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La colère des syndicats du spectacle public

 

Quatre syndicats d’employeurs du spectacle vivant public, le Syndeac (présidente Madeleine Louarn), le SNSP (Syndicat national des scènes publiques, président Michel Lefeivre), Profedim (présidente Lorraine Villermaux) et Forces musicales (président Alain Surrans) créent une «Union syndicale des employeurs du secteur public du spectacle vivant» (USEP-SV). Chaque entité continuera en propre son travail de représentation dans les instances de négocation professionnelle. C’est d’abord sur la politique culturelle que ces syndicats exposent leur convergence. À quatre jours du premier tour de la présidentielle, ils se sont exprimés avec virulence, dans un texte commun, «face à la mollesse d’un quinquennat sans ambition, et face à la virulence d’un secteur privé qui ne cache plus ses appétits pour la manne publique». L’USEP-SV dresse un bilan sombre de l’action des gouvernements Hollande et dénonce un «décalage permanent entre les intentions et l’action». Il désigne plusieurs dossiers sur lesquels la concertation aboutit à des déceptions : réglementations en cours sur les pratiques en amateurs, aides aux équipes artistiques, labels nationaux. Ils pointent le bouleversement créé par «l’irruption des compagnies et ensembles à rayonnement national et international», le renoncement à un label pour les scènes conventionnées, les futurs arrêtés sur les labels qui ne font pas figurer de plancher de subvention en musique (hormis les SMAC), le manque de moyens et de stratégie à l’international. Ils notent une «frilosité [de l’état] à réaffirmer une politique de service public de la culture». L’USEP-SV s’en prend aux projets d’élargissement du CNV en «maison commune », au silence de la ministre de la Culture face aux inquiétudes exprimées par le secteur public. Les quatre syndicats s’avouent «stupéfaits de cette lente dérive en faveur d’une marchandisation de la culture», au-delà du ministère, dans les collectivités territoriales. Ils invoquent le sens des missions de service public et opposent un refus catégorique aux empl oyeurs du secteur privé qui «demandent un accès à la programmation des lieux subventionnés comme on exigerait la concurrence libre et non faussée entre des produits sur un marché ouvert».

Yves Perennou

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 28 avril 2017)