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Diffusion en berne : comment faire face ?

Infoscènes
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Sandrine Anglade et Alain Rauline

Lorsque les dates se raréfient, les compagnies tentent de sauver l’essentiel en faisant preuve de résilience.   

En mars 2024, dans une tribune au titre signifiant (« Qui survivra ? ») publiée sur Les Trois Coups, la metteuse en scène Phia Ménard alertait sur la baisse drastique des diffusions d’« une immense majorité des compagnies », condamnées alors  à « disparaître ». La compagnie Non Nova, la sienne, était alors elle-même en danger. « Entre 2023 et 2024, on a perdu 50 % des recettes de ventes de spectacles, passant de 800 000 à 400 000 euros », précise Claire Massonnet, sa  codirectrice. De son côté, la compagnie Sandrine Anglade, dans le Val-de-Marne, constate une diminution évidente de sa diffusion depuis au moins deux ans, avec seulement une quinzaine de dates en 2024-2025, rapportent Alain Rauline, administrateur, et Sandrine Anglade, directrice et metteuse en scène. 

Pour d’autres, le bât blesse plus fort encore. Dotée d’un rayonnement régional, la compagnie Betty Blues, basée à Bordeaux et portée par les comédiennes, musiciennes et metteuses en scène Alice Amanieu et Marie Gambaro, souffre d’une raréfaction de ses représentations depuis 2022-2023, à la suite du report des spectacles post-covid. Malgré la perpétuelle sensation de faire du « colmatage » pour continuer d’exister, selon Sandrine Anglade, ces compagnies tentent de préserver au mieux leurs rémunérations entre décisions contraintes et stratégies fécondes.

Par Hanna Laborde

[...] Lire la suite dans La Scène n°121 - Été 2026

Légende photo : Sandrine Anglade et Alain Rauline, metteuse en scène et administrateur de la compagnie Sandrine Anglade.

Crédit photo : Alain Rauline