Pour prévenir les malaises, crises d’angoisse et VSS, de nombreux événements mettent en place des « safe zones ». Sécurisants et rassurants, ces espaces offrent au public la possibilité de se reposer et de décompresser avant qu’il ne soit trop tard.
Pendant des années, malgré un fort intérêt pour les concerts, Marine Le Bars ne se sentait pas capable de se mêler à la foule. « J’ai longtemps souffert d’anxiété. Cela m’a parfois complètement empêchée de sortir de chez moi », dévoile l’influenceuse de 28 ans. Comme une thérapie, la jeune femme décide de mettre des mots sur ses difficultés face caméra. Et c’est finalement sa notoriété grandissante – sa chaîne YouTube dépasse aujourd’hui les 850 000 abonnés – qui a fini par lui rouvrir les portes des festivals, dans les espaces VIP.
Éloignée de la foule, Marine Le Bars a ainsi redécouvert les joies du live en toute sérénité, mais en étant consciente d’être privilégiée. « La quasi-totalité des festivaliers n’a pas accès à ces conditions plus calmes. Dans la fosse, en cas de crise d’angoisse, il n’y a pas d’alternative à la tente des secouristes, souffle-t-elle, en confiant avoir vécu une telle situation. L’anxiété nécessite du temps, de l’espace et des ressources que les secouristes n’ont pas. Souvent, ils vous conduisent à la sortie sans que la crise soit réglée. Le cerveau enregistre cette expérience négative et il est ensuite très difficile d’imaginer revenir un jour en festival », explique l’influenceuse.
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Par Eliott Bureau
Légende photo : Marine Le Bars propose sa « Maison Bulle » sur les festivals de plein air.
Crédit photo : Story of Marco