Théâtre Paris-Villette : un avenir incertain |
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L’avenir se lit en pointillés pour le Théâtre Paris-Villette, établissement financé par la mairie de Paris (865 000 euros en fonctionnement en 2011). Non pas que la direction artistique de Patrick Gufflet soit contestée. Mais l’établissement supporte un problème structurel de financement à cause d’une vieille dette bancaire. En second lieu, il est hébergé dans un bâtiment appartenant à l’État, ce qui n’est pas conforme à une politique culturelle parisienne qui préfère associer le geste artistique à une gestion patrimoniale (à l’exemple du 104 et de la Gaîté lyrique). À l’automne dernier encore, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, pointait une fréquentation insuffisante. Patrick Gufflet qui n’avait pas été mis au courant sur la possibilité de transformer son théâtre en lieu pour le jazz, est en alerte depuis plusieurs mois : «Je n’ai aucune certitude de maintien de la subvention de la Ville en 2013», s’inquiète-t-il. La convention d’occupation des lieux arrive à échéance fin 2013 et prévoit six mois de préavis en cas de changement, ce qui ramène une décision à fin juin. Le 24 février, le Paris-Villette fêtait ses vingt-cinq ans. Quelque 400 personnes y ont participé dont plusieurs personnalités du spectacle qui ont rappelé ce qu’ils devaient à ce lieu. Joël Pommerat qui y a longtemps résidé, y reviendra d’ailleurs la saison prochaine. Le Paris-Villette pourra compter sur des soutiens, d’autant qu’avec le départ du Tarmac dans le vingtième arrondissement, l’été dernier, et l’arrivée du Hall de la chanson dans ses anciens locaux, Paris a déjà perdu un théâtre. (En partenariat avec La Lettre du Spectacle) ///Photo : D. R. - Patrick Gufflet
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