Alors que des riverains se saisissent du décret son pour attaquer des festivals en justice, deux propositions ont été formulées par un groupe de travail technique.
Le « décret son » n’en finit pas de faire du bruit. Un groupe de travail technique a présenté mi-mars des solutions pour répondre aux contraintes imposées par le décret relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés. En effet, ce texte législatif et son arrêté d’application posent d’importantes difficultés aux événements de plein air, beaucoup le jugeant même impossible à mettre en œuvre. Lancé en juin 2025, ce groupe de travail réunissait 15 structures : des professionnels du secteur musical (Agi-Son, Ekhoscène, SMA et Fedelima), des acousticiens et bureaux d’études, des sonorisateurs et caleurs système, des services de contrôle (ARS, préfecture de police de Paris) et des services des ministères de la Culture, de la Santé, et de la Transition écologique.
Rendue en mars 2026, l’analyse du groupe de travail confirme que les festivals d’une durée inférieure à quatre jours sont exonérés du respect du niveau limite d’émergence sonore. En effet, un flou subsistait dans la circulaire ministérielle concernant l’arrêté, qui englobait les événements supérieurs ou égaux à trois jours calendaires sur trente jours consécutifs, tandis que le terme « égal » avait disparu dans l’arrêté. Les manifestations de trois jours consécutifs ou moins doivent elles aussi réaliser une étude d’impact des nuisances sonores (EINS), mais sans obligation de résultat.
Par Nicolas Dambre
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Légende photo : Frankie and The Witch Fingers, à La Route du Rock 2025.
Crédit photo : Éric Deguin