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Le Printemps des comédiens veut miser sur la production

 

Cette édition du Printemps des comédiens, jusqu’au 1er juillet, était dans l’incertitude sur son avenir il y a encore six mois. Le voici rallongé d’une semaine, jusqu’au 1er juillet, avec des noms prestigieux à l’affiche, le Théâtre du Soleil, Dromesko, Éric Lacascade, Romeo Castelluci, Isabelle Huppert, Christoph Marthaler, Rasposo, Stéphane Ricordel... La ministre Françoise Nyssen y a rencontré les artistes, sous les pins du Domaine d’O, le 1er juin. Le problème du Printemps des comédiens était lié aux transferts de compétences entre collectivités, prévus dans la loi NOTRe. La métropole de Montpellier souhaitait prendre en main les festivals financés par le conseil départemental, ce qui est le cas du Printemps des comédiens. Après un long dialogue de sourds, le compromis est survenu fin 2016. «Cet accord scelle la mise à disposition des équipements culturels du Domaine d’O à la Métropole, explique Jean Varela, directeur du Printemps des comédiens. Les festivals sont transférés, mais les subventions allouées par le Département sont versées chaque année à la Métropole de façon fléchée sur chaque festival». Le Printemps des comédiens est une association présidée par Jean-Claude Carrière. L’accord concerne aussi l’établissement public du Domaine d’O qui gère le domaine et plusieurs festivals, comme Saperlipopette. Paradoxalement, le transfert a eu un effet positif sur le budget du Printemps des comédiens. La loi NOTRe impose de calculer le montant des subventions transférées sur la moyenne des trois derniers exercices. Or, ces dernières années, le Département avait compensé le retrait d’une subvention de la métropole. La subvention atteint donc 1,25 million d’euros en 2017, ce qui restera un plancher pour les années à venir. «Nous avons une lisibilité que nous n’avions pas depuis longtemps », commente Jean Varela. Le directeur du Printemps des comédiens a aussi été, au premier trimestre 2017, candidat malheureux à la direction du centre dramatique national de Montpellier. Un nouveau sujet de laborieux échanges, cette fois entre la Métropole et l’état. Philippe Saurel, maire et président de la Métropole, défendait la candidature de Jean Varela, ayant l’idée qu’une direction unique avec le Printemps des comédiens aiderait à monter un plan théâtre global dans l’agglomération. L’état penchait pour la candidature de Nathalie Garaud et Olivier Saccomano qui ont finalement été choisis. C’était aussi l’option préférée du Syndeac. Philippe Saurel a cependant confirmé à Jean Varela sa mission de piloter un projet pour la création théâtrale sur l’agglomération. «On y travaillera à partir de la rentrée pour être prêts au moment du transfert qui sera opérationnel en janvier 2018», précise Jean Varela. Cette année, le Printemps des comédiens n’avait pas de production propre : «C’était trop risqué, on a connu notre budget le 20 janvier. Mais ce sera l’ambition des années à venir, surtout si on arrive à travailler à l’année dans le cadre de ce plan théâtre. Il faut qu’on arrive à créer notre Fabrica à nous». 

Yves Pérennou

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 23 juin 2017)