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Nantes illustre l’essor des petites salles privées

La récente étude du CNV sur la diffusion dans le domaine des musiques actuelles, des variétés et de l’humour, relève une forte hausse des représentations (+17%) pour les cafés-théâtres spécialisés dans les spectacles d’humour, au plan national, l’année dernière. La billetterie a gagné 10%.

A Nantes, les théâtres privés (100 à 200 places pour la plupart) sont en plein essor, si l’on se fie aux projets de nouvelles salles. La compagnie Même pas cap, axée sur le théâtre de boulevard, s’inscrit dans un programme immobilier du groupe Eiffage pour la construction d’un théâtre de 320 places dont elle sera propriétaire, dans le quartier Île de Nantes. Depuis 2009, elle loue une salle chaque fin de semaine. «Nous étions à 30 000 entrées avec un taux de remplissage à son maximum et une centaine d’élèves dans nos ateliers théâtre. Un théâtre qui nous appartient nous permettra de jouer plus», estime Olivier Collin, metteur en scène. Pendant ce temps, les comédiens Régis Florès, Flore Vannier-Moreau et Mathilde Banderly se préparent à ouvrir en décembre le Théâtre de la rue de Belleville axé sur les écritures dramatiques. Le lieu pourra inviter d’autres compagnies et un bar-épicerie permettra de compléter les recettes mais c’est essentiellement pour ses propres représentations et son école que la compagnie a lancé le projet : «Nous voulons pouvoir jouer nos spectacles sur plusieurs semaines», note Flore Vannier-Moreau.

Un troisième projet est en cours, de 250 places, au sein de l’ancienne maison d’arrêt de Nantes, dans le cadre d’un programme immobilier d’Altarea Cogedim. D’abord annoncée pour gérer le lieu, la Compagnie du Café Théâtre s’est désistée. Ce dynamisme cache une économie fragile, basée sur des taux de remplissage de salle élevés. «Depuis la création en 2008, nous avons trouvé notre public, remarque Thierry Patru, directeur du Théâtre de Jeanne, spécialisé dans les spectacles d’humour. Mais nous n’avons aucune aide publique et si notre fréquentation baissait, cela impacterait nos créations.» Certains lieux souffrent d’être à l’écart des rues les plus fréquentées du centre, comme le remarque Agnès Birsel, codirectrice du Théâtre de Poche Graslin, avec Philippe Birsel : «Nous apportons une animation pour cette rue peu passante du centre-ville et nous nous sentons un peu oubliés par la Ville

TIPHAINE LE ROY

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 20 octobre 2017)

Légende photo : L’équipe du Théâtre de la rue de Belleville se met en scène dans son chantier. Crédit photo : D. R.