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Agi-Son sonde les professionnels de la musique

Plus de 400 professionnels ont participé aux rencontres organisées par l’association Agi-Son tout au long de son Tour de France des professionnels, mené avec le CNV et la Sacem. Au cœur des débats, l’entrée en vigueur du décret sur les niveaux sonores. L’assemblée générale d’Agi-Son, les 17 et 18 avril, a permis de dresser une synthèse des discussions. Angélique Duchemin, coordinatrice d’Agi-Son, livre : «Le nouveau décret visant à protéger l’audition du public est paru en août et entrera en application au 1er octobre. Il y avait urgence à aller sur le terrain pour informer les professionnels et recueillir leurs remarques.» Quatre groupes de travail se sont tenus dans huit régions autour de quatre thématiques : les régisseurs, les studios de répétition, les lieux de moins de 300 places et les événements de plein air. Parmi les préoccupations des professionnels figurent l’applicabilité du seuil de 102 dB(A) aux petits lieux de concerts, la mesure des dB(C) à différents endroits et la définition d’un cahier des charges très précis pour l’étude d’impact des nuisances sonores, afin d’éviter des contentieux après des contrôles. Pour les événements en plein air, cette étude relève du casse-tête puisqu’elle devrait être menée 3 à 4 mois avant l’événement, avant le montage de scènes ou chapiteaux. Les bureaux d’étude ne seront pas assez nombreux pour absorber la demande d’études d’impact après l’application du décret. Certains responsables de salles de concerts se sont inquiétés des conséquences de ce décret pour des esthétiques musicales adeptes des basses fréquences : seront-elles moins programmées ? Beaucoup ont pointé le manque de formation technique, notamment des régisseurs son des groupes, mais aussi des musiciens. D’autres posent la question de l’équipement de mesure et d’affichage (technologie, coût) ou celle de la chaîne des responsabilités (artiste, producteur, salle…). Agi-Son a formulé des propositions. Certaines devraient être retenues par le Conseil national du bruit, en juin, et transmises au ministère de la Santé, avant que l’arrêté ne soit validé, sans doute cet été.

NICOLAS DAMBRE

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 27 avril 2018)

Légende photo : No One is Innocent au VIP, à Saint-Nazaire. Crédit photo : Eric Deguin.