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Plan de sauvetage à Narbonne

 

Le conseil d’administration du Théâtre du Grand Narbonne a adopté un plan de sauvetage : chômage partiel pour toute l’équipe de juillet à fin décembre, mise en veille de la programmation de spectacle vivant d’octobre à fin décembre, «maîtrise» du budget d’achat de spectacles ensuite. «Arrivée à la direction début 2016, j’ai hérité d’une situation où les déficits s’accumulaient depuis 15 ans, explique Marion Fouilland-Bousquet. Le théâtre était en difficulté sur tous les plans : managérial, administratif et financier. » Le déficit cumulé atteignait 700 000 €, pour un budget de 2,4 millions d’euros. La nouvelle directrice a été soutenue par les partenaires de la scène nationale : l’agglomération du Grand Narbonne, le Département de l’Aude, la Région Occitanie et l’État. Mais à la fin 2016, la directrice s’est rendue compte que même en serrant les dépenses, la structure avait continué à générer du déficit sur l’année. «Le risque était que les augmentations d’apports obtenues depuis mon arrivée ne tombent dans un puits sans fond. Après une étude sérieuse, nous avons conclu qu’il fallait sauver, se donner l’objectif de réduire la dette de moitié, avant de redresser», détaille la directrice. Des audits avaient déjà tiré l’alarme au début des années 2010. La directrice parle d’un «délitement», d’un «manque de cadrage de l’activité en fonction des moyens», chaque exercice se terminant par des trous budgétaires régulièrement pris en garantie par l’agglomération jusqu’à ce que les élus rappellent à l’ordre, il y a deux ans. 9 équipes vont donc être déprogrammées à la rentrée. «Je le déplore fortement, confie Marion Fouilland-Bousquet. Je sais ce que c’est que de se faire planter.» La scène nationale ne sera cependant pas fermée, le cinéma continuera à fonctionner et des déplacements seront organisés vers les scènes voisines, à Sète, Toulouse, Perpignan et Lagrasse. Quant à l’avenir, Marion Fouilland-Bousquet évoque non pas une réduction d’effectif, mais un besoin de formation et la mise en place d’outils de gestion. La saison de spectacle vivant reprendra à Narbonne avec la création de Allez, allez, allez, de Rémi Checchetto et Fabien Bergès. Par la suite, l’établissement poursuivra toutes ses activités, y compris l’accompagnement à la création, le jeune public, l’action territoriale.

Yves Pérennou

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 7 juillet 2017)