Alors que les théâtres voient leurs subventions rognées, voire annihilées par leurs tutelles, comment préserver un budget de communication décent ? Les arbitrages sont repensés, mais communiquer reste essentiel pour être connu et reconnu, à la fois du public et des pouvoirs politiques.
Quand la Région Auvergne-Rhône-Alpes a rendu son verdict concernant ses subventions en matière culturelle en mai dernier, la Machinerie de Vénissieux (Rhône) a été particulièrement touchée en rebond de la DRAC, qui s’était prononcée un mois plus tôt : la direction régionale des affaires culturelles lui avait ôté 15 000 euros, soit 10 % de baisse, comme pour toutes les scènes conventionnées. Et la Région lui a retiré la totalité des 80 000 euros de l’année précédente.
Dans ce contexte, pourtant, la communication est choyée par la directrice, Duniému Bourobou, d’autant plus qu’arrivée à la tête de ce double établissement qui regroupe le Théâtre de Vénissieux et la salle de concert Bizarre ! en 2024, elle est toujours en cours de lancement d’un nouveau projet : « Il faut qu’il soit entendu, saisi. En conséquence, la communication est le dernier endroit que l’on va toucher. » Les 85 000 euros qui lui sont dévolus dans un budget de 1,5 million d’euros sont maintenus. Car « si on y touche, on sera moins repéré et on ne pourra pas développer nos publics, ça va fragiliser nos ressources propres alors qu’on a besoin de les solidifier ».
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Par Nadja Pobel
Légende photo : Au Théâtre de Vénissieux, le budget communication a été préservé pour aller vers les publics.
Crédit photo : D. R.