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La Gaîté lyrique se cherche une direction

La Gaîté lyrique cherche un nouveau directeur général pour succéder à Marc Dondey qui a démissionné début février. L’équipe de l’établissement culturel de la Ville de Paris vivait une situation tendue depuis le nouveau mandat de délégation de service public (DSP) entamé en juillet 2016. Balkis de Souza, déléguée du personnel, constate : «Le changement de délégataire a été annoncé à six semaines de l’échéance de la précédente DSP, cela n’a pas été indolore pour les équipes. La Ville avait transmis des budgets sans détails au nouveau délégataire. Ce dernier a mal anticipé les coûts du bâtiment, voire a pu penser qu’il y avait eu mauvaise gestion.» La nouvelle direction a repris l’équipe de 63 permanents recrutée par Steven Hearn et Jérôme Delormas (ex-président et directeur artistique), tout en intégrant la baisse de la participation de la Ville de 5,9 à 4,4 millions d’euros par an. «Au management participatif de la précédente équipe a succédé un management en pyramide d’un autre temps», estime Balkis de Souza. Un courrier du personnel à l’intention du conseil d’administration de la Société d’exploitation de la Gaîté lyrique (SEGL) en octobre, signalait «la pression exercée sur les salariés» et demandait à Marc Dondey de quitter ses fonctions. Celui-ci convient : «Changer de culture d’entreprise en 18 mois, c’est trop court. La transition était rapide et j’ai sous-estimé les difficultés. J’ai décidé de démissionner pour débloquer la situation et afin que chaque membre de l’équipe et moi-même tournions la page.» Marc Dondey avance : «La Gaîté lyrique se porte bien par rapport à sa programmation, ses publics ou encore son budget.» Il restera associé au sein de la SEGL. Le conseiller culture de la maire de Paris, David Godevais, expose : «C’est une affaire interne que nous avons suivie sans intervenir. Le départ du directeur général et le recrutement de son successeur ne changeront rien car la DSP a été retenue sur un projet.» Un audit a été effectué à l’automne, relate Jean-Dominique Secondi, un des trois associés de la SEGL avec Marc Dondey et Monique Savoie (SAT). Il explique : «La masse salariale n’a pas été la variable d’ajustement budgétaire. Certains salariés sont partis, quelques CDD n’ont pas été renouvelés. Nous avons revu tous les contrats des prestataires (maintenance, sécurité…) pour réduire nos coûts.» Des coûts parfois grevés par l’ouverture à des disciplines comme le théâtre. Ainsi le festival Impatience ne sera pas reconduit cette année. Jean-Dominique Secondi assure la transition en tant que directeur général délégué mais n’est pas candidat. «Le profil de poste est en cours de finalisation. Nous chercherons à partir d’avril un directeur général qui épouse notre projet», précise-t-il.

NICOLAS DAMBRE

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 30 mars 2018)

Crédit photo : Teddy Morellec