Bienvenue sur le site de référence des professionnels du spectacle et des acteurs culturels

Découvrez nos parutions et l'actualité professionnelle du monde du spectacle.
Il est 09:09 à l'Opéra national du Rhin à Strasbourg
Home À la une InfosScènes Europe : des festivals en crise de croissance
buzz wikio viadeo myspace twitter facebook
PDF Imprimer Envoyer
InfosScènes

Europe : des festivals en crise de croissance

Dix festivals innovants de musiques actuelles étaient réunis à Lyon en mai par le Labo européen des festivals, dans le cadre des Nuits sonores. Leurs échanges se sont focalisés sur les difficultés liées à l’augmentation de taille. À Copenhague, Distortion fait face à la popularité des événements gratuits dans les rues (90 000 personnes) à côté des spectacles payants (17 000 billets). Le festival norvégien By:Larm a dû changer de lieu pour s’adapter à la croissance et l’afflux de professionnels. Ces derniers font également le succès du festival texan South by Southwest, qui peut proposer aux 2 000 artistes programmés de ne pas les défrayer et de les payer 200 dollars. «La plupart préfèrent obtenir un pass pro», concède Stacey Wilhelm, programmatrice.

Le festival montréalais Osheaga tente de préserver un équilibre entre têtes d’affiche et artistes émergents, avec une capacité maximale de 35 000 spectateurs. Il est organisé par l’agence Evenko, important producteur et tourneur indépendant du Canada. Évelyne Côté justifie :«Les gros poissons comme Snoop Dogg sont un hameçon pour attirer le public vers des artistes moins connus.» Au contraire, le Suisse Bad Bonn Kilbi préserve une taille modeste grâce à la programmation à la saison d’une salle de 250 places. «L’accueil, une année, de Queen of the Stone Age a fait de l’ombre aux autres artistes, raconte son directeur, Daniel Fontana. C’est inutile avec une capacité de seulement 2 000 personnes.» Outre la gestion des gros cachets, la croissance des festivals a des conséquences environnementales, un problème que le festival britannique Glastonbury prend en compte depuis une trentaine d’années, espérant à terme devenir autosuffisant en énergie.
Nicolas Dambre
(En partenariat avec La Lettre du Spectacle)
///Le festival Distorsion, à Copenhague / Photo : D. R.

 
Diffusion en Temps réel

DépêchesScènes