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"Croisements s'étend à une trentaine de villes chinoises"

 

Croisements (du 6 mai au 9 juillet) est devenu le premier festival étranger en Chine et le plus grand festival de la création française à l’étranger. Robert Lacombe est conseiller de coopération et d’action culturelle en Chine et directeur de l’institut français de Chine.

Comment évolue le festival Croisements avec cette douzième édition ? Il est plus dense, plus sélectif, plus concentré dans le temps, mais plus étendu géographiquement, puisqu’il est présent dans une trentaine de villes chinoises. Il propose aussi des formes plus expérimentales (2666 par Julien Gosselin, Maud le Pladec, Kader Attia, le GRAME…) pour répondre à la demande d’un public de plus en plus urbain, exigeant et ouvert. Il bénéficie de cofinancements importants des institutions culturelles chinoises, publiques ou privées, qui, malgré des directions artistiques quelquefois approximatives, peuvent mobiliser des moyens significatifs. Enfin, le live-streaming et une communication massive sur l’Internet et les réseaux sociaux ouvrent des perspectives considérables.

Croisements est-il une opportunité pour des producteurs français de trouver des coopérations ou de la diffusion en Chine ? Bien sûr, à condition qu’ils s’arment de patience (les négociations avec nos amis chinois sont parfois ardues, avec des aléas difficilement compréhensibles) et qu’ils soient à l’écoute des demandes des programmateurs locaux. Une autre condition est de faire le déplacement et d’aller à la rencontre des programmateurs. C’est essentiel pour comprendre le pays et nouer une relation personnelle qu’il faut ensuite maintenir et faire vivre. Symétriquement, nous organisons, en étroite collaboration avec les services de l’Institut français et de la DGCA, de nombreux voyages de programmateurs chinois en France, afin qu’ils entrent en contact avec leurs homologues français et qu’ils découvrent la richesse de notre scène artistique.

La culture française contemporaine est-elle identifiée par le public chinois ? En Chine, la France est d’abord identifiée pour son patrimoine culturel, qui constitue encore le coeur de son attractivité. La programmation de Croisements y consacre un tiers de ses manifestations, de l’Ensemble Correspondances à l’Avare, mis en scène par Ludovic Lagarde. Notre image est aussi excellente dans les arts visuels contemporains, la musique électronique (une dizaine de groupes invités, en collaboration avec le magazine Trax), le théâtre contemporain (Pascal Rambert revient pour la deuxième année et Thomas Joly est attendu avec impatience). En danse, tout reste à faire : les chorégraphes français sont ici presque inconnus et Croisements leur permet cette année, avec Josef Nadj, Maud le Pladec, Carolyn Carlson et Pierre Rigal, d’aller à la rencontre du public chinois. 

Propos recueillis par Yves Perennou

 

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 26 mai 2017)