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Chanson : quelle audience au-delà de Paris ?

 

En s’ouvrant de la chanson française à la jeune scène française, le festival Avec le temps (du 7 au 12 mars dernier) a tenté d’attirer un public marseillais plus friand de rap ou d’électro. Si le concert de Miossec, au Théâtre du Merlan, avait vu toutes ses places vendues un mois plus tôt, celui de Fishbach et François & the Atlas Moutains affichait 80% de remplissage, alors que leurs concerts parisiens, quelques jours plus tard, étaient complets depuis longtemps. Olivier Jacquet, directeur du festival, explique : «Notre pari est de reconstruire des publics à Marseille, alors qu’ils se sont érodés.» Lors des rencontres professionnelles organisées par le festival, Antoine Bigot, manager de Fishbach, avouait la difficulté à remplir des salles en région avant un gros succès comme celui de son artiste, portée par les dernières Trans Musicales de Rennes. Marie Djouad, de Limitrophe Production, confiait : «Nous qui sommes bookers ou programmateurs, regardons attentivement les remplissages. On parle beaucoup de succès très parisiens, mais en province ?». Luc Sotiras, le directeur du Train Théâtre (scène conventionnée chanson de Porte-lès-Valence) enfonçait le clou : «Les concerts de chanson sont une variable d’ajustement dans la programmation dans les lieux institutionnels : le projet doit être médiatisé, il doit ramener du public et de l’argent et un artiste n’est programmé qu’une fois dans la vie d’un programmateur !» Quant aux salles de musiques actuelles de Marseille, elles se positionnent encore peu sur la jeune scène française émergente. Avec le temps, qui a changé de modèle en 2016 avec l’arrivée de la coopérative Internexterne, espère contribuer à l’hybridation des publics.

Nicolas Dambre

(En partenariat avec La Lettre du Spectacle du 31 mars 2017)