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Entretien : «Le Syndeac en ordre de bataille pour l’acte 2 de la décentralisation»

Marie-José Malis, présidente du Syndeac, directrice du Théâtre de la Commune, centre dramatique national d’Aubervilliers.

Après votre rencontre avec la ministre, le 17 octobre, êtes vous rassurée ?

Nous sommes réconfortés. Il y a un un signe d’estime, un appel à la confiance. Ensuite, la confiance doit se traduire par des actes. Il y a eu une déclaration de désir d’appuyer le service public de la culture, de reconnaître les artistes et une invitation à travailler ensemble dans une confiance restaurée.

L’augmentation prévue pour les réseaux de labels nationaux est-elle suffisante ?

C’est très insuffisant. C’est pourquoi j’introduis une nuance au sentiment de réassurance. Ce sont des sommes trop faibles pour l’ensemble des  labels. Les CDN, à eux seuls, avaient fait état d’un besoin de 12 millions pour compenser l’absence de réajustement de la subvention depuis des années. Le coût de l’étude de la Cité Berthier est de 7 millions d’euros. Ce qui est prévu pour la revalorisation des labels correspond à la moitié. D’autres segments du budget pourraient contribuer à l’action des labels. Notamment des segments prévus pour l’expérimentation. Mais on ne sait pas ce que c’est. J’espère que cela correspond à ce que nous appelons de nos vœux, la construction par les établissements de “prototypes” branchés sur les besoins de la population et les mutations de l’art vivant.

Comment répondez-vous à l’injonction plus forte sur les missions sociales ?

Beaucoup de mesures nouvelles sont fléchées sur l’action culturelle et l’éducation artistique et culturelle (EAC). Nous le revendiquons comme champ désiré, à condition qu’il soit associé à une politique de création. Nous faisons tous l’EAC, en prenant les moyens qui manquent sur nos budgets artistiques. Nous avons demandé une collaboration avec les services du ministère. Si c’est une amélioration qualitative qui est demandée, elle doit s’accompagner d’une formation des enseignants. Ou bien est-ce la rengaine pour faire du chiffre, accompagnée d’un faux dialogue avec l’éducation nationale. Il faut prendre les choses au sérieux quand il s’agit de pratique artistique pour les élèves. Et que l’éducation nationale montre qu’elle est prête à nous faire de la place, avec des conditions de travail dignes de ce nom. [...]

Lire la suite dans La Lettre du Spectacle du 3 novembre 2017

PROPOS RECUEILLIS PAR YVES PERENNOU

Crédit photo : Julien Pebrel