Une fois de plus, et de plus en plus fréquemment, des opérateurs culturels sont emportés dans les tourments de la crise financière. C’est le cas à Cherbourg, où la liquidation judiciaire de l’association Aragamuzi-k a été prononcée par le tribunal de grande instance. L’association gérait la salle de 180 places de l’Épicentre, dédiée aux musiques actuelles émergentes, mais avait dû mettre un terme à ce projet, faute de moyens. «Depuis 2007, la mairie n’a pas compensé la baisse des financements de nos trois emplois tremplin, alors que nos recettes propres étaient de 45%», reconnaît Johann Schulz, directeur. La Ville a commandité une étude sur un nouveau projet pour les musiques actuelles, à la recherche d’un nouveau terrain d’expression. La liquidation d’Aragamuzi-k marque également l’arrêt définitif du festival Terra Trema qu’elle organisait.
///Photo : D. R.