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Les musiques trad’actuelles tracent des réseaux européens

Le festival Eurofonik, dans la métropole nantaise (du 16 au 24 mars), a été l’occasion d’une rencontre professionnelle sur le «nouveau visage des musiques trad’actuelles». Elle se déroulait au Nouveau Pavillon, scène de créations issues de musiques traditionnelles, et coorganisée avec la FAMDT (Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles). Eurofonik reste un cas particulier d’événement tourné vers la musique d’Europe, et son directeur artistique, Sylvain Girault, doit toujours batailler pour expliquer ce positionnement : «On envoie des ethnologues dans le monde, mais on considère que les musiques héritées des civilisations rurales sont sans grand intérêt. Sous-jacent, il y a une recherche un peu curieuse d’authenticité dans les cultures lointaines.» Il pointe en particulier un manque de place dans les médias et surtout les radios, y compris publiques. L’obstacle de la communication se double d’un écran de stéréotypes sur les sources musicales orales et à des contraintes économiques. Le Nouveau Pavillon et son festival sont confrontés au manque de réseaux européens et la gestion administrative de tournées d’artistes étrangers reste compliquée. «Au Womex, la France est le plus représenté en linéaires de stand, note Sylvain Girault. Mais les étrangers sont étonnés de voir qu’il n’y a pas de forme de musique française qui soit promue». De plus, les aides européennes soutiennent moins la diffusion que des coopérations. Néanmoins, des possibilités d’accès existent, y compris pour des micro-structures, a présenté Fabienne Trotte, du Relais Culture Europe. Si les artistes français de musiques traditionnelles cherchent plus souvent des échanges avec le Sud, des expériences de croisement européens existent, comme l’ont montré les témoignages d’artistes, la Suédoise Sofia Sandén, la Danoise Mia Guldhammer les bretons Floriane Le Pottier et Jonathan Dour.

YVES PERENNOU

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 30 mars 2018)

Légende photo : Tsuumi sound system (Finlande). Crédit photo : Eric Deguin