, urbaines – doit aussi être culturelle, car elle nécessite « une réécriture collective des valeurs et des régimes de gouvernance qui fondent nos sociétés ». Il faut donc, sur la base de ces nouveaux récits, de ces « nouvelles représentations du monde », écrire une toute nouvelle politique culturelle. L’analyse est passionnante, elle déplace le regard. L’auteur s’est ici adjoint les contributions de nombreux autres chercheurs ou tout simplement « penseurs » des politiques culturelles aujourd’hui. Évoquant, notamment, les expérimentations menées par les acteurs culturels sur les transitions, l’auteur cherche à distinguer ce qui parvient à modifier en profondeur l’action publique de ce qui relève de la production isolée et donc éphémère.

Les Éditions du Lucas, 352 pages, 20 euros.

Jouer, vibrer, résonner

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Couv Jouer

Musiciens intervenants : des artistes pédagogues à l’écoute de leur territoire

Michel Kneubülher

Cet ouvrage est né de la volonté du Conseil national des centres de formation de musiciens intervenants (CN-CFMI), de la Fédération nationale des musiciens intervenants (Fnami) et de l’association Conservatoires de France (CDF) pour mettre en lumière le métier de musicien intervenant. L’auteur a recueilli la parole de ces artistes, et présente également des exemples d’actions portées sur une trentaine de territoires différents. Enfin, quelques contributions d’experts viennent enrichir l’ensemble.

La rumeur libre éditions, coll. « Politiques culturelles et territoires », 144 pages, 15 euros.

Circorama

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Couv Circorama

Coline Garcia, Audrey Valery et Nathalie Bertholio, illustrations Victoria Roussel

Voici bientôt deux ans, Coline Garcia publiait un premier album illustré destiné à faire découvrir le cirque contemporain à l’enfance et à la jeunesse. Circassienne avait été écrit par l’artiste, elle-même circassienne et metteuse en piste de la compagnie Scom. Un nouveau projet éditorial vient de voir le jour. Cosigné par Coline Garcia, Audrey Valery et Nathalie Bertholio, l’ouvrage illustré par Victoria Roussel se présente comme une encyclopédie jeunesse du cirque contemporain. Les autrices évoluant toutes trois au sein de la compagnie Scom, y présentent l’histoire du cirque, celle des chapiteaux, ainsi que tous les métiers qui l’accompagnent de l’administration à la production. Pour ce qui concerne la piste, chacune des grandes familles du cirque contemporain est ici référencée : acrobaties, aériens, équilibres, etc. Chacune fait l’objet d’une fiche détaillée. On aime aussi dans ce bel objet qu’il invite les plus jeunes à l’action. Ce Circorama peut être un outil de médiation appréciable dans les structures culturelles, en plus d’être un très joli album d’images et de mots.

Actes Sud Jeunesse, 64 pages, 21 euros.

Tous danseurs

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Couv Tous danseurs

Dorothée de Cabissole

Fondatrice du média et du podcast Tous danseurs, cette passionnée est allée à la rencontre de « 30 artistes qui font la danse d’aujourd’hui et de demain ». Avec humilité et enthousiasme, tous et toutes lui ont livré leur histoire, ont partagé leur parcours et expliqué ce qui les reliait profondément, viscéralement, à la danse. Ici, toutes les danses sont convoquées et il est tout autant question de krump que de jazz ou de classique. D’Angelin Prejljocaj – qui signe la préface – à Marion Motin, en passant par Nicolas Huchard, Jann Gallois ou Johanna Faye, cette traversée est riche et passionante.

Éditions Marabout, 208 pages, 29,90 euros.

Vie syndicale : Ekhoscènes s’affirme comme le premier syndicat du spectacle vivant privé

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Ekhoscènes

C’est le nouveau nom du syndicat du spectacle vivant privé né de la fusion du Prodiss, du syndicat national des théâtres privés (le SNDTP) et du syndicat des cabarets et music-halls (le Camulc).

Ekhoscènes, « la voix des entrepreneurs du spectacle privé », c’est un nouveau nom qui va compter dans le paysage du spectacle. C’est sous cette bannière commune que le Prodiss, le syndicat national des théâtres privés (le SNDTP) et le syndicat des cabarets et music-halls (le Camulc), se sont regroupés le 1er janvier 2024. à cette structuration administrative il manquait un nom qui a été dévoilé le 8 février lors des vœux du puissant syndicat. « Il fallait que ce nom résonne pour les trois parties, qu’il soit représentatif de ce que nous étions et allons devenir », expose Malika Séguineau, directrice générale. Ce choix est issue d’un long travail du groupe ad hoc, au sein du comité de pilotage de la fusion des trois syndicats, qui a occupé l’année 2023, d’autant que le travail juridique à mener a été copieux. 

Gouvernance transitoire
Regroupé dans les locaux de l’ex-Prodiss, Ekhoscènes est entré, depuis janvier, dans « une étape de gouvernance transitoire », complète Malika Séguineau. Car l’ancien Prodiss avait un bureau et des comité métiers, et des élus dont le mandat court jusqu’en septembre 2024. L’organisation temporaire compte 3 instances statutaires : le bureau, les six comités métiers et l'équipe permanente. Le bureau a été élargi à trois représentants du théâtre, et trois venus des cabarets, plus les trois représentants du Prodiss, dont son président, Olivier Darbois, qui garde la barre. « Le 30 septembre une assemblée générale élective votera pour un président, qui ne sera pas nécessairement un producteur de spectacle, et un vice-président qui viendra d’un autre métier que celui du président », détaille Malika Séguineau. « Il y aura un bureau de quinze personnes et un conseil professionnel de vingt membres, mais plus de comité métiers. Le conseil pro représentera tous les métiers. » Une organisation qui « correspond à une évolution, car on n’exerce plus qu’un seul métier aujourd’hui, les sujets de fond sont transversaux ». Ekhoscènes représente 600 entreprises et la majorité dans la branche. Le syndicat va remplir cette année le dossier de représentativité patronale. Un arrêté ministériel viendra mi-2025 établir son nouveau poids.

Jérôme Vallette

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°554

Crédit photo : D. R.