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Lucas Bonnifait : « Le Théâtre 13 - Glacière devient un lieu d’expérimentation pour les jeunes artistes »

Infoscènes
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Lucas Bonnifait

Initiée fin 2025 a 20e édition du Prix T13 se déroule jusqu’au 20 juin, avant une reprise des spectacles lauréats à l’automne lors d’un festival. Le directeur du Théâtre, 13 - Glacière, Lucas Bonnifait explique la transformation de ce prix dédié aux jeunes artistes.

Pourquoi remoduler ce Prix T13 ?

C’est une réponse à une envie commune d’améliorer les conditions d’accueil des compagnies. Il reste un concours, mais je souhaitais le rendre moins compétitif. À partir de ce qui existait déjà, nous avons pensé un accompagnement de ces jeunes équipes vers leur structuration et un professionnalisme. En étirant le temps sur deux saisons, elles peuvent ainsi avoir une visibilité à long terme. Le Théâtre 13 devient un lieu de travail et d’expérimentation.

Quelles sont les modifications ?

Outre la réduction de l’âge limite de candidature (de 25 à 35 ans), nous accompagnons les six finalistes retenus pour le 3e tour par des formations en production, diffusion et sensibilisation à  l’accueil public. Et nous étendons leur temps de résidence technique de mars à mai. Quant au jury, il s’augmente de nouveaux professionnels dont Raphaël De Almeida Ferreira, le directeur du JTN, et des équipes de CDN ayant une école adossée. Et à l’automne, place au festival : comme avant, le spectacle lauréat est repris pour 10 dates, avec un apport en coproduction par le Théâtre 13 (3 000 euros) et la SACD (5 000 euros).  Mais à présent, les cinq autres finalistes rejoueront trois représentations (20 000 euros dédiés à leur achat en cession), pour leur offrir une visibilité après juin. Et le lauréat du prix du public est repris à l’Atalante.

En quoi ont-elles été  possibles ?

Comme nous avons fusionné les deux premiers tours en une présentation de projet en janvier, cela libère le plateau de mars à juin. Dédier ce temps-là aux jeunes compagnies est un geste fort pour la salle Glacière, qui ne nous pénalise pas dans notre saison puisque nous avons aussi la salle Bibliothèque. Pour certaines formations, nous nous entourons de bureaux  de production et d’un cabinet d’architecture pour organiser des ateliers avec des habitants du quartier. Depuis deux ans, nous avons triplé le budget dédié au Prix (105 000 euros) pour lequel il n’y a pas de subventions fléchées.

Quels sont vos objectifs ?

Réunir d’autres partenaires pour assurer les formations, mais aussi des professionnels issus des  réseaux jeune création pour  rejoindre le jury, comme l’équipe de La Loge, par exemple.

Propos recueillis par Hanna Laborde

En partenariat avec La Lettre du Spectacle n°603

Crédit photo : Julien Pebrel